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Tout le monde se souvient de ce fameux moment du mercredi 2 mai 2012, à la fin du débat télévisé qui opposait Nicolas SARKOZY et François Hollande… A la question de Laurence Ferrari: « François Hollande, quel président comptez-vous être ? » Le candidat s’était lancé dans ce que beaucoup avait appelé une tirade mais qui était en réalité une anaphore. Une anaphore est une reprise de mot ou de mots en début de phrases successives pour créer un renforcement. Rappelez-vous avec son « Moi Président de la République » qu’il avait utilisé plus d’une dizaine de fois pour attaquer à chaque fois son adversaire. En agissant ainsi pendant quelques minutes, il avait donné du rythme à sa conclusion qui avait marqué les esprits.

Sachez Monsieur le Président que ça n’est ni votre slogan « le changement c’est maintenant », ni votre programme et encore moins votre « tête à tête » avec Monsieur Sarkozy qui vous ont fait élire… Les gens n’avaient pas voté pour vous mais contre votre adversaire. Vous avez anéanti tout espoir de revoir la gauche au pouvoir à cause de la manière dont vous avez gouverné pendant ces cinq années. Sous votre mandat les discriminations ont progressées et les actes islamophobes se sont multipliés. Vous étiez censé être l’ennemi de la finance mais sous votre mandat de nombreux impôts ont vu le jour, vous deviez être le président de la jeunesse, le chômage ne cessait d’augmenter. Vous avez délaissé votre famille politique en ne faisant pas appliquer à vos ministres les règles des primaires. Au lieu de soutenir Monsieur HAMON qui a remporté les primaires pour représenter votre parti, des « brebis galeuses » sont partis rejoindre Monsieur MACRON pour lui apporter leur soutien alors qu’ils l’avaient longuement critiqué.

A cause de cela le PS s’est pris une gifle monumentale. Monsieur HAMON était seul contre tous et malheureusement pour lui il ne pouvait guère faire mieux à cause des nombreuses traitrises dont il a été victime.

Où étiez-vous passé ? Lors de votre anaphore vous disiez pourtant : « Moi Président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire ». L’avez-vous été ? Non. Vous auriez dû faire respecter la règle des primaires qui « somme » aux vaincus de soutenir le vainqueur. Les nombreuses personnes qui ont pris la peine de se déplacer et de payer pour voter devraient toutes porter plainte contre le PS pour abus de confiance et tromperie.

En 15 ans, c’est la deuxième fois que le Front National accède au 2ème tour des présidentielles

Pire encore, c’est la première fois que le PS arrive en cinquième position à moins de 10%. C’est une honte. Cette rouste que s’est pris le PS n’est aucunement la faute de Monsieur HAMON. Ce ne sont ni son programme, ni les votes blancs, ni les abstentionnistes, ni les voix réparties pour les « petits » candidats qui l’ont fait perdre mais c’est votre bilan catastrophique et les membres de votre camp qui ont quitté le navire pour aller soutenir une personne qu’ils avaient longuement qualifiés d’adversaire.

Aujourd’hui les français ont le choix entre Monsieur MACRON et Madame LE PENBeaucoup ne savent même pas pour qui voter. Quel que soit le résultat de dimanche 7 mai, vous devez savoir Monsieur le Président que vous n’y serez pas étranger…

AJ

 

 

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