Home/Société/Morts subites des sportifs

Beaucoup ne comprennent pas comment une personne qui plus est sportive et de haut niveau meurt subitement pendant la pratique de son sport.
La mort subite du sportif est souvent perçue comme incompréhensible car c’est un décès imprévisible, qui arrive brutalement et qui touchent des personnes qui « sont censées être » en excellente santé.

Nous aurons l’occasion d’aborder plusieurs cas de footballeurs qui ont malheureusement perdu la vie en plein match…

Pourtant, lors des transferts ou des « achats » de joueurs, ces derniers passent une visite médicale très poussées qui comportent de nombreux examens tels que : radios entières du squelette, électrocardiogramme au repos, une échographie cardiaque, une épreuve d’efforts… Ces derniers « contrôles », la Ligue les a rendus obligatoires pour tous les clubs depuis le début des années 2000.

Vous aurez bien compris que cette étape incontournable qu’est la visite médicale est indispensable à la signature d’un contrat.
Si des problèmes sont décelés, les transferts sont dans la plupart des cas annulés et les exemples ne manquent pas :

Lilian Thuram ou Hakan Yakin au PSG, Steve Savidan à Monaco, Loïc Rémy à Liverpool…(Source Internet).

Il y a des cas où des joueurs ont été refusés dans des clubs à cause du résultat de leur visite médicale et pourtant ça ne les empêche pas de signer ailleurs.

Comment expliquer cela ?

Pour Marc Chasselat, médecin du sport : « … Chaque club gère à sa façon les différentes anomalies. Même si un chirurgien du sport est consulté par exemple pour une laxité dans le genou, le joueur peut signer puisque la vie de ce dernier n’est pas en danger ».

Et de continuer : « Pour les problèmes ostéo-articulaires ou squelettiques, le choix est éclairé par le médecin mais ce sont le président, le coach et le recruteur qui tranchent. On discute. Nous on dit « attention, ce joueur a tel problème, je ne vous garantis pas qu’il va pouvoir jouer tous les matchs ». Si c’est un joueur important, amené à être titulaire et payé cher, les dirigeants ne vont en général pas le prendre. Si c’est quelqu’un en appoint, pour être sur le banc et pas trop cher, peut-être que si quand même. C’est pour cela qu’un joueur refusé dans un club peut être engagé par un autre juste après ».
Concernant les anomalies cardiaques, il reconnait que ce sont les plus importantes. (Source Internet).

Rappelons-nous ce triste 26 juin 2003 sur le terrain du stade de Gerland de Lyon durant un match de la Coupe des confédérations…

L’international camerounais Marc-Vivien Foé s’était écroulé. Victime d’une rupture d’anévrisme, il a été placé en réanimation cardiaque pendant 45 minutes sans réaction positive. Selon l’autopsie, il souffrait d’une malformation cardiaque. Une autopsie avait déterminé que la mort avait pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale (hypertrophie cardiaque).

Malheureusement la mort subite de Marc Vivien Foé n’est pas un cas isolé. Il y en avait eu avant et il y en a eu après malheureusement :

Le 25 janvier 2004, l’international hongrois Miklós Fehér victime d’une attaque cardiaque en plein match est mort à 24 ans. Transporté à l’hôpital, il n’a jamais repris connaissance. Selon l’autopsie, il souffrait d’une malformation cardiaque.

Le 27 octobre 2004, Serginho (de son vrai nom : Paulo Sérgio Oliveira Da Silva), footballeur brésilien de Sao Caetano est mort à 30 ans. L’autopsie a révélé que le cœur du joueur était malade et pesait 600 grammes, soit environ deux fois le poids normal. Le club de Sao Caetano, son président et son médecin, ont été lourdement sanctionnés par la justice sportive.

Le 31 août 2006, l’international égyptien Mohamed Abdelwahab décède d’une crise cardiaque alors qu’il s’entraîne avec son club d’Al Ahly SC.

Le 25 août 2007, lors d’une rencontre entre le FC Séville et Getafe CF, l’international espagnol Antonio Puerta est victime d’un premier arrêt cardio-respiratoire sur le terrain. Réanimé sur la pelouse, il subit quatre autres arrêts cardiaques dans les vestiaires. Transporté à l’hôpital dans un état grave, il y fait un nouvel arrêt cardiaque, puis est placé en soins intensifs. Les médecins découvrent une dysplasie ventriculaire droite arythmogène (maladie cardiaque, de type canalopathie, responsable de troubles du rythme ventriculaire pouvant conduire à la mort subite chez les personnes). Il meurt finalement le 28 août des complications de ses troubles cardiaques.

Le 14 avril 2012, lors de la rencontre entre Livourne et Pescara, le joueur de football Piermario Morosini est victime d’un arrêt cardiaque. Il décèdera au cours du trajet l’emmenant à l’hôpital.

Le 6 mai 2016, le Camerounais et ex joueur du Mans Patrick Ekeng est décédé à l’âge de 26 ans, alors qu’il jouait un match du Championnat de Roumanie pour le Dynamo de Bucarest. Il meurt à l’hôpital, à la suite d’un malaise cardiaque survenu sept minutes après son entrée sur la pelouse.

La liste est malheureusement encore longue…

Comme vous pouvez vous en douter, la mort subite des sportifs ne touche pas que les professionnels.

Combien d’anonymes ont perdu la vie comme ça ? Trop. Beaucoup trop malheureusement.

Elle frappe parfois des « petits » et c’est ce qui est malheureusement arrivé à Tidiane Nimaga âgé de 5 ans.

C’est avec une énorme tristesse que nous avons appris son décès. Ce « petit bout » du GF 38 (club de Grenoble) est décédé des suites d’un malaise cardiaque lors d’un tournoi de foot qui avait lieu le week end dernier.

Comme nous le savons tous, pour pratiquer une activité physique, il faut un certificat médical et le petit Tidiane avait fait le nécessaire.

Nous n’allons pas remettre en cause le professionnalisme de ce médecin mais il faut savoir que bon nombre d’entre eux ne font pas leur travail car beaucoup « distribuent » des certificats médicaux sans procéder à un examen du patient.

Au lieu de leur faire faire des tests d’efforts ou d’autres exercices physiques qui leur permettraient de « vérifier » leur état de santé, ces derniers, qui sont souvent les médecins de famille leur délivrent le fameux « sésame » sans même leur poser la moindre question.

Dans certains cas, même si c’est très rare, certains clubs prennent toutes les licences et les font « tamponner » par certains médecins peu regardants…
C’est très grave car ces derniers ne mesurent pas à quel point ils peuvent être responsables en cas d’accidents…

Quelques conseils :

La principale action à mener en cas d’accident cardiaque est de prévenir les secours, de réaliser un massage cardiaque dans le cadre d’une réanimation cardio-pulmonaire, puis de mettre en œuvre un défibrillateur.

Le défibrillateur est un appareil permettant de rétablir par un choc électrique un rythme cardiaque normal. Il est utilisé lors des fibrillations (contractions rapides et désordonnées des fibres du cœur) ou pour traiter une tachycardie ventriculaire (accélération du rythme cardiaque née dans le ventricule). (Source Doctissimo)

AJ

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *