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Parmi les nombreux métiers que j’ai exercés, figure celui d’animateur socioculturel.

On le réduit souvent à animateur ce qui crée chez de nombreuses personnes une vision réductrice de la profession.

En effet, quand il n’est pas considéré comme un clown, pour beaucoup, l’animateur sert de « nounou » aux parents qui travaillent.

Ces parents en question sont à mille lieux de se douter qu’un animateur socioculturel est avant tout un travailleur social dont le champ d’intervention est l’animation sociale, culturelle et éducative.

Certains jeunes que nous accueillons me disent à mes collègues et moi que nous avons de la chance de pratiquer ce métier qui n’est pas dur physiquement. Certains vont même jusqu’à dire que c’est « un taf pépère » et que nous sommes payés à ne rien faire.

Si beaucoup le disent en rigolant, malheureusement certains le pensent sincèrement…

Afin de rétablir la vérité pour toutes ces personnes qui « dénigrent » cette profession, sachez que l’animateur socioculturel est :

 Autonome, il accueille et se rend disponible
 A l’écoute des demandes et des propositions du public accueilli
 Force de propositions
 Responsable des activités, des actions et des projets qu’il entreprend et s’engage à les faire aboutir

Sachez aussi qu’il participe à la réflexion, l’évaluation et l’adaptation du projet pédagogique et qu’il planifie, organise, évalue et rend compte de son travail par des bilans écrits.

Parfois, nous sommes amenés à accueillir des stagiaires au sein de nos structures et ces derniers, une fois de « l’autre côté » s’aperçoivent et se rendent comptent que nous avons énormément de préparation et de responsabilités dans le cadre de notre profession.

L’animateur socioculturel est un caméléon ; c’est un généraliste et de ce fait il est polyvalent.

Il peut aussi bien animé des activités manuelles, culturelles, sportives que monter des projets… les missions que nous sommes amenés à mener sont plurielles.

Un de nos objectifs est de sortir les jeunes de leur environnement pour leur permettre de découvrir d’autres endroits comme la mer, la montagne, …, des endroits dans lesquels ils ne peuvent malheureusement pas aller avec leurs familles à cause du coût.

Au-delà de ces missions d’animation, l’animateur socioculturel est aussi amené à encadrer l’accompagnement à la scolarité. Bien entendu il ne s’agit en aucun cas de nous substituer aux rôles des parents ou à celui de l’éducation nationale mais force est de constater que de nombreux jeunes ne disposent pas chez eux de lieux calmes où faire leurs devoirs et pour certains, leurs parents ne peuvent pas les aider.

Nous les accueillons, d’une part pour leur apporter un endroit propice où ils pourront se concentrer et travailler, et d’autre part pour « donner un coup de main » à ceux qui n’ont personne pour les aider.

C’est avec un grand plaisir que les parents nous « confient » leurs enfants pour ces différentes tâches que nous effectuons au quotidien.

Ainsi, parents et enfants nous vouent une confiance aveugle et nous devenons malgré nous des confidents.

Bien que nous ne soyons pas des éducateurs, nous encadrons tout type de jeunes: des jeunes placés dans des foyers, des jeunes sortis de CEF (Centre Educatif fermé) ou de prison.

Nous accueillons tous les publics avec plaisir et sans discrimination.

Pour en revenir à ceux qui pensent que l’animation est un domaine « pépère », certes ça n’est pas « la pelle et la pioche » mais comme dans toutes les professions il y a des avantages et des inconvénients et le métier d’animateur ne déroge pas à cette règle.

Prenons la fatigue. Quand on en parle, on pense automatiquement à la fatigue physique. Mais que faites-vous de la fatigue morale ?

Pour avoir aussi travaillé en usine, et pour avoir connu ces deux types de fatigue, je peux vous dire que la fatigue morale est plus « dure » que la fatigue physique.

Lorsque nous sommes fatigués physiquement, on prend une bonne douche, un bon repas, on va au lit et après une bonne nuit de sommeil ça va beaucoup mieux.
On a beau faire la même chose, mais lorsque nous sommes fatigués moralement, ça ne marche pas.

En disant cela je ne cherche pas du tout à hiérarchiser les différentes fatigues. Loin de là… Je cherche simplement à rétablir une vérité. Les personnes qui ont côtoyé ces deux domaines savent de quoi je parle…

Si le 1er inconvénient peut s’estomper avec le temps, pour le 2ème, plus le temps passe et plus c’est dur…

Dans mon cas, je travaille du mardi au samedi. Les mardis et vendredis je finis à 22h.
Pendant les vacances scolaires l’activité est plus dense et par conséquent poser des congés sur ces périodes est vivement déconseillé.

Travailler avec ces conditions ne me posait pas de problème lorsque j’étais célibataire, mais lorsqu’on est marié, en couple avec ou sans enfants c’est une autre paire de manches…

On ne profite pas de nos familles, de nos enfants comme on le voudrait et quoi qu’en pensent certains, c’est une grosse pénibilité !

Pour finir je dirai que si de nombreuses personnes arrivent dans l’animation par hasard, mais rares sont celles qui y restent car pour travailler dans ce domaine, il faut être passionné et motivé.

Et cela se vérifie tous les jours sur le terrain car un animateur motivé est motivant.

AJ

One thought on “Animateur, un métier passionnant

  • On trouve aussi des animateurs pour les personnes âgées .leur faire travailler le cerveau les membres .cest un métier super mais aussi très fatiguant moralement quand il faut être sur tous les ponts.

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