Dans le cadre des ateliers en mouvements de partages utopiques et éthiques, l’ami Yves Bodard propose et offre à travers des interventions, des conférences, des débats thématiques publics, un espace de formation permanente de réflexion, d’échanges et de partages à destination de tous.

La participation à ces ateliers est bien entendu gratuite.

Depuis septembre 2016, ce travailleur social et auteur engagé en a déjà organisé plusieurs et dans différents endroits :

5 à la Java Pop, une à la Maison Pour Tous Jacques Tati et une autre à la Maison Pour Tous Jean Gabin.

Pour satisfaire un maximum de personnes et pour leur permettre d’échanger dans le respect de chacune et de chacun, différents thèmes sont proposés pour d’une part résister et lutter contre les inégalités sociales et d’autre part déconstruire les idées reçues pour faire émerger un pacte de faire société ensemble.

Voici les différentes thématiques qui ont été présentées :

• Prévention ou sécuritaire
• Le tri des déchets
• La situation des Mineurs isolés étrangers
• L’inclusion des personnes en situation de handicap
• Le viol sous l’aspect pénal et traumatique
• La naissance de l’université populaire à Orléans
• Ecoute ma différence : Fais-moi signe

Et je vais justement vous parler de la dernière à laquelle j’ai eu la chance d’assister…
Cette soirée qui a eu lieu mercredi 11 octobre à la Java Pop avait pour but de parler de la « place des personnes sourdes dans une société qui se dit inclusive ».

Cette conférence ainsi que les différents échanges ont été traduits en langue des signes française.

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu être présents ce soir là, vous allez à travers cet article qui est sous forme de reportage vivre les moments forts à travers des petits montages vidéo. Je m’excuse d’avance pour la qualité… En effet, par moment il y a des décalages au niveau des dialogues mais peu importe puisque nous avions les signes…

La soirée avait commencé par une allocution de bienvenue d’Yves Bodard ainsi qu’une présentation des objectifs des conférences qu’il organise. Je vous laisse regarder…

Ensuite ce fut le tour d’Emelie Soubieux qui après s’être présentée, nous avait parlé de l’histoire des sourds…

Vint ensuite le tour d’Adeline Beaujon, qui est interface.

Alors qu’est-ce qu’un interface?

L’interface est un professionnel qui facilite la communication entre la personne sourde ou malentendante et ses relations sociales et professionnelles.

Il s’adapte à la fois au système de communication de l’établissement et à celui de la personne sourde ou malentendante.

Il faut savoir que Millie Brother est à l’origine du terme Child of deaf adult lorsqu’il a fondé l’organisation CODA en 1983.

Pour être un CODA (enfant entendant de parents sourds), il faut réunir trois conditions:

• l’un des deux parents de l’enfant doit être sourd ;
• la langue première ou langue dite privilégiée doit être la langue des signes ;
• l’enfant doit s’impliquer dans la communauté sourde.

90% des enfants nés de parents sourds peuvent entendre normalement. (Source Internet)

Pour continuer, je vous livre le témoignage de MONSIEUR François Gérard (Président de l’association Visuel Langue des signes française Centre) qui comment dirais-je…. Le mieux c’est de le voir…

Lorsque Rémi Piat (salarié à Visuel) vint à son tour s’exprimer, c’était pour nous expliquer les différences au niveau des expressions entre les sourds et les entendant.

Il y a eu ensuite une pause musicale. Ange Minkala et Adeline Beaujon nous ont interprété un merveilleux slam…

Je vous laisse savourer ce moment magique…

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1477718032315420&id=100002317122542

Pour celles et ceux qui n’auraient pas Facebook, voilà le lien du clip « les voix du silence » qui est sur Youtube:

Cet agréable moment a laissé place aux différentes questions et réactions des personnes présentes. Le sujet qui avait fait le plus réagir, c’était l’hôpital d’Orléans…

Rémi Piat nous a confié avoir écrit plusieurs courriers au Directeur ainsi qu’au Président de l’hôpital en vain…

Nous allons essayer de faire remonter ces revendications et nous aurons l’occasion de traiter de ce sujet en profondeur dans un prochain article.

Pour finir, je dirais que c’était la première fois que je me rendais à la Java pop et que c’était aussi la première fois que j’assistais à une conférence organisée par l’ami Yves.

C’était MAGNIFIQUE ! Il y a eu des moments riches en émotions.

J’encourage les personnes à s’y rendre et à y participer. Croyez-moi vous ne serez pas déçus.

AJ

1

Posted:

Categories: Société

Je souhaitais partager avec vous un sujet : LA LETTRE DE MOTIVATION.

Un sujet exposé, surexposé, voire même exploité et rentable. OUI rentable !!

Rentable puisqu’à ce jour vous connaissez sans doute un panel monstrueux de sites, qui vous permet de COPIER COLLER !!!! the LETTER ….

La belle lettre de motivation, celle qui permet de vous vendre auprès des employeurs. DE VOUS VENDRE ! Mais vendre quoi ? Votre savoir-faire ? Votre rigueur ? Votre jolie dentition …

Pour rappel, Oyé Oyé chercheurs !!!!

Trop moche, trop gros, trop petit… ou même trop beau. L’apparence physique est l’un des critères de discrimination le plus fréquent mais aussi le moins dénoncé.

Pourtant il y a la loi du 16 novembre 2001, relative à la lutte contre les discriminations…

Bienvenue au casting de recrutement.

Voilà comment j’expose le premier sujet : SAVOIR SE VENDRE

Je suis expérimenté en la matière et je maîtrise très bien le sujet.
Je précise que je suis même un EXPERT. Oui oui, un expert !

Je connais les méfaits de la crise économique et social, le chômage… !!!! J’ai même été limogé à Limoges. Truc de ouf !!!!

Alors certains se disent que c’est pour faire un jeu de mots, et bien détrompez-vous, ça m’est vraiment arrivé.

Alors OUI j’ose le dire Monsieur le PRÉSIDENT !!!!
 » Hé Manu je ne suis pas un FAINÉANT

Revenons à nos moutons « enfin s’il en reste vu qu’il y a eu une fête il n’y a pas longtemps… Spéciale dédicace à Brigitte DOBART …

Se vendre n’a rien de bon car cela vous amène à oublier que l’employeur a besoin de vous pour développer son entreprise, accroître son chiffre d’affaire et prospérer.

Ben oui mon cousin, savoir se vendre n’a aucun intérêt. AUCUN !!!

Cette veille notion déshumanisée 7.0 vous décentre de votre quête personnelle et vous fait perdre les pédales au point de vous prendre au jeu de la schizophrénie ambiante ….

Entre les ateliers de : « Re » motivation, savoir se vendre, de relooking, de réseaux sociaux, de codes sociaux, de gestion du stress, de normes sociales, pour développer sa confiance et j’en passe….

BREF !

Du saupoudrage, de l’événementiel, du spectacle avec de la musique et des places de concerts à gagner … « 2000 CAROTTES 2000 SOURIRES ».
Le bon cv qui « tape » et les queues interminables POUR NADA !!!

DU VENT et du NOMBRILISME made in Plastique Bertrand
BIG dédicace à monsieur Nerf vague de son prénom ALEX, futé comme l’éclair, la piquasse !

Aucune logique ! Il faut seulement rentrer dans le moule SINON … !!!

On vous demande depuis votre plus jeune âge de correspondre à la « masse ».
Le sujet du NON conformisme a fait couler de l’encre, des larmes mais aussi du sang.

On vous cache la vérité sur vous même !

Restez-vous-même. Osez dire haut et fort la personne que vous êtes et non le modèle que l’on dessine pour vous. OSEZ DIRE NON !!!

Osez dire : « je n’ai rien à vendre seulement je souhaite que l’on arrête de choisir à ma place, que l’on accepte mes défauts qui font mes qualités ».

En cela votre déterminisme, votre volonté et votre différence feront de vous un être motivé, confiant et près à tous les défis…

Voilà mon 1er atelier d’échange de savoir.

Alors à la revoyure les loulous….
À vous de jouer ….

DLDR
Des Litres et Des Ratures

Littérature..

1

Posted:

Categories: Non classé

Il y a énormément d’addictions qui ont des effets néfastes sur les personnes.

On parle d’addiction quand on ne peut plus se passer d’un produit ou d’une activité malgré son effet nuisible sur sa santé ou sa vie.

Le sujet que j’ai choisi de traiter est l’addiction de l’alcool et j’aborderai aussi l’alcoolisme passif…

A cause du Syndrome d’Alcoolisme Fœtal (SAF), ce sont malheureusement les bébés qui sont les premières victimes. En effet, certaines mères continuent de consommer de l’alcool pendant leur grossesse.

7000 enfants environs seraient concernés chaque année par les séquelles plus ou moins graves. C’est la première cause de handicap et de retard mental. (Source Internet).

Ce fléau qu’est la surconsommation d’alcool engendre malheureusement des dommages collatéraux comme des accidents de la route, des suicides, des homicides, des agressions, des viols, des maltraitances familiales, etc…

Si la personne alcoolique souffre, il faut savoir que son entourage aussi…
Et c’est de ce point précis que je vais vous parler grâce au témoignage d’Anne S, fille d’un alcoolique.

« Je me souviens vers l’âge de 10/12 ans j’ai cassé une bouteille de whisky neuve en ouvrant un placard. J’avais très peur de lui dire et j’avais aussi peur de sa réaction. Avec le recul je me dis que ce n’était déjà pas normal ».
L’alcoolisme commence par un verre entre amis puis tous les week-ends, on s’enivre, c’est la joie l’euphorie. Puis on boit seul, un apéro le soir puis le midi et le soir…

« A l’adolescence j’étais fière de dire à mes amis que mes parents savaient faire la fête et que l’alcool coulait à flot les weekends. Je trouvais ça cool. J’avais même bu mon premier verre à 14 ans avec eux ».
Très vite, Anne voit un changement de comportement. Son papa qu’elle voyait comme un super héros devenait irritable et colérique.

« La première phase c’est la bienveillance : On découvre qu’il a un problème. Ayant deux petites sœurs, j’avais décidé de leur en parler en leur disant: papa à un problème. Mais personne ne m’a cru.

Mon père était souvent énervé mais il retrouvait le sourire à 18h car c’était l’heure de l’apéro.

L’alcoolisme c’était déjà mis en place et commençait à produire des blessures, de la culpabilité et la prise de conscience des familles. Ma cadette avait réalisé le problème en voyant les bouteilles s’entasser dans le garage. Une bouteille de pastis tous les 3 jours ça en fait de la bouteille ! A partir de là mon seul but était de protéger mes sœurs.

La deuxième phase était très vite arrivée : essayer de contrôler l’incontrôlable… mettre moins d’alcool dans les verres, essayer d’en parler à des médecins, des spécialistes et à la personne alcoolique qui reste dans le déni. Ma mère était tout aussi aveugle. Elle trouvait le comportement de mon père normal et lui donnait des excuses. Pourtant les cris, les disputes et la peur de savoir ce que mon père allait dire ou faire étaient présentes à chaque verre. J’ai encore en tête les cris de peur de ma sœur et mon père en rage avec son poing près de mon visage… un enfer ».

Anne fini par quitter le domicile familiale mais reste très présente.

Malheureusement l’alcool continu ses ravages, et c’est le physique qui en pâtie : Son « beau papa » tremble, perd ses dents et commence à avoir du diabète signe d’un alcoolisme chronique.

Tristement, la consommation perdure et devient de plus en plus excessive.
Une étude menée par des chercheurs de l’Institut Gustave-Roussy montre que l’alcool est une cause majeure de mortalité prématurée en France. Il est responsable de 49000 morts par an. (Source : le Monde.fr avec AFP 04/03/13).

« Un soir, fatiguée de surveiller mes parents en train de faire la fête j’avais décidé de rentrer. Ma sœur m’avait dit que ça irait. A contre cœur je l’ai laissé prendre le relais. Toute ma vie je regretterais cette décision. L’alcool avait encore fait perdre la tête à mon père et un drame a poussé ma sœur à partir à l’autre bout de la France. »

La troisième phase est en quelque sorte une petite victoire, car il y a une prise de conscience de la personne alcoolique.
C’est un long combat qui commence pour toute personne dépendante avec suivi médical psychologique, …

Mais qu’en est-il pour l’entourage ?

Anne est maintenant maman et après une nouvelle soirée catastrophe, elle décide de couper les ponts.

« C’est à ce moment-là que mon père avait réalisé qu’il perdait tout. J’ai voulu l’aider et il y a eu une inversion des rôles : je suis devenu parent et lui enfant. Je le surveillais en arrivant aux heures d’apéros ; c’était une course à la bouteille cachée. »

Après un sevrage de plusieurs années, qu’elle assimile à la dernière phase qui est la stabilisation, Anne continuait à vivre dans la peur que son père retourne dans ses travers ce qui signifierait pour elle un retour en enfer.

Aujourd’hui Anne a 40 ans et croyait enfin avoir gagné son combat contre l’alcoolisme de son père. Malheureusement pour elle, après 3 ans d’abstinence, elle a découvert qu’il avait replongé.

« Je suis fatigué de cette lutte, cette fois nous avons décidé avec mes sœurs de laisser tomber et de vivre nos vies car il ne changera jamais. La seule chose positive dans cette galère depuis plus de 20 ans c’est ce lien fraternel qui nous unis avec mes sœurs, on en discute beaucoup on en rit pour dédramatiser.

L’entourage des alcooliques devrait aussi avoir un suivi psychologique car les relations avec eux sont violentes et perverses. Les proches sont gagnés par le sentiment d’impuissance du malade. La honte, la culpabilité sont aussi dévastatrices pour la famille. Ma mère me dit souvent que mon père buvait que du lait fraise avant ma naissance et que sa première cuite il l’a eu quand je suis née. Je me suis longtemps demandé si tout cela était de ma faute ».

Selon Alcool assistance, on chiffre à 4 ou 5 millions le nombre de buveurs excessif en France. Chacun d’entre eux vit en moyenne avec un minimum de 2 à 3 personnes. En se basant sur ces données, un minimum de 8 millions de personnes (si ce n’est pas 10 millions) vit étroitement liées –donc perturbées– avec un buveur excessif. Huit à dix millions de français en souffrance ou en danger : 1 sur 6 ou 7 environ ! (Source Internet)

Quel fléau, quelle épidémie menace autant de personnes en France ?

Il faut donc en parler à des professionnels et surtout s’armer de patience afin de ne pas sombrer et s’isoler.

Sarah

0

Posted:

Categories: Société

Hé oui, ça y est, tout est redevenu comme avant.
Les quais de Loire ont repris leur routine et les bateaux ont quitté la Loire par la voie…. des routes !

Les écolos apprécieront !

Les mariniers un peu moins mais ce ne sont pas eux qui sont dans le collimateur mais les invités hors frontière … hors continent parfois !

Les personnes à mobilité, elles, restent toujours à quai et mon coup de gueule en pleine festivité pour dénoncer l’inaccessibilité aux personnes à mobilité réduite du fameux , couteux et emblématique festival de Loire a eu le don de réveiller quelques consciences mais aussi d’irriter quelques nantis de la caste boboïsée orléanaise qui marche sur ses deux guiboles.

Quelques élu(e)s faussement effarouchés, incapables de supporter la moindre critique, la moindre remise en question ont même essayé de me faire taire. En vain !

Voire mieux comme mon pote Alex Vagner qui s’y est essayé de…… me contrôler.
Contrôler l’incontrôlable, ils en rêvent !

Mais rien n’y fit, le Bodard en colère ne lâche pas l’affaire (C’est pour la rime !)

Et pourtant, il suffisait juste de prendre un fauteuil, surtout toi valide qui me lis et expérimenter le chemin de croix pour vérifier si l’égalité d’accès à toutes les manifestations proposées était réel et se conjuguait au même temps et au même mode.

Au « j’accède, tu accèdes, nous accédons » y compris sur les caillouteux quais de proximité , l’émoi de celui cloué dans son fauteuil, répond en écho, « je suis bloqués, nous sommes en rade ».

Le modèle de société inclusive dont les élus se gargarisent plus comme une forme d’empathie feinte que réelle pour la différence n’en reste qu’à l’état de Lois ….. et si on ne se donne pas les moyens d’appliquer les textes, rien ne changera ou si peu vite!

Je ne compte pas le nombre de témoignages, de personnes, d’accompagnateurs, y compris d’accompagnants du secteur médico-éducatif qui m’ont apporté leur témoignage, partager leur vécu, leur quotidien, leur soutien et m’ont remercié d’avoir pu à travers mon coup de gueule hurler leur colère et leur indignation.

Je fus leur porte-voix car leur parole, il suffit juste de tendre l’oreille et l’écouter !

Je n’ai pas besoin de la porter !

Les pavés de nos rues et de nos bords de Loire sont des pièges et des souffrances infligées aux personnes concernées et ils sont même une insulte faite à la différence et un mépris des plus fragiles.

Il n’est nullement question de dépaver nos rues car nos mots sont suffisants pour faire vivre nos revendications et un seul pavé lancé dans la mare des canards locaux alias « Duck » aura suffi à troubler l’eau pas très claire de La Loire du festival !

Il aurait pourtant juste suffit d’être bien conseillé et prévoir quelques aménagements !!
Rampes d’accès, tapis antidérapants etc… Et le tour était joué.

Certains ont même cru bon m’objecter qu’il y avait un stand dédié au « Handicap » (pas très accessible au demeurant) et même 20 fauteuils mis à disposition !!!

Wahou !

Quelle méconnaissance du sujet !

Comme si les personnes à mobilité réduites se déplaçaient sans leur moyen de locomotion !
Valide, toi qui qui me lis, c’est comme si on mettait à ta disposition une paire de jambes au cas où tu déplacerais sans les tiennes !!

Les fauteuils sont personnalisés, adaptés à chaque personne… Des équipes pluridisciplinaires, des ergothérapeutes, des « spécialistes » …. sont impliqués dans un projet d’équipement !

L’enjeu c’est la mobilité et l’autonomie !!

La réalité c’est que les pavés des bords de Loire ne permettent pas aux personnes à mobilité réduites et leur accompagnant de circuler à égalité… Basta !

Le reste c’est du pipeau !

Mon ami conteur alias Nabum le bonimenteur de Loire qui a tout fait pour gommer les différences et rendre cette journée « ensoleillée » pour les personnes présentant un handicap moteur et qui s’étaient déplacées pour assister à son spectacle, en a témoigné.

Je vous livre ses mots/maux.

(…..) En attendant, je tiens à revenir sur l’impensable expédition des pensionnaires de la Maison d’Accueil Spécialisé des Saulnaies qui ont découvert à leurs dépens combien accéder au ponton est une épreuve pour un handicapé. Ce fut un chemin de croix sur lequel je ne tiens pas à revenir.

Il conviendrait que très rapidement, une rampe d’accès soit installée au risque de faire passer ce festival pour un rassemblement réservé uniquement aux valides.

Les professionnels d’EVT ne sont pas en cause. Ils ont fourni toute l’aide nécessaire. C’est l’accès à la Loire qui est impossible à un fauteuil roulant. Dans la rampe d’accès au ponton, nous en avons même cassé un fauteuil avec son occupant dessus.

Cela aurait pu tourner au drame. Bien sûr, venir casser la grande congratulation générale n’est pas adroit mais comment taire ce qui est proprement inacceptable ?

Bonne Loire à tous les valides. Pour les autres, regardez-les à distance et sortez ne vous plaignez pas.
La fête est belle, ne venez pas la gâcher.

Franchement leur.

Si on ajoute à la mauvaise foi ou méconnaissance, je l’espère, de mes «rares» contradicteurs mettant en avant que les parkings souterrains à proximité du festival avaient été mis à disposition… A nouveau quel amateurisme !

Ignorer que les véhicules de transports adaptés ne sont pas calibrés (+1.80 mètre) pour accéder à ces fameux parkings…. ça fait désordre !

Là encore, il aurait juste suffit de faire des essais, de demander tout simplement conseils à celles et ceux qui savent, qui vivent, qui accompagnent ce quotidien « hors-norme » !!

Alors, j’ai fait appel à un arbitre dont on ne peut contester la légitimité et dont je respecte le choix de rester anonyme… Les grands arbitres n’aiment pas la lumière.

Je rappellerai aussi et ce sens je suis droit dans mes bottes, qu’il y a quelques mois, j’avais organisé dans le cadre des « Ateliers en mouvement de partages utopiques et éthique (Voir page FB) que j’essaie de faire vivre sans subvention et aucune aide et qui avait eu lieu pour l’occasion dans une des Maisons pour tous de Fleury les Aubrais une conférence sur la thématique de
« l’inclusion des personnes en situation de handicap » avec l’autorisation de Madame Linguet, maire de Fleury les Aubrais qui me soutient souvent dans mes prises de positions!

Voici ce que me répondit l’Arbitre en ces mots choisis et je l’en remercie :

« Sur le fond, tu as raison ; sur la forme c’est du Bodard comme on l’aime (…). Je suis sur le festival, et effectivement, c’est catastrophique.

A peine, la moitié du festival est accessible (…) et je vais sérieusement activer la question. » Ajoutant
«Globalement les personnes handicapées n’ont accès qu’aux restaurants et au canal ».

Je fais confiance au bougre qui lui aussi lâche rarement l’affaire pour faire échoooooo à mon cri de colère… partagé.

Comment pourrais-je terminer sans mettre à l’honneur la « zélée » maréchaussée municipale qui non satisfaite de faire « la chasse » aux plus pauvres avec son carnet à souche en guise d’arme…

Voyant au loin un individu uriner sur un parking avoisinant, caché par un autre individu « suspect », cette « brigade » avait brandi la menace du carton rouge, de la verbalisation malgré les explications de l’individu suspect en l’occurrence éducateur spécialisé de son état qui avait accompagné un monsieur présentant des lésions cérébrales irréversibles…..

Celui-ci avait manifesté son souhait de faire « pipi » pour éviter l’indignation de souiller son change.

Mais il faut croire que chez ces gens -là en costume, l’approche psychologique et l’empathie ne sont pas dispensées dans leur centre de formation.

Imaginez leur entêtement à lui demander sa carte d’identité et rappeler le cadre de la loi à une personne dont le cerveau est presque mort et dont les seuls mots qui arrivent encore à émerger c’est « pipi » pour demander à se soulager…
Cela ferait presque sourire s’il s’agissait d’une farce mais c’est tellement affligeant et pitoyable dans le cas présent.

Des passants s’approchant pour marquer leur indignation avaient fini par décourager l’entêtement des deux agents….. Il s’en était fallu de peu !

Gageons que le prochain festival de Loire, cette grande fête populaire qui a toute sa place dans la cité johannique soit à la hauteur de sa réputation et que l’inclusion sociale, ce grand pari sociétal ne soit plus un vain mot mais un espoir conjugué au présent et que l’égalité entre toutes et tous devienne le blason du festival et celui de la ville d’Orléans.

Merci pour elles et merci pour eux, nos différents et nos semblables !

Sans langue de bois

Yves Bodard

0

Posted:

Categories: événement