On ne va pas se mentir, vous n’êtes pas sans savoir que la très grande majorité des « beurs et des Blacks » ne rentrent pas en discothèque.

Pourquoi?!

Certaines personnes répondront naïvement que ces derniers ne sont pas habillés correctement, qu’ils ne viennent pas régulièrement, qu’ils ont eu des soucis avec les videurs, etc… etc…
Etes-vous convaincus par ces réponses ?

Moi pas du tout !

L’unique raison, et nous la connaissons tous c’est que ces établissements pratiquent de la discrimination « raciale ».

Ceux qui refusent de voir la vérité diront que ce n’est pas le cas arguant que les portiers sont eux-mêmes d’origines étrangères…

Et c’est là où les chefs d’établissement sont un peu malins…

En mettant à l’entrée des « blacks et des beurs », les patrons se croient protégés par cet « alibi » pour faire recaler par les videurs les personnes que j’ai évoqué ci-dessus…

Comme vous le savez, le monde de la nuit réserve de nombreuses surprises…

Des personnes introverties en journée se transforment littéralement en soirée, certaines boivent jusqu’à plus soif mettant leur vie et celles des autres en danger que ce soit à l’intérieur des boîtes provoquant des bagarres ou à l’extérieur lorsqu’elles prennent le volant.

Revenons si vous le voulez bien aux refus quasi systématique dont sont victimes les « rebeux et les blacks » lorsque ces derniers se présentent à l’entrée.

Il y a deux cas :

Le 1er : Lorsqu’un black ou un beur se présente seul à l’entrée, on lui refuse en lui disant: « Désolé mais il faut être accompagné ».

Analysons cette réponse quelque peu bizarre :

On voudrait nous faire croire qu’il faut être accompagné pour entrer ?!

Non seulement ces derniers les refusent en raison de leurs origines mais ils les prennent aussi pour des imbéciles en leur balançant cette fausse excuse de l’accompagnement.

Il faut être logique. Beaucoup vont en boîte pour draguer, s’amuser, décompresser ou dans l’espoir de rencontrer quelqu’un.

Leur dire de venir accompagnés est stupide d’autant plus qu’on ne le dit pas aux filles… Pourquoi cette injustice!?

D’ailleurs, cette « excuse » bidon n’est pas dite aux personnes de type européen. Pourquoi ?
Et ce n’est pas tout…

Comme tout le monde le sait, pour entrer en discothèque, il y a un code vestimentaire à respecter. Et pourtant, certaines personnes, toujours les mêmes (les européens), arrivent à y accéder seuls et vêtus de claquette/bermuda.

Est-ce juste alors qu’on laisse sur le carreau les « magrébins et les noirs » qui sont pourtant habillés correctement ?

Non ! Bien sûr que non !

2ème cas : Lorsqu’un black ou un beur arrive accompagné, dans la majorité des cas, il se fera refuser l’entrée et cette fois, la raison invoquée par le videur est: « désolé il faut être habitué ».

Analysons une fois de plus cette excuse « débile » :

Les professionnels de la nuit ne réfléchissent-ils pas ?!

Pour être habitué, il faut au moins pouvoir entrer une fois !

Et puis franchement, pensez-vous que tous les clients à l’intérieur sont des habitués ?!

Vous connaissez mon point de vue qui est partagé par bon nombre de personnes; mais lorsqu’on rédige un article, nous nous devons d’être objectifs et c’est pourquoi pour la rédaction de celui-ci, j’ai rencontré un ancien portier (qui souhaite garder l’anonymat) qui a travaillé dans de nombreux établissements.

J’ai voulu l’interroger sur le fond des refus et ses réponses vont choquer celles et ceux qui défendaient corps et âmes les professionnels de la nuit.

A la question si les portiers avaient des consignes des patrons quant aux clients à faire rentrer ce dernier répond :

« Avant l’ouverture, le patron nous fait toujours le même speech et nous rappelle qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de noirs et d’arabes mais qu’il y en ait quand même quelques uns pour avoir le quota et de préférence des personnes qu’on connait pour éviter les embrouilles ».

Je poursuis l’interview en lui demandant s’il est conscient qu’il s’agit de discrimination et ce dernier me répond :

« Bien sûr que je le sais mais je n’avais pas le choix. Ayant une famille à nourrir et des factures à payer, je devais obligatoirement suivre les consignes même si je savais pertinemment que c’était illégal ».

Je lui demande alors si la plupart des portiers cautionnent sans broncher ou s’ils essaient de faire changer d’avis à leurs patrons. Sa réponse :

« Quand on débute dans la profession, on n’ose pas contredire les boss. Alors on fait ce qu’ils nous demandent. Dès qu’on a un peu d’ancienneté on leur parle, on essaie de leur faire changer d’avis mais ils nous remettent très vite à notre place et nous disent que si on n’est pas content on prend la porte ».

Que faut-il faire pour changer les mentalités ?

Beaucoup diront que les choses s’arrangeront avec le temps quand d’autres protesteront que rien ne changera…

Je me souviens qu’à l’époque, en 2003, nous avions fait un testing sur 5 discothèques.
Pour se faire nous avions besoin de « cobayes ». Nous avions formé 2 couples et le résultat était sans appel…

En effet, l’un des deux était entré dans les 5 boites visées sans aucune difficulté quand l’autre s’était fait refuser l’accès des 5 établissements…

Petite précision : Pour le couple qui n’est rentré nulle part, le garçon était d’origine maghrébine.

Des journalistes de la République du Centre qui étaient présents avaient titré en 1ère page: « La discrimination existe, nous l’avons rencontrée ».

Que pouvons-nous en conclure à part qu’il y a de la discrimination dans les discothèques ?
Qu’en est-il 15 ans plus tard ?

Rien n’a changé malheureusement.

L’accès en boite de nuit est réglementé par l’article L3342-3 du code de la santé publique en fonction de l’âge du mineur.

Que dit cet article ?

L’Article L3342-3 stipule qu’il est interdit de recevoir dans les débits de boissons des mineurs de moins de seize ans qui ne sont pas accompagnés de leur père, mère, tuteur ou toute autre personne de plus de dix-huit ans en ayant la charge ou la surveillance.

Toutefois, les mineurs de plus de treize ans, même non accompagnés, peuvent être reçus dans les débits de boissons assortis d’une licence de 1ère catégorie.

C’est quoi la licence 1ère catégorie ?

Les débits de boissons à consommer sur place sont répartis en quatre catégories selon l’étendue de la licence dont ils sont assortis :

La licence de 1ère catégorie, dite « licence de boissons sans alcool » ne comporte l’autorisation de vente à consommer sur place que pour les boissons du premier groupe.

Quelles sont ces boissons du 1er groupe ?

Comme cité ci-dessus, ce sont les boissons sans alcool telles que les eaux minérales ou gazéifiées, les jus de fruits ou de légumes non fermentés ou ne comportant pas, à la suite d’un début de fermentation, de traces d’alcool supérieure à 1,2 degré, les limonades, les sirops, les infusions, le lait, le café, le thé, le chocolat. Source Internet

Rappelons que dans les discothèques il y a des mineurs de moins de seize ans non accompagnés de qui que ce soit…

Les accepter est un délit. Ajouter à celui là celui de la discrimination ça commence à faire beaucoup…

Combien d’autres délits ces établissements ont-ils le droit de commettre avant d’être inquiétés ? Avant d’être condamnés ?

Pour celles et ceux qui découvrent l’envers du décor, répondez à cette question :

Y a-t-il de la discrimination en boite de nuit ?

Pour ma part la réponse est claire…

Pas plus tard que ce week end, une femme s’est fait virer d’une salle de sport à Paris parce qu’elle portait un turban… Nous avons pu voir l’indignation de certains internautes face à cette discrimination pendant que d’autres trouvaient ça normal car le règlement stipulerait qu’il est interdit de porter des capuches, des bonnets, des casquettes…

Dans ce cas là, pourquoi ne dit-on rien aux hommes qui portent une casquette ?

Nous aurons l’occasion de traiter ce sujet très prochainement.

Pour conclure, je poserai la question suivante :

Comment se fait-il qu’en 2018 il y ai encore des distinctions entre les individus.

AJ

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Le jeune joueur Younes BAIDAOUI fait partie des joueurs moins de 20 ans présélectionés pour faire partie de l’équipe de France Futsal AFF.

En plus de joué à 11 sur les pelouses les week-ends, il a s’est découvert comme gardien en Futsal en faisant partie de l’équipe de l’OMA (Orléans Métropole Académie).

Aujourd’hui, avec cette présélection il représente Orléans et demain on espère la France.

On lui souhaite que cette année 2018 soit remplie de plein de bonnes choses à l’image de ce début d’année !

LaChute le suivra dans cette aventure, en espèrant qui durera le plus longtemps possible.

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