Home/Non classé/LE NOMA : MALADIE TUEUSE D’ENFANTS

Le NOMA, de son nom scientifique Cancrus Oris est communément appelé « gangrène de la bouche ». Il touche les enfants de 0 à 6 ans.

Il est du à une bactérie, le Pseudomas Aeruginosa chez les nouveaux nés et le Fusospirochætose chez les enfants plus âgés.

Il est surtout localisé dans la région du Sahel mais aussi en Asie et en Amérique du Sud. On dénombre actuellement 500 000 cas de Noma et 100 000 cas supplémentaires sont répertoriés chaque année.

Il atteint les enfants en situation de grande précarité (manque d’eau potable, malnutrition, absence d’hygiène…).

Ses victimes ont un état de santé déjà altéré (dénutrition, diarrhées sévères, maladies infectieuses, gingivites, rougeole, etc…).

Les enfants les plus sujets à cette maladie sont les aînés de la famille.
Après une seconde grossesse, les mères n’ont plus suffisamment de lait pour nourrir le premier enfant ce qui engendre malheureusement une dénutrition de celui-ci.

Le Noma n’a jamais été décrit sur des enfants bien nourris.

Les premiers signes de la maladie sont de petites lésions ou des ulcérations douloureuses avec possibilité de saignements de l’intérieur de la joue ou des gencives avec une éventuelle perte d’appétit et de la fièvre.

Ensuite, les tissus mous se nécrosent, se décomposent et deviennent une escarre. Une croûte noire se forme, tombe, laissant place à un trou béant.

Les lésions étant invasives, elles peuvent atteindre le nez jusqu’à destruction de l’os ainsi que les paupières en quelques jours, et détruisent le visage du malade.

Le Noma est mortel dans 80℅ des cas. Les 20℅ de victimes survivantes restent mutilées à jamais et sont rejetées par la société. Elles gardent malheureusement de grosses difficultés à respirer et à se nourrir.

Le Noma doit être pris en charge dès le premier signe et être traité immédiatement par :

Des soins locaux antiseptiques (lésions et ulcérations).
Des antibiotiques à larges spectres durant une dizaine de jours.
De la réhydratation.
Un apport nutritionnel.
De la rééducation

Cette dernière est nécessaire lors de la cicatrisation pour éviter les problèmes d’ouverture de bouche.

Cependant, il existe des moyens simples de prévention :

Accès à l’eau potable.
Soins prénataux optimaux.
Bonne alimentation de la mère pendant la grossesse et l’allaitement.
Allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de l’enfant.
Vaccination contre les maladies infantiles courantes.
Pratique d’une bonne hygiène buccale.

En Europe, il existe des cas extrêmement rares de Noma.
Ce sont essentiellement des adultes immuno-déprimés (hémopathies malignes, sida, etc…).

Sources : Fédération internationale No-Noma, et Fondation Sentinelle.

JEF

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