Home/Société/Y a-t-il encore une justice ?

L’article 1er de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen stipule que :

« les Hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».

Qu’en est-il dans la vraie vie ? Comme l’avait dis Coluche, « ça serait bien que ça continue après ».

Nous vivons dans une époque où les discriminations et le racisme sont banalisés. La faute à qui ? Les politiques ? Les médias ? Les deux ?

Nous assistons malheureusement de plus en plus à des violences et des bavures policières. « L’affaire Théo » qui en est une malheureusement parmi tant d’autres a eu lieu il y a quelques semaines a fait couler beaucoup d’encre. Pour ceux qui n’en auraient pas entendu parler, il s’agit d’un jeune homme de 22 ans qui avait subi un contrôle très violent de la part de quatre policiers. 

Après cette agression que l’on peut qualifier de viol, les médias disent qu’il se serait interposé entre un policier et son ami pour permettre à ce dernier de s’enfuir pour éviter que les policiers ne trouvent sur lui de la drogue. Est-ce vrai ? Seul le temps nous le dira.

Mais admettons que ce soit la vérité, méritait-il ce qu’il a subi ?

Rappelons qu’un policier lui a introduit sa matraque dans l’anus, lui causant soixante jours d’incapacité totale de travail. Après enquête, l’IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale) déplore un geste grave mais non intentionnel et accidentel. Mais de qui se moque-t-on ? Qu’en pense Maitre Dupond Moretti, l’avocat de la victime ?

« Je pense d’abord que ce n’est pas un accident. Je pense ensuite que l’intronisation d’un objet, quel qu’il soit d’ailleurs, dans un sexe ou dans un anus, c’est un viol. La position de l’IGPN est insoutenable ».

Bruno Leroux, ministre de l’intérieur à l’époque a lui aussi parlé d’un « tragique accident ». 

Comment peut-on parler de la sorte ? Comment un pantalon et un caleçon peuvent tomber seuls ? Pire encore, comment une matraque peut s’introduire de 10 cm dans l’anus d’une personne involontairement ? Ce qui est incompréhensible, c’est que les trois autres policiers sont mis hors de cause. Le protagoniste a été mis en examen mais demeure libre. Si la situation était inversée, les quatre personnes auraient été mises en examen et écrouées. Pourquoi cette justice à deux vitesses ?

Suite à cela, des personnes ont manifesté leur colère dans la rue et un mot a surgit : Émeute.

Lorsque des lycéens des quartiers chics sont dans la rue on parle de manifestation, quand des agriculteurs manifestent avec la même violence que les jeunes de quartier, les politiques disent qu’ils comprennent leur colère. Pourquoi ce deux poids deux mesures ?

Victor Hugo avait dit :

« Ce gouvernement, je le caractérise d’un mot : la police partout, la justice nulle part ».

Continuons dans l’ignominie en parlant de Luc Poignant qui n’est autre qu’un syndicaliste policier qui a déclaré que « bamboula c’est à peu près convenable ». Ces paroles insultantes minimisent, banalisent et encouragent le racisme.

Les policiers devraient être irréprochables et devraient adopter une attitude exemplaire, mais est-ce le cas ? Combien d’entre eux tutoient systématiquement lors des contrôles d’identités ? Combien d’entre eux roulent sans ceinture de sécurité ? Ou encore combien d’entre eux brulent des feux sans avoir mis ni le gyrophare ni la sirène ?

Il ne s’agit pas de jeter l’opprobre sur les forces de l’ordre, loin de là.

Heureusement que la majorité des policiers sont respectueux et se comportent avec respect envers la population mais malheureusement comme partout il y a des « brebis galeuses » qui se croient tout permis et se sentent au dessus des lois.

Aujourd’hui, de nombreux jeunes issus de l’immigration ont peur de se faire contrôler sans témoins au cas où un policier « déraperait ».

« Théo et Adama te rappellent pourquoi Zyed et Bouna courraient ». Cette phrase a longuement été sur les réseaux sociaux.

AJ

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