Home/Non classé/Les pires catastrophes au monde, des naufrages souvent oubliés.

Quand on parle de naufrages de bateaux, 90% des personnes pensent au Titanic.

L’histoire de ce grand et luxueux paquebot a marqué les mémoires par son destin tragique car il avait coulé pendant son voyage inaugural emportant avec lui environ 1500 personnes.

Ce désastre est un choc pour la communauté internationale entrainant la rédaction de nombreux ouvrages, documentaires, films, pièces de théâtre et même une comédie musicale !

Pour ce qui est des films, nous avons tous en mémoire celui réalisé par James Cameron.

Sorti en 1997, ce film qui a obtenu 11 oscars, a coûté 200 000 000 de dollars et en a rapporté 2 186 772 302. (Source Wikipédia).

Les retombées médiatiques de ce film ont suscité un intérêt pour tout ce qui attrait aux bateaux.
Il faut savoir que le Titanic n’est pas le seul bateau à avoir subi malheureusement un destin tragique.

En effet, certains, dont on se souvient peu ou pas ont causé plus de victimes que le Titanic.
Faisons une petite distinction ; on parle de naufrages en « temps de paix ou en temps de guerre » ou de catastrophes maritimes « en temps de paix ou en temps de guerre ».

Malheureusement dans les deux cas, les pertes sont considérables et quasi systématiquement causées par la bêtise humaine.
Commençons par les naufrages en « temps de paix » :

Prenons comme exemple le JOOLA.

Ce ferry qui reliait la capitale sénégalaise et la région de Casamance sombra au large de la Gambie le 26 septembre 2002. Il y a seulement 15 ans…

La cause est due au mauvais temps et surtout à une surcharge de passagers. A bord, il y en avait environ 2000. 1864 décèderont. Ce qui est déplorable, c’est de savoir que ce bateau ne pouvait contenir que 550 personnes !

D’après les familles il y aurait en fait 2113 morts mais le nombre exact de victimes est tabou car la gravité de cet accident est due aussi à l’absence de secours.

En effet des pêcheurs sont intervenus 12 heures après et les secours officiels plus de 24 heures après. Dans ce malheur, il n’y eu que 64 survivants.

Cette affaire a vite été classée par les autorités.

Seul un livre écrit par un rescapé « Souviens-toi du Joola » paru aux éditions Globophile fait état de cette histoire triste.
Continuons avec le DONA-PAZ.

Ce ferry a coulé aux Philippines le 21 février 1987 (il y a seulement 30 ans) après une collision avec un pétrolier.
Les deux bateaux s’enflammèrent et 2h après le Dona-Paz sombra.

Seulement 21 personnes survécurent sur les 1568 enregistrées. Des rapports affirment qu’il était aussi surchargé et avait à son bord plus de 4000 personnes.

Aucune embarcation de sauvetage n’a pu être mise à la mer en raison du pétrole enflammé autour du ferry. Une enquête montre que le personnel était peu ou pas qualifié et la licence du bateau avait expiré.

Le AL-SALAAM-BONACCACIO 98, ferry saoudien, coule en mer rouge le 3 février 2006 (il y a seulement 11 ans) à cause d’un incendie dans les salles des machines.

Ce jour là, il y avait 1505 passagers à son bord. Le feu commença dès le départ du Port de Douba en Arabie Saoudite. Les membres d’équipage et les passagers avaient supplié le commandant de faire demi-tour… En vain.

7 heures plus tard, le feu provoqua la mort de 1028 personnes.
Les 10 embarcations de sauvetage n’avaient pas pu être utilisées à cause de la propagation du feu. Les passagers avaient dû se jeter à l’eau.

Le mauvais temps n’a permis le sauvetage des rescapés plus de 10 h après la catastrophe.
Maintenant, abordons les naufrages « en temps de guerre » :

Le Paquebot allemand WILHEM GUSTLOFF transportant plus d’un millier de soldats et d’officiers et plusieurs milliers de réfugiés de Prusse-Orientale est torpillé le 30 janvier 1945 en mer baltique par un sous-marin soviétique.

Son naufrage provoqua la mort d’environ 9343 personnes selon une étude récente faisant de lui la plus grande catastrophe de tous les temps. Il y eu 996 rescapés.

Le STEUBEN était un paquebot allemand de luxe transformé en transport de troupes. Il fut coulé le 10 février 1945 par un sous-marin soviétique également en mer Baltique emportant avec lui entre 3000 et 4000 hommes. Seul 630 survécurent. Le comble de l’horreur c’est que le commandant du sous-marin Alexandre Marinesko coula aussi le Wilhem Gustloff pendant la même mission 11 jours plus tôt.

Cet homme fut couronné héros de guerre pour avoir lui et son équipage tué environ 14 000 hommes. Héros de guerre pour les uns, assassin pour les autres…

Le GOYA est un paquebot torpillé le 16 avril 1945 par les soviétiques toujours en mer Baltique. Le nombre exact de passagers n’est pas déterminé car la liste s’arrête à 6100 personnes. Il n’y eu que 165 rescapés.

Quant au CAP ARCONA, son histoire est tout aussi tragique…

En effet, à la fin de la guerre, le 3 mai 1945 des milliers de déportés sortis de camps de concentration de Nerremgamme montent à bord.

Le bateau surchargé, a à son bord 7300 déportés et 600 SS (une des principales organisations du régime nazi). Cet embarquement a été faite à la hâte afin d’effacer la trace des abominations commises dans les camps.

Le paquebot et deux autres navires sont encore dans la baie de Lubeck quand ils sont bombardés par erreur par les britanniques ne savant pas qu’il y avait à son bord des déportés.

Les survivants de l’attaque sautèrent dans la mer Baltique à 7 °c tentant de rejoindre la plage. Mais ces derniers furent abattus dans l’eau par les canons des avions volant en rase-motte autour d’eux.

Ceux qui arrivèrent à gagner la plage se sont fait tirer dessus par les SS.
En tout, environ 8000 hommes moururent dans cette folie.

Seulement 314 déportés et 2 membres d’équipage furent sauvés.

Cette catastrophe est quasiment ignorée aujourd’hui et elle le fut aussi à l’époque car 2 actualités faisaient la « UNE » : le suicide d’Hitler le 30 avril 1945 et la fin de la guerre le 8 mai 1945.

Pourtant elle a causé 5 fois plus de morts que le Titanic.

Lors d’une commémoration en 1996 le chef des pilotes de la Royal Air Force Derek Leyland Stevenson, est venu rencontrer les rescapés dont un français Rauland Beaute. Celui-ci apprit 50 ans plus tard, qu’un contre ordre avait était envoyé pour l’attaque soit disant par les services anglais mais que Mr Stevenson ne l’avait jamais reçu…

Bien qu’un film avec Nicolas Cage soit sorti en 2016, je vais vous parler de l’USS Indianapolis.

Les circonstances de ce drame ont sans doute poussé les studios américains à mettre en lumière cette tragédie. l’USS Indianapolis était parti en « mission secrète ». Il acheminait des composants de la bombe atomique tombée sur Hiroshima le 6 août 1945.

Au retour, dans la nuit du 29 au 30 juillet 1945, le navire comptant 1197 hommes à bord navigue lorsque 2 torpilles japonaises le frappèrent.

Il coule en seulement 12 minutes ne laissant pas le temps de déployer tous les équipements de sauvetage.

Les systèmes de communication sont détruits. 900 hommes survivent et tombent dans l’océan pacifique avec quelques radeaux de fortune et des gilets de sauvetage en kapok. Malheureusement pour eux la mer est infestée de requins qui arrivent en masse, attirés par l’odeur du sang.

Ils seront livrés à eux-mêmes pendant 5 jours, mourant de faim, de déshydratation, d’insolation, de brûlures, de fatigue et d’épuisement.

Il n’y aura que 317 marins sauvés des eaux dont le commandant Charles Mc Vay.

Apres la guerre, le 3 décembre 1945, le commandant passe en cour martiale. Il en fut informé seulement 4 jours avant, ce qui est très court pour préparer sa défense… mais il fallait trouver un responsable et surtout un coupable pour les autorités.
De nombreux marins et des officiers décorés témoignèrent en sa faveur.

Même le capitaine du sous-marin Hashimoto est venu à la barre ce qui avait beaucoup embarrassée la Navy. Ce dernier, qui avait été son ennemi, qui avait coulé son navire étant présent pour le défendre…

Le commandant Mc Vay fut quand même condamné pour « mise en danger de son navire en omettant de zigzaguer ».

Ce verdict le rongea toute sa vie. Il se suicida en 1968.

Les survivants se lancèrent dans une campagne de réhabilitation en octobre 2000 et aujourd’hui il est lavé de tout soupçon.

Au moment où je fais mes recherches et que j’écris cet article une nouvelle parait dans les médias : Le USS Indianapolis a été retrouvé ce 19 août 2017 dans les profondeurs de la mer des Philippines.
75 ans après, il reste 22 survivants.

Ses catastrophes prouvent que tous les hommes et les réussites technologiques peuvent être dépassés par la puissance de la nature et surtout par leurs défaillances.

L’ego, la richesse, la puissance ont eu raison de milliers de victimes engloutis par les eaux.

Pour finir, je vous ferai part de ce proverbe italien :

«Une fois que le bateau a coulé, tout le monde sait comment on aurait pu les sauver. »

Source : Internet

Nathalie.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *