Que vous soyez un adolescent ou que viviez ou travailliez au contact deux, vous savez qu’il n’est pas toujours facile d’apprécier l’usage qu’ils font des outils numériques. Opportune ou risquée ? Difficile à dire… Sur internet et sur les réseaux sociaux, il est certain que, comme partout ailleurs, le meilleur côtoie le pire…. Comment aider les jeunes à profiter, tout en se méfiant et en se protégeant dans cet espace social qu’ils ne partagent pas vraiment avec vous ?

En 2013, lInstitut National de la Jeunesse et de l’Éducation Populaire et le site eduscol.education.fr nous révèlent que 82% des jeunes déclarent avoir au moins accès à Internet chez eux grâce à la Wi-Fi chez eux par l’intermédiaire de leur téléphone portable ou de leur ordinateur personnel ou partagé à 64% des sondés. Que seulement 3 ou 4% des jeunes n’ont pas accès à internet ! Une vraie génération née dans la technologie !

Un sentiment de liberté de communiquer, à s’ouvrir au monde en développant des relations amicales, à travers ces petits écrans interposés pour 71% des jeunes qui voient ce petit monde par un effet de curiosité, notamment sur la consultation de plusieurs sites internet d’information et d’autres déconseillés, 79% des cas expriment de l’enthousiasme, 81% de la confiance et 66% de la passion !

Ces jeunes, constamment connectés nous inquiètent ! Que font-ils avec leurs appareils ? Que regardent-ils ? A quoi nous sert internet et que font-ils dessus ?

A ces questions, nous pourrions dire que leurs loisirs se limitent à jouer aux jeux vidéos et à « surfer » sur les réseaux sociaux qui sont les deux tendances principales pour lesquelles les jeunes trouvent un intérêt au numérique. Ensuite, vient l’instruction à travers la consultation de divers contenus culturels, notamment sur l’encyclopédie numérique Wikipédia, remplaçant les médias traditionnels tels que la radio et la télévision. La distraction et l’apaisement à la recherche de risques intervient également à travers le visionnage de contenus plus sensibles et inadaptés à cet âge : la pornographie par exemple.

Malheureusement, le monde numérique n’est pas parfait ; nos jeunes deviennent « dépendants » de leur coin de détente à l’abri des regards des parents : entre problèmes sociaux, manque d’argent des parents suite aux dépenses innombrables à l’achat de nouveaux jeux « à la mode », cyberharcèlement, et autres pistages, humiliations physiques sur les réseaux sociaux , manque de sommeil, manque d’attention et de concentration avec une influence concrète sur la scolarité de l’adolescent, piqûres aux yeux, maux de tête et de dos qui nous poursuivent jusqu’à l’examen d’embauche… Ces objets nous compliquent la vie et il faut faire très attention à ces petits gadgets qui peuvent rapidement, nous faire vivre notre vie comme un cauchemar et nous déconnecter du monde extérieur.

Finalement, se déconnecter de nos appareils ne nous exclut-t-il du monde ? Pas sur…

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J’ai rencontré un conseiller Pôle emploi qui y travaille depuis des années qui a accepté de répondre à certaines questions sous couvert d’anonymat.

J’ai donc décidé d’en faire une synthèse via cet article.

Avant de commencer, ce compte rendu de nos échanges n’a pas pour but de « descendre » Pôle emploi et ses agents qui font un travail formidable.

Il vise à mettre en avant certains aspects que certains d’entre vous peuvent ne pas connaitre.

Pôle emploi, ex ANPE, existe depuis bien des années…et malgré notre taux de chômage élevé, toutes les fautes ne sont pas à remettre sur cet établissement public et encore moins sur les conseillers que vous avez au téléphone ou en face de vous, qui subissent aussi pour la plupart ce fameux système foireux que je vais évoquer.

Tout le monde le sait, Pôle emploi est défaillant. Tellement défaillant qu’il en vient à tout sous-traiter.

Le « sous traitement »

L’accompagnement autour des techniques et recherches d’emploi, la réflexion autour du projet professionnel, les questionnements autour de la mise en place, l’installation de son entreprise, même le traitement administratif tel que bulletin de salaire et l’attestation employeur sont sous traités.

Tous ces accompagnements sont soumis à appel à projet environ tous les 6 mois ou 1 an…

cela pose question…

Il faut savoir que Pôle emploi regroupe environ 54 000 employés pour accompagner 9 millions de demandeurs d’emploi dont environ 4 millions en réelle difficulté de recherche d’emploi.

Pour faire court sur l’accompagnement des personnes handicapés, Pôle emploi sous traite à CAP emploi.

Seulement, les places sont limitées et il est très compliqué d’obtenir une place. Encore une fois, une discrimination est faite envers ces personnes qui ne rentrent pas dans « les cases ».

Quel conseiller sera le plus rapide à mettre un de ses demandeurs d’emploi travailleur handicapé sur ces places si précieuses ?

Que se passe-t-il si le conseiller est absent lorsque des places sont disponibles ?

Chaque conseiller a entre 350 et 800 demandeurs d’emploi à accompagner.
Vous me direz que sous-traiter est une bonne chose et que ça allège les conseillers…
Or, faudrait-il encore que tout soit verrouillé et que le taux de retour à l’emploi augmente. On voit bien actuellement que ce n’est pas le cas.

Par ailleurs, une certaine concurrence s’installe entre les prestataires et les agents Pôle emploi.
En effet, certains d’entre eux ont peur qu’on leur vole leur boulot. On voit bien par-là que le travail de coordination, de relation avec le prestataire est totalement à revoir, à développer.

On en vient à envoyer des personnes qui n’ont pas été reçues depuis plusieurs mois chez le prestataire, sans avoir l’avis, l’adhésion du demandeur d’emploi.

De toute façon, s’il n’y va pas, il est radié. Malheureusement, c’est la politique de certaines agences, enfin… de certains directeurs d’agences.

Ils (les différents gouvernements) trompent les chiffres en faisant des « plans formations », ce qui permet aux personnes (en formation) de sortir des chiffres du chômage.

Quand on sait que le préfet oublie de signer les clauses d’insertions et décide d’employer, donc de sous-traiter, des entreprises étrangères plutôt que des personnes en insertion, on se demande…

Où est l’humain ?

« Il faut remettre de l’humain dans la recherche d’emploi, c’est indispensable » (L’humanité du mardi 27 juin).

Dans le système de l’insertion, on est finalement en train de supprimer le cœur même du métier de conseiller en insertion professionnelle. L’humain ! On ne prend plus en compte la personne dans sa globalité, dans son environnement, avec ses difficultés (logement, addiction, financiers, santés etc.).

« Ne plus être accueilli physiquement à Pôle emploi revient à te faire ressentir que tu es un coût pour la société, remarque Victor, de la CGT chômeurs et précaires de Lyon. Le numérique ne s’adresse pas à tout le monde, au fond, c’est une machine à radier ceux qui lisent mal le français, ou ne maîtrisent pas l’outil informatique ou n’y ont tout simplement pas accès… » (L’Humanité 27 juin 2017).

On fait un diagnostic (avec « l’obligation » d’utiliser l’outil informatique pré-fait).

Qui dit diagnostic dit problème. Donc on recherche l’origine de la défaillance par rapport à quoi ? Au système !

Il, le système, nous incite à ranger les personnes dans des cases. A pôle emploi par exemple, il existe 3 modalités d’accompagnement.

Il est demandé au conseiller, dès le premier rendez-vous, de ranger la personne reçue dans une de ces 3 modalités.

Il existe 9 millions de chômeurs aujourd’hui en France, qui doivent rentrer dans… 3 modalités… et inutile de dire que ces modalités n’ont pas été pensées par les conseillers mais par les têtes pensantes dans les bureaux.

Et oui…c’est donc bien le demandeur d’emploi qui a un souci, qui n’est pas adapté, et que l’on doit rendre adaptable au système.

Evidemment, il doit s’adapter au marché de l’emploi, à la numérisation, aux besoins en recrutement, aux « codes ».

Mais quand est-ce que le système s’adapte à lui ?

Le développement du tout numérique

Quand je parle du système, le meilleur exemple et le développement du tout numérique.
En effet, tout passe par l’informatique. L’inscription se fait uniquement par internet, l’actualisation également (par téléphone aussi). On privilégie l’envoie de documents par scan, et la procédure n’est pas simple pour les personnes ne maitrisant pas l’outil.

Nous savons très bien qu’un certain nombre de personne est éloigné de l’emploi et de ces outils informatiques.

Que fait-on pour les y sensibiliser ? Des visas pro-numériques existent mais sont vite complets.
On cherche à développer les entretiens visio. On demande aux demandeurs d’emploi d’envoyer leur devis de formation par internet, via leur espace personnel, sans forcément avoir rencontré un conseiller, au moins 15 jours avant l’entrée en formation.

Certes le traitement sera plus rapide (et encore) mais à quel moment on échange autour du projet ?
Comment dire non à la demande de formation ?

La seule réponse alors possible est celle liée aux limites réglementaires. En effet, le conseiller n’a pas à valider le projet professionnel de la personne, il doit l’y accompagner.

En gros, invalider un projet de formation devient compliqué.

Abordons les entretiens visio.

C’est l’exemple même de la suppression de tout le côté humain. Comment créer un lien de confiance entre deux personnes sans avoir le ressenti de notre interlocuteur ? Les demandeurs pourront être en entretien de chez eux, en pyjama ? Ou en train de manger ? Encore une fois, faut-il encore avoir l’équipement nécessaire pour assurer l’entretien (Internet, connexion plus que correcte, webcam, ordinateur etc…).

Et si on veut pousser un peu plus loin, comment assurer la sécurité (mentale et affective) des deux interlocuteurs ?

De plus en plus d’outil numérique, pour finalement plus d’inégalité, moins d’efficacité, et donc plus de dangers.

La nouvelle trouvaille provient tout droit d’une STARTUP (encore des clowns assis dans leur bureau qui pondent des « innovations » pour aider les personnes en difficultés… mais passons) pour faciliter la mise en relation entre les employeurs et les personnes en recherche d’emploi, pas forcément inscrit à pôle emploi. Elle se nomme « Maintenant ».

En quoi consiste-elle ? Tout employeur peut mettre un besoin en recrutement (pour le moment une vingtaine de métier sont disponibles) sur le portail internet, en précisant certains critères nécessaires pour le poste (maximum 8 qualités-en réalité des compétences-, un salaire, son lieu géographique, sa disponibilité…).

Il est déjà compliqué de donner 3 qualités et 3 défauts… La personne en recherche remplie les mêmes critères sur son profil, et un algorithme se charge de mettre en relation les deux interlocuteurs qui auront « matcher ».

Pour info, aucun numéro de Siret n’est demandé, ce qui induit que n’importe qui peut proposer des offres, et postuler.

On connait déjà la difficulté qu’a Pôle emploi à gérer ces offres frauduleuses, imaginer le nombre d’arnaque qui vont se profiler… mais passons (encore).

Je ne remets pas en question l’utilité de l’outil, mais bien l’écart que ça va de nouveau creuser entre les usagers. Encore une fois, les personnes proches du marché de l’emploi seront privilégiées face à celles qui en sont éloignées.

Ce que je retiens de tout ça, c’est qu’un budget et des moyens énormes sont utilisés et mis en place pour un certain public, autonome, indépendant (ou presque), qui finalement, n’aurait pas réellement besoin de Pôle emploi.

Mais que faisons-nous pour tous les autres ? Cette politique du tout numérique vient accentuer les inégalités face à l’insertion.

Pôle emploi, bientôt plus qu’une assurance chômage

Bon nombre de conseillers le craignent : Pôle emploi pourrait être amené à terme à ne faire que de la prescription de formation et prestation et/ou gérer les indemnités des bénéficiaires.

L’accompagnement à l’emploi auprès des demandeurs et des entreprises, encore une fois cœur du métier, serait amené à disparaitre. Remplacé par l’informatique notamment, ou encore sous-traiter par des prestataires qui ont une obligation de résultat.

Aujourd’hui, il faut savoir qu’aucune pression (ou presque) au niveau du taux de retour à l’emploi est mise aux conseillers Pôle emploi.

En revanche, les prestataires, payés notamment par Pôle emploi ou d’autres services, ont un certains taux de retour à l’emploi à fournir pour avoir le marché quelques mois plus tard, et donc conserver leurs emplois.

On en vient donc à individualiser le travail du conseiller, et à créer un certain esprit de concurrence entre les différentes structures d’insertions. Diviser pour mieux régner.

Par ailleurs, la plupart des questions posées aux agents Pôle emploi sont liées à l’indemnisation. On peut le voir et le constater lorsque l’on passe une journée à l’accueil, donc au contact direct des usagers, ou sur la plateforme téléphonique.

Le temps d’attente est long, il arrive parfois qu’en région Centre, une soixantaine de personnes soient en attente d’un conseiller. Au vu de l’attente, on voit tout de même que quelque chose ne va pas, mais on ne fait rien.

Les conseillers à l’emploi se font donc remplacer peu à peu par des ordinateurs, des machines, des algorithmes créés par des informaticiens.

Mais il faudra toujours (du moins pour le moment) des personnes pour saisir des bulletins de salaire, régulariser les paiements, les valider etc.

La polémique sur le contrôle des demandeurs

Pour finir, j’aimerais parler de cette étude de loi qui consiste à contrôler les demandeurs d’emploi. Il faut savoir qu’un service fraude existe déjà, ils sont une soixantaine partout en France, renforcé depuis un an par 200 contrôleurs.

Mr Macron applique la demande de Mr Gattaz faite en octobre : effectuer un contrôle des demandeurs d’emploi « journalier », « hebdomadaire », ou « mensuel ».

« Actuellement, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20 % pendant deux à six mois, en cas de recherche d’emploi insuffisante ou de refus de formation.

Si les manquements sont répétés, l’allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, puis est éventuellement supprimée définitivement.

Elle peut également être suspendue pendant deux mois si le demandeur d’emploi refuse à deux reprises une offre raisonnable d’emploi.

Et si ce refus se répète, l’allocation est supprimée pendant deux à six mois – voire définitivement. » (La Dépêche, art 26/12/17).

En pratique, c’est rarement appliqué. Mais cela existe déjà. Que l’on commence par appliquer ce qui doit l’être.

Ils souhaitent radier les personnes ne répondant pas positivement à un certain nombre d’offres, régi par des critères prédéfinis.

Encore une fois, on enferme les personnes dans des cases. Mais faudrait-il encore que Pôle emploi soit à jour dans ses dossiers.

Environ un demandeur sur deux n’a pas son dossier à jour…

Sur 9 millions, le compte et vite fait.

Des envois massifs d’offre d’emploi sont faits. Si on les envoie à des personnes dont le dossier n’est pas à jour, comment leur reprocher de répondre négativement ?

Et je ne reviendrais pas sur les offres frauduleuses…

Chaque demandeur d’emploi devra par ailleurs remplir un « rapport d’activité mensuel ».
Les chômeurs devront lister l’ensemble des démarches effectuées pour favoriser leur retour à l’emploi. Encore une fois, comment vont faire les personnes étant en difficulté pour remplir ce document ? Seront- elles accompagnées ?

Pôle emploi assurera t’il toujours son rôle d’accompagnement à l’emploi ou continuera t’il à être un prestataire, un outil, aux mains des politiques dirigeantes ?

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L’école maternelle est un moment très important. C’est pendant cette période que les petits sont en plein développement de leurs capacités.

La scolarisation des moins de 3 ans est recommandée contre l’échec scolaire et pourtant en ce milieu d’année scolaire le bilan n’est pas terrible surtout pour les enseignant(tes).

En effet la rentrée a mal commencé avec des classes surchargées. On compte souvent en moyenne plus de 30 élèves par classe.

Il y a quelques années on ne voyait ça que dans les grandes villes, aujourd’hui, quasiment tout le territoire français est touché.

Cette situation est dénoncée à chaque rentrée :

« Une classe de 25 élèves serait l’idéal. Quand il y a 4 ou 5 absents on voit tout de suite la différence. A 30 ou plus, tout devient plus compliqué forcément. Les sorties coûtent plus chers et la gestion des élèves est plus difficile à organiser » me confiais une enseignante.

Les ouvertures de classes sont différentes pour chaque département. Dans le Loiret par exemple on se base sur le nombre global d’élèves à la maternelle, sachant que les classes doivent compter 30 élèves.

S’il y a 90 élèves il y aura donc 3 classes mais on ne prend pas en considération le niveau des élèves (38 en petite section 25 chez les moyens et 27 pour la grande section). Voilà pourquoi nous avons des classes avec des petits/moyens et des moyens/grands…

Bref, encore une adaptation pour les enseignants.

De plus, les inscriptions se font de bonheur (en février), du coup, on ne compte pas les enfants qui s’inscrivent en cours d’année. Ainsi, les classes peuvent donc encore augmenter sans pour autant avoir une classe supplémentaire.

Les classes surchargées affectent les conditions de travail des enseignants et la prise en charge de leurs élèves.
Nous, les parents, nous savons que le bruit, les disputes, donner et redonner les consignes est fatigant physiquement et nerveusement… Alors imaginez pour 30 enfants !

Plus la taille des classes est importante plus les élèves fragiles sont désavantagés. Les enseignants sont confrontés à un grand nombre d’élèves aux besoins spécifiques (ceux qui ont 1 handicap, ceux qui ont des difficultés à comprendre, les précoces.. .).

Tout ça est lourd à gérer.

Comment avoir une relation de qualité avec chacun des enfants avec autant d’élèves?

« On fait tout notre possible pour être à l’écoute des besoins spécifiques de l’enfant et nous privilégions l’individualité et faisons moins de spécificités dans les travaux de groupes ». Voilà la réponse d’une enseignante.

L’arrêt brutal par l’Etat des Contrats Aidés fut une des autres difficultés à surmonter. Ils concernaient principalement l’éducation nationale dont Jean-Michel Blanquer en est le ministre.

En août 2017 il avait reconnu que plus de 23 000 contrats aidés seraient supprimés. Désormais c’est chose faite, notamment ceux qui étaient affectés à l’assistance aux directeurs d’établissement. Les enseignants l’ont apprit à la rentrée et souvent par la presse.

Quelles sont les conséquences ?

 Personne pour répondre au téléphone ni pour appeler les familles et encore moins pour gérer les courriers
 Personnes pour accueillir les visiteurs ou les partenaires de l’école
 Personne pour aider à la répartition des élèves en cas d’absence
 Personne pour faire les comptes rendus sur les sorties scolaire et noter les RDV
 Personne pour ouvrir l’école et surveiller l’entrée malgré un plan Vigipirate…

« Nous travaillons à flux tendu, on ne peut pas anticiper. Semaine après semaine on voit comment on peut s’organiser » déplore la directrice d’une école maternelle.

Il y a un enseignant et un ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles) par classe de 30.

Si l’école possède 3 classes cela fait 6 adultes.

En cas d’accident cela mobilise 2 à 3 adultes il en reste donc que 3 pour surveiller environ 90 élèves !

Certains parents sont inquiets quant à la sécurité physique et psychologique des enfants.

Un mois après la rentrée, le gouvernement avait annoncé des nouvelles mesures comme la suppression de poste, le point d’indice gelé….

C’est ce qui a mené à une grève massive des fonctionnaires incluant les enseignants le mardi 10 octobre 2017.

Ajouter à ça des locaux parfois vétustes, un manque de moyens financiers,…, je suis consternée de voir dans quelles conditions les enseignants travaillent et pourtant celles que j’ai côtoyé et interrogé gardaient le sourire, le moral et avaient beaucoup de courage.

« Guider les premiers pas des écoliers dans la vie procure de grandes satisfactions. »

Il faut espérer que les prochaines rentrées se fassent dans de meilleures conditions « Il ne faut pas rater une rentrée. C’est important que cela se fasse dans de bonnes circonstances, que les enfants se sentent en confiance dès le début. »

A la question « que préfère une enseignante et directrice d’école dans son métier », voilà la réponse de l’une d’entre elle: « L’apprentissage, la transmission, la compréhension, mettre un sens à ce que les enfants apprennent et le lien avec les parents, le périscolaire… »

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidé pour la rédaction de cet article et surtout à toutes celles et ceux qui prennent soin et qui enseignent à nos petits dans la joie et la bonne humeur (enseignants(es), ATSEM, personnel de cantine…)

Mark Fish disait : « Un maitre est en lui-même un enseignement : chacun de ses gestes, de ses regards est une leçon. »

Nathalie.

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On ne va pas se mentir, vous n’êtes pas sans savoir que la très grande majorité des « beurs et des Blacks » ne rentrent pas en discothèque.

Pourquoi?!

Certaines personnes répondront naïvement que ces derniers ne sont pas habillés correctement, qu’ils ne viennent pas régulièrement, qu’ils ont eu des soucis avec les videurs, etc… etc…
Etes-vous convaincus par ces réponses ?

Moi pas du tout !

L’unique raison, et nous la connaissons tous c’est que ces établissements pratiquent de la discrimination « raciale ».

Ceux qui refusent de voir la vérité diront que ce n’est pas le cas arguant que les portiers sont eux-mêmes d’origines étrangères…

Et c’est là où les chefs d’établissement sont un peu malins…

En mettant à l’entrée des « blacks et des beurs », les patrons se croient protégés par cet « alibi » pour faire recaler par les videurs les personnes que j’ai évoqué ci-dessus…

Comme vous le savez, le monde de la nuit réserve de nombreuses surprises…

Des personnes introverties en journée se transforment littéralement en soirée, certaines boivent jusqu’à plus soif mettant leur vie et celles des autres en danger que ce soit à l’intérieur des boîtes provoquant des bagarres ou à l’extérieur lorsqu’elles prennent le volant.

Revenons si vous le voulez bien aux refus quasi systématique dont sont victimes les « rebeux et les blacks » lorsque ces derniers se présentent à l’entrée.

Il y a deux cas :

Le 1er : Lorsqu’un black ou un beur se présente seul à l’entrée, on lui refuse en lui disant: « Désolé mais il faut être accompagné ».

Analysons cette réponse quelque peu bizarre :

On voudrait nous faire croire qu’il faut être accompagné pour entrer ?!

Non seulement ces derniers les refusent en raison de leurs origines mais ils les prennent aussi pour des imbéciles en leur balançant cette fausse excuse de l’accompagnement.

Il faut être logique. Beaucoup vont en boîte pour draguer, s’amuser, décompresser ou dans l’espoir de rencontrer quelqu’un.

Leur dire de venir accompagnés est stupide d’autant plus qu’on ne le dit pas aux filles… Pourquoi cette injustice!?

D’ailleurs, cette « excuse » bidon n’est pas dite aux personnes de type européen. Pourquoi ?
Et ce n’est pas tout…

Comme tout le monde le sait, pour entrer en discothèque, il y a un code vestimentaire à respecter. Et pourtant, certaines personnes, toujours les mêmes (les européens), arrivent à y accéder seuls et vêtus de claquette/bermuda.

Est-ce juste alors qu’on laisse sur le carreau les « magrébins et les noirs » qui sont pourtant habillés correctement ?

Non ! Bien sûr que non !

2ème cas : Lorsqu’un black ou un beur arrive accompagné, dans la majorité des cas, il se fera refuser l’entrée et cette fois, la raison invoquée par le videur est: « désolé il faut être habitué ».

Analysons une fois de plus cette excuse « débile » :

Les professionnels de la nuit ne réfléchissent-ils pas ?!

Pour être habitué, il faut au moins pouvoir entrer une fois !

Et puis franchement, pensez-vous que tous les clients à l’intérieur sont des habitués ?!

Vous connaissez mon point de vue qui est partagé par bon nombre de personnes; mais lorsqu’on rédige un article, nous nous devons d’être objectifs et c’est pourquoi pour la rédaction de celui-ci, j’ai rencontré un ancien portier (qui souhaite garder l’anonymat) qui a travaillé dans de nombreux établissements.

J’ai voulu l’interroger sur le fond des refus et ses réponses vont choquer celles et ceux qui défendaient corps et âmes les professionnels de la nuit.

A la question si les portiers avaient des consignes des patrons quant aux clients à faire rentrer ce dernier répond :

« Avant l’ouverture, le patron nous fait toujours le même speech et nous rappelle qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de noirs et d’arabes mais qu’il y en ait quand même quelques uns pour avoir le quota et de préférence des personnes qu’on connait pour éviter les embrouilles ».

Je poursuis l’interview en lui demandant s’il est conscient qu’il s’agit de discrimination et ce dernier me répond :

« Bien sûr que je le sais mais je n’avais pas le choix. Ayant une famille à nourrir et des factures à payer, je devais obligatoirement suivre les consignes même si je savais pertinemment que c’était illégal ».

Je lui demande alors si la plupart des portiers cautionnent sans broncher ou s’ils essaient de faire changer d’avis à leurs patrons. Sa réponse :

« Quand on débute dans la profession, on n’ose pas contredire les boss. Alors on fait ce qu’ils nous demandent. Dès qu’on a un peu d’ancienneté on leur parle, on essaie de leur faire changer d’avis mais ils nous remettent très vite à notre place et nous disent que si on n’est pas content on prend la porte ».

Que faut-il faire pour changer les mentalités ?

Beaucoup diront que les choses s’arrangeront avec le temps quand d’autres protesteront que rien ne changera…

Je me souviens qu’à l’époque, en 2003, nous avions fait un testing sur 5 discothèques.
Pour se faire nous avions besoin de « cobayes ». Nous avions formé 2 couples et le résultat était sans appel…

En effet, l’un des deux était entré dans les 5 boites visées sans aucune difficulté quand l’autre s’était fait refuser l’accès des 5 établissements…

Petite précision : Pour le couple qui n’est rentré nulle part, le garçon était d’origine maghrébine.

Des journalistes de la République du Centre qui étaient présents avaient titré en 1ère page: « La discrimination existe, nous l’avons rencontrée ».

Que pouvons-nous en conclure à part qu’il y a de la discrimination dans les discothèques ?
Qu’en est-il 15 ans plus tard ?

Rien n’a changé malheureusement.

L’accès en boite de nuit est réglementé par l’article L3342-3 du code de la santé publique en fonction de l’âge du mineur.

Que dit cet article ?

L’Article L3342-3 stipule qu’il est interdit de recevoir dans les débits de boissons des mineurs de moins de seize ans qui ne sont pas accompagnés de leur père, mère, tuteur ou toute autre personne de plus de dix-huit ans en ayant la charge ou la surveillance.

Toutefois, les mineurs de plus de treize ans, même non accompagnés, peuvent être reçus dans les débits de boissons assortis d’une licence de 1ère catégorie.

C’est quoi la licence 1ère catégorie ?

Les débits de boissons à consommer sur place sont répartis en quatre catégories selon l’étendue de la licence dont ils sont assortis :

La licence de 1ère catégorie, dite « licence de boissons sans alcool » ne comporte l’autorisation de vente à consommer sur place que pour les boissons du premier groupe.

Quelles sont ces boissons du 1er groupe ?

Comme cité ci-dessus, ce sont les boissons sans alcool telles que les eaux minérales ou gazéifiées, les jus de fruits ou de légumes non fermentés ou ne comportant pas, à la suite d’un début de fermentation, de traces d’alcool supérieure à 1,2 degré, les limonades, les sirops, les infusions, le lait, le café, le thé, le chocolat. Source Internet

Rappelons que dans les discothèques il y a des mineurs de moins de seize ans non accompagnés de qui que ce soit…

Les accepter est un délit. Ajouter à celui là celui de la discrimination ça commence à faire beaucoup…

Combien d’autres délits ces établissements ont-ils le droit de commettre avant d’être inquiétés ? Avant d’être condamnés ?

Pour celles et ceux qui découvrent l’envers du décor, répondez à cette question :

Y a-t-il de la discrimination en boite de nuit ?

Pour ma part la réponse est claire…

Pas plus tard que ce week end, une femme s’est fait virer d’une salle de sport à Paris parce qu’elle portait un turban… Nous avons pu voir l’indignation de certains internautes face à cette discrimination pendant que d’autres trouvaient ça normal car le règlement stipulerait qu’il est interdit de porter des capuches, des bonnets, des casquettes…

Dans ce cas là, pourquoi ne dit-on rien aux hommes qui portent une casquette ?

Nous aurons l’occasion de traiter ce sujet très prochainement.

Pour conclure, je poserai la question suivante :

Comment se fait-il qu’en 2018 il y ai encore des distinctions entre les individus.

AJ

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Le jeune joueur Younes BAIDAOUI fait partie des joueurs moins de 20 ans présélectionés pour faire partie de l’équipe de France Futsal AFF.

En plus de joué à 11 sur les pelouses les week-ends, il a s’est découvert comme gardien en Futsal en faisant partie de l’équipe de l’OMA (Orléans Métropole Académie).

Aujourd’hui, avec cette présélection il représente Orléans et demain on espère la France.

On lui souhaite que cette année 2018 soit remplie de plein de bonnes choses à l’image de ce début d’année !

LaChute le suivra dans cette aventure, en espèrant qui durera le plus longtemps possible.

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