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J’ai rencontré un conseiller Pôle emploi qui y travaille depuis des années qui a accepté de répondre à certaines questions sous couvert d’anonymat.

J’ai donc décidé d’en faire une synthèse via cet article.

Avant de commencer, ce compte rendu de nos échanges n’a pas pour but de « descendre » Pôle emploi et ses agents qui font un travail formidable.

Il vise à mettre en avant certains aspects que certains d’entre vous peuvent ne pas connaitre.

Pôle emploi, ex ANPE, existe depuis bien des années…et malgré notre taux de chômage élevé, toutes les fautes ne sont pas à remettre sur cet établissement public et encore moins sur les conseillers que vous avez au téléphone ou en face de vous, qui subissent aussi pour la plupart ce fameux système foireux que je vais évoquer.

Tout le monde le sait, Pôle emploi est défaillant. Tellement défaillant qu’il en vient à tout sous-traiter.

Le « sous traitement »

L’accompagnement autour des techniques et recherches d’emploi, la réflexion autour du projet professionnel, les questionnements autour de la mise en place, l’installation de son entreprise, même le traitement administratif tel que bulletin de salaire et l’attestation employeur sont sous traités.

Tous ces accompagnements sont soumis à appel à projet environ tous les 6 mois ou 1 an…

cela pose question…

Il faut savoir que Pôle emploi regroupe environ 54 000 employés pour accompagner 9 millions de demandeurs d’emploi dont environ 4 millions en réelle difficulté de recherche d’emploi.

Pour faire court sur l’accompagnement des personnes handicapés, Pôle emploi sous traite à CAP emploi.

Seulement, les places sont limitées et il est très compliqué d’obtenir une place. Encore une fois, une discrimination est faite envers ces personnes qui ne rentrent pas dans « les cases ».

Quel conseiller sera le plus rapide à mettre un de ses demandeurs d’emploi travailleur handicapé sur ces places si précieuses ?

Que se passe-t-il si le conseiller est absent lorsque des places sont disponibles ?

Chaque conseiller a entre 350 et 800 demandeurs d’emploi à accompagner.
Vous me direz que sous-traiter est une bonne chose et que ça allège les conseillers…
Or, faudrait-il encore que tout soit verrouillé et que le taux de retour à l’emploi augmente. On voit bien actuellement que ce n’est pas le cas.

Par ailleurs, une certaine concurrence s’installe entre les prestataires et les agents Pôle emploi.
En effet, certains d’entre eux ont peur qu’on leur vole leur boulot. On voit bien par-là que le travail de coordination, de relation avec le prestataire est totalement à revoir, à développer.

On en vient à envoyer des personnes qui n’ont pas été reçues depuis plusieurs mois chez le prestataire, sans avoir l’avis, l’adhésion du demandeur d’emploi.

De toute façon, s’il n’y va pas, il est radié. Malheureusement, c’est la politique de certaines agences, enfin… de certains directeurs d’agences.

Ils (les différents gouvernements) trompent les chiffres en faisant des « plans formations », ce qui permet aux personnes (en formation) de sortir des chiffres du chômage.

Quand on sait que le préfet oublie de signer les clauses d’insertions et décide d’employer, donc de sous-traiter, des entreprises étrangères plutôt que des personnes en insertion, on se demande…

Où est l’humain ?

« Il faut remettre de l’humain dans la recherche d’emploi, c’est indispensable » (L’humanité du mardi 27 juin).

Dans le système de l’insertion, on est finalement en train de supprimer le cœur même du métier de conseiller en insertion professionnelle. L’humain ! On ne prend plus en compte la personne dans sa globalité, dans son environnement, avec ses difficultés (logement, addiction, financiers, santés etc.).

« Ne plus être accueilli physiquement à Pôle emploi revient à te faire ressentir que tu es un coût pour la société, remarque Victor, de la CGT chômeurs et précaires de Lyon. Le numérique ne s’adresse pas à tout le monde, au fond, c’est une machine à radier ceux qui lisent mal le français, ou ne maîtrisent pas l’outil informatique ou n’y ont tout simplement pas accès… » (L’Humanité 27 juin 2017).

On fait un diagnostic (avec « l’obligation » d’utiliser l’outil informatique pré-fait).

Qui dit diagnostic dit problème. Donc on recherche l’origine de la défaillance par rapport à quoi ? Au système !

Il, le système, nous incite à ranger les personnes dans des cases. A pôle emploi par exemple, il existe 3 modalités d’accompagnement.

Il est demandé au conseiller, dès le premier rendez-vous, de ranger la personne reçue dans une de ces 3 modalités.

Il existe 9 millions de chômeurs aujourd’hui en France, qui doivent rentrer dans… 3 modalités… et inutile de dire que ces modalités n’ont pas été pensées par les conseillers mais par les têtes pensantes dans les bureaux.

Et oui…c’est donc bien le demandeur d’emploi qui a un souci, qui n’est pas adapté, et que l’on doit rendre adaptable au système.

Evidemment, il doit s’adapter au marché de l’emploi, à la numérisation, aux besoins en recrutement, aux « codes ».

Mais quand est-ce que le système s’adapte à lui ?

Le développement du tout numérique

Quand je parle du système, le meilleur exemple et le développement du tout numérique.
En effet, tout passe par l’informatique. L’inscription se fait uniquement par internet, l’actualisation également (par téléphone aussi). On privilégie l’envoie de documents par scan, et la procédure n’est pas simple pour les personnes ne maitrisant pas l’outil.

Nous savons très bien qu’un certain nombre de personne est éloigné de l’emploi et de ces outils informatiques.

Que fait-on pour les y sensibiliser ? Des visas pro-numériques existent mais sont vite complets.
On cherche à développer les entretiens visio. On demande aux demandeurs d’emploi d’envoyer leur devis de formation par internet, via leur espace personnel, sans forcément avoir rencontré un conseiller, au moins 15 jours avant l’entrée en formation.

Certes le traitement sera plus rapide (et encore) mais à quel moment on échange autour du projet ?
Comment dire non à la demande de formation ?

La seule réponse alors possible est celle liée aux limites réglementaires. En effet, le conseiller n’a pas à valider le projet professionnel de la personne, il doit l’y accompagner.

En gros, invalider un projet de formation devient compliqué.

Abordons les entretiens visio.

C’est l’exemple même de la suppression de tout le côté humain. Comment créer un lien de confiance entre deux personnes sans avoir le ressenti de notre interlocuteur ? Les demandeurs pourront être en entretien de chez eux, en pyjama ? Ou en train de manger ? Encore une fois, faut-il encore avoir l’équipement nécessaire pour assurer l’entretien (Internet, connexion plus que correcte, webcam, ordinateur etc…).

Et si on veut pousser un peu plus loin, comment assurer la sécurité (mentale et affective) des deux interlocuteurs ?

De plus en plus d’outil numérique, pour finalement plus d’inégalité, moins d’efficacité, et donc plus de dangers.

La nouvelle trouvaille provient tout droit d’une STARTUP (encore des clowns assis dans leur bureau qui pondent des « innovations » pour aider les personnes en difficultés… mais passons) pour faciliter la mise en relation entre les employeurs et les personnes en recherche d’emploi, pas forcément inscrit à pôle emploi. Elle se nomme « Maintenant ».

En quoi consiste-elle ? Tout employeur peut mettre un besoin en recrutement (pour le moment une vingtaine de métier sont disponibles) sur le portail internet, en précisant certains critères nécessaires pour le poste (maximum 8 qualités-en réalité des compétences-, un salaire, son lieu géographique, sa disponibilité…).

Il est déjà compliqué de donner 3 qualités et 3 défauts… La personne en recherche remplie les mêmes critères sur son profil, et un algorithme se charge de mettre en relation les deux interlocuteurs qui auront « matcher ».

Pour info, aucun numéro de Siret n’est demandé, ce qui induit que n’importe qui peut proposer des offres, et postuler.

On connait déjà la difficulté qu’a Pôle emploi à gérer ces offres frauduleuses, imaginer le nombre d’arnaque qui vont se profiler… mais passons (encore).

Je ne remets pas en question l’utilité de l’outil, mais bien l’écart que ça va de nouveau creuser entre les usagers. Encore une fois, les personnes proches du marché de l’emploi seront privilégiées face à celles qui en sont éloignées.

Ce que je retiens de tout ça, c’est qu’un budget et des moyens énormes sont utilisés et mis en place pour un certain public, autonome, indépendant (ou presque), qui finalement, n’aurait pas réellement besoin de Pôle emploi.

Mais que faisons-nous pour tous les autres ? Cette politique du tout numérique vient accentuer les inégalités face à l’insertion.

Pôle emploi, bientôt plus qu’une assurance chômage

Bon nombre de conseillers le craignent : Pôle emploi pourrait être amené à terme à ne faire que de la prescription de formation et prestation et/ou gérer les indemnités des bénéficiaires.

L’accompagnement à l’emploi auprès des demandeurs et des entreprises, encore une fois cœur du métier, serait amené à disparaitre. Remplacé par l’informatique notamment, ou encore sous-traiter par des prestataires qui ont une obligation de résultat.

Aujourd’hui, il faut savoir qu’aucune pression (ou presque) au niveau du taux de retour à l’emploi est mise aux conseillers Pôle emploi.

En revanche, les prestataires, payés notamment par Pôle emploi ou d’autres services, ont un certains taux de retour à l’emploi à fournir pour avoir le marché quelques mois plus tard, et donc conserver leurs emplois.

On en vient donc à individualiser le travail du conseiller, et à créer un certain esprit de concurrence entre les différentes structures d’insertions. Diviser pour mieux régner.

Par ailleurs, la plupart des questions posées aux agents Pôle emploi sont liées à l’indemnisation. On peut le voir et le constater lorsque l’on passe une journée à l’accueil, donc au contact direct des usagers, ou sur la plateforme téléphonique.

Le temps d’attente est long, il arrive parfois qu’en région Centre, une soixantaine de personnes soient en attente d’un conseiller. Au vu de l’attente, on voit tout de même que quelque chose ne va pas, mais on ne fait rien.

Les conseillers à l’emploi se font donc remplacer peu à peu par des ordinateurs, des machines, des algorithmes créés par des informaticiens.

Mais il faudra toujours (du moins pour le moment) des personnes pour saisir des bulletins de salaire, régulariser les paiements, les valider etc.

La polémique sur le contrôle des demandeurs

Pour finir, j’aimerais parler de cette étude de loi qui consiste à contrôler les demandeurs d’emploi. Il faut savoir qu’un service fraude existe déjà, ils sont une soixantaine partout en France, renforcé depuis un an par 200 contrôleurs.

Mr Macron applique la demande de Mr Gattaz faite en octobre : effectuer un contrôle des demandeurs d’emploi « journalier », « hebdomadaire », ou « mensuel ».

« Actuellement, un chômeur peut voir son allocation réduite de 20 % pendant deux à six mois, en cas de recherche d’emploi insuffisante ou de refus de formation.

Si les manquements sont répétés, l’allocation baisse de moitié pendant deux à six mois, puis est éventuellement supprimée définitivement.

Elle peut également être suspendue pendant deux mois si le demandeur d’emploi refuse à deux reprises une offre raisonnable d’emploi.

Et si ce refus se répète, l’allocation est supprimée pendant deux à six mois – voire définitivement. » (La Dépêche, art 26/12/17).

En pratique, c’est rarement appliqué. Mais cela existe déjà. Que l’on commence par appliquer ce qui doit l’être.

Ils souhaitent radier les personnes ne répondant pas positivement à un certain nombre d’offres, régi par des critères prédéfinis.

Encore une fois, on enferme les personnes dans des cases. Mais faudrait-il encore que Pôle emploi soit à jour dans ses dossiers.

Environ un demandeur sur deux n’a pas son dossier à jour…

Sur 9 millions, le compte et vite fait.

Des envois massifs d’offre d’emploi sont faits. Si on les envoie à des personnes dont le dossier n’est pas à jour, comment leur reprocher de répondre négativement ?

Et je ne reviendrais pas sur les offres frauduleuses…

Chaque demandeur d’emploi devra par ailleurs remplir un « rapport d’activité mensuel ».
Les chômeurs devront lister l’ensemble des démarches effectuées pour favoriser leur retour à l’emploi. Encore une fois, comment vont faire les personnes étant en difficulté pour remplir ce document ? Seront- elles accompagnées ?

Pôle emploi assurera t’il toujours son rôle d’accompagnement à l’emploi ou continuera t’il à être un prestataire, un outil, aux mains des politiques dirigeantes ?

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L’école maternelle est un moment très important. C’est pendant cette période que les petits sont en plein développement de leurs capacités.

La scolarisation des moins de 3 ans est recommandée contre l’échec scolaire et pourtant en ce milieu d’année scolaire le bilan n’est pas terrible surtout pour les enseignant(tes).

En effet la rentrée a mal commencé avec des classes surchargées. On compte souvent en moyenne plus de 30 élèves par classe.

Il y a quelques années on ne voyait ça que dans les grandes villes, aujourd’hui, quasiment tout le territoire français est touché.

Cette situation est dénoncée à chaque rentrée :

« Une classe de 25 élèves serait l’idéal. Quand il y a 4 ou 5 absents on voit tout de suite la différence. A 30 ou plus, tout devient plus compliqué forcément. Les sorties coûtent plus chers et la gestion des élèves est plus difficile à organiser » me confiais une enseignante.

Les ouvertures de classes sont différentes pour chaque département. Dans le Loiret par exemple on se base sur le nombre global d’élèves à la maternelle, sachant que les classes doivent compter 30 élèves.

S’il y a 90 élèves il y aura donc 3 classes mais on ne prend pas en considération le niveau des élèves (38 en petite section 25 chez les moyens et 27 pour la grande section). Voilà pourquoi nous avons des classes avec des petits/moyens et des moyens/grands…

Bref, encore une adaptation pour les enseignants.

De plus, les inscriptions se font de bonheur (en février), du coup, on ne compte pas les enfants qui s’inscrivent en cours d’année. Ainsi, les classes peuvent donc encore augmenter sans pour autant avoir une classe supplémentaire.

Les classes surchargées affectent les conditions de travail des enseignants et la prise en charge de leurs élèves.
Nous, les parents, nous savons que le bruit, les disputes, donner et redonner les consignes est fatigant physiquement et nerveusement… Alors imaginez pour 30 enfants !

Plus la taille des classes est importante plus les élèves fragiles sont désavantagés. Les enseignants sont confrontés à un grand nombre d’élèves aux besoins spécifiques (ceux qui ont 1 handicap, ceux qui ont des difficultés à comprendre, les précoces.. .).

Tout ça est lourd à gérer.

Comment avoir une relation de qualité avec chacun des enfants avec autant d’élèves?

« On fait tout notre possible pour être à l’écoute des besoins spécifiques de l’enfant et nous privilégions l’individualité et faisons moins de spécificités dans les travaux de groupes ». Voilà la réponse d’une enseignante.

L’arrêt brutal par l’Etat des Contrats Aidés fut une des autres difficultés à surmonter. Ils concernaient principalement l’éducation nationale dont Jean-Michel Blanquer en est le ministre.

En août 2017 il avait reconnu que plus de 23 000 contrats aidés seraient supprimés. Désormais c’est chose faite, notamment ceux qui étaient affectés à l’assistance aux directeurs d’établissement. Les enseignants l’ont apprit à la rentrée et souvent par la presse.

Quelles sont les conséquences ?

 Personne pour répondre au téléphone ni pour appeler les familles et encore moins pour gérer les courriers
 Personnes pour accueillir les visiteurs ou les partenaires de l’école
 Personne pour aider à la répartition des élèves en cas d’absence
 Personne pour faire les comptes rendus sur les sorties scolaire et noter les RDV
 Personne pour ouvrir l’école et surveiller l’entrée malgré un plan Vigipirate…

« Nous travaillons à flux tendu, on ne peut pas anticiper. Semaine après semaine on voit comment on peut s’organiser » déplore la directrice d’une école maternelle.

Il y a un enseignant et un ATSEM (Agent Territorial Spécialisé des Ecoles Maternelles) par classe de 30.

Si l’école possède 3 classes cela fait 6 adultes.

En cas d’accident cela mobilise 2 à 3 adultes il en reste donc que 3 pour surveiller environ 90 élèves !

Certains parents sont inquiets quant à la sécurité physique et psychologique des enfants.

Un mois après la rentrée, le gouvernement avait annoncé des nouvelles mesures comme la suppression de poste, le point d’indice gelé….

C’est ce qui a mené à une grève massive des fonctionnaires incluant les enseignants le mardi 10 octobre 2017.

Ajouter à ça des locaux parfois vétustes, un manque de moyens financiers,…, je suis consternée de voir dans quelles conditions les enseignants travaillent et pourtant celles que j’ai côtoyé et interrogé gardaient le sourire, le moral et avaient beaucoup de courage.

« Guider les premiers pas des écoliers dans la vie procure de grandes satisfactions. »

Il faut espérer que les prochaines rentrées se fassent dans de meilleures conditions « Il ne faut pas rater une rentrée. C’est important que cela se fasse dans de bonnes circonstances, que les enfants se sentent en confiance dès le début. »

A la question « que préfère une enseignante et directrice d’école dans son métier », voilà la réponse de l’une d’entre elle: « L’apprentissage, la transmission, la compréhension, mettre un sens à ce que les enfants apprennent et le lien avec les parents, le périscolaire… »

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont aidé pour la rédaction de cet article et surtout à toutes celles et ceux qui prennent soin et qui enseignent à nos petits dans la joie et la bonne humeur (enseignants(es), ATSEM, personnel de cantine…)

Mark Fish disait : « Un maitre est en lui-même un enseignement : chacun de ses gestes, de ses regards est une leçon. »

Nathalie.

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On ne va pas se mentir, vous n’êtes pas sans savoir que la très grande majorité des « beurs et des Blacks » ne rentrent pas en discothèque.

Pourquoi?!

Certaines personnes répondront naïvement que ces derniers ne sont pas habillés correctement, qu’ils ne viennent pas régulièrement, qu’ils ont eu des soucis avec les videurs, etc… etc…
Etes-vous convaincus par ces réponses ?

Moi pas du tout !

L’unique raison, et nous la connaissons tous c’est que ces établissements pratiquent de la discrimination « raciale ».

Ceux qui refusent de voir la vérité diront que ce n’est pas le cas arguant que les portiers sont eux-mêmes d’origines étrangères…

Et c’est là où les chefs d’établissement sont un peu malins…

En mettant à l’entrée des « blacks et des beurs », les patrons se croient protégés par cet « alibi » pour faire recaler par les videurs les personnes que j’ai évoqué ci-dessus…

Comme vous le savez, le monde de la nuit réserve de nombreuses surprises…

Des personnes introverties en journée se transforment littéralement en soirée, certaines boivent jusqu’à plus soif mettant leur vie et celles des autres en danger que ce soit à l’intérieur des boîtes provoquant des bagarres ou à l’extérieur lorsqu’elles prennent le volant.

Revenons si vous le voulez bien aux refus quasi systématique dont sont victimes les « rebeux et les blacks » lorsque ces derniers se présentent à l’entrée.

Il y a deux cas :

Le 1er : Lorsqu’un black ou un beur se présente seul à l’entrée, on lui refuse en lui disant: « Désolé mais il faut être accompagné ».

Analysons cette réponse quelque peu bizarre :

On voudrait nous faire croire qu’il faut être accompagné pour entrer ?!

Non seulement ces derniers les refusent en raison de leurs origines mais ils les prennent aussi pour des imbéciles en leur balançant cette fausse excuse de l’accompagnement.

Il faut être logique. Beaucoup vont en boîte pour draguer, s’amuser, décompresser ou dans l’espoir de rencontrer quelqu’un.

Leur dire de venir accompagnés est stupide d’autant plus qu’on ne le dit pas aux filles… Pourquoi cette injustice!?

D’ailleurs, cette « excuse » bidon n’est pas dite aux personnes de type européen. Pourquoi ?
Et ce n’est pas tout…

Comme tout le monde le sait, pour entrer en discothèque, il y a un code vestimentaire à respecter. Et pourtant, certaines personnes, toujours les mêmes (les européens), arrivent à y accéder seuls et vêtus de claquette/bermuda.

Est-ce juste alors qu’on laisse sur le carreau les « magrébins et les noirs » qui sont pourtant habillés correctement ?

Non ! Bien sûr que non !

2ème cas : Lorsqu’un black ou un beur arrive accompagné, dans la majorité des cas, il se fera refuser l’entrée et cette fois, la raison invoquée par le videur est: « désolé il faut être habitué ».

Analysons une fois de plus cette excuse « débile » :

Les professionnels de la nuit ne réfléchissent-ils pas ?!

Pour être habitué, il faut au moins pouvoir entrer une fois !

Et puis franchement, pensez-vous que tous les clients à l’intérieur sont des habitués ?!

Vous connaissez mon point de vue qui est partagé par bon nombre de personnes; mais lorsqu’on rédige un article, nous nous devons d’être objectifs et c’est pourquoi pour la rédaction de celui-ci, j’ai rencontré un ancien portier (qui souhaite garder l’anonymat) qui a travaillé dans de nombreux établissements.

J’ai voulu l’interroger sur le fond des refus et ses réponses vont choquer celles et ceux qui défendaient corps et âmes les professionnels de la nuit.

A la question si les portiers avaient des consignes des patrons quant aux clients à faire rentrer ce dernier répond :

« Avant l’ouverture, le patron nous fait toujours le même speech et nous rappelle qu’il ne faut pas qu’il y ait trop de noirs et d’arabes mais qu’il y en ait quand même quelques uns pour avoir le quota et de préférence des personnes qu’on connait pour éviter les embrouilles ».

Je poursuis l’interview en lui demandant s’il est conscient qu’il s’agit de discrimination et ce dernier me répond :

« Bien sûr que je le sais mais je n’avais pas le choix. Ayant une famille à nourrir et des factures à payer, je devais obligatoirement suivre les consignes même si je savais pertinemment que c’était illégal ».

Je lui demande alors si la plupart des portiers cautionnent sans broncher ou s’ils essaient de faire changer d’avis à leurs patrons. Sa réponse :

« Quand on débute dans la profession, on n’ose pas contredire les boss. Alors on fait ce qu’ils nous demandent. Dès qu’on a un peu d’ancienneté on leur parle, on essaie de leur faire changer d’avis mais ils nous remettent très vite à notre place et nous disent que si on n’est pas content on prend la porte ».

Que faut-il faire pour changer les mentalités ?

Beaucoup diront que les choses s’arrangeront avec le temps quand d’autres protesteront que rien ne changera…

Je me souviens qu’à l’époque, en 2003, nous avions fait un testing sur 5 discothèques.
Pour se faire nous avions besoin de « cobayes ». Nous avions formé 2 couples et le résultat était sans appel…

En effet, l’un des deux était entré dans les 5 boites visées sans aucune difficulté quand l’autre s’était fait refuser l’accès des 5 établissements…

Petite précision : Pour le couple qui n’est rentré nulle part, le garçon était d’origine maghrébine.

Des journalistes de la République du Centre qui étaient présents avaient titré en 1ère page: « La discrimination existe, nous l’avons rencontrée ».

Que pouvons-nous en conclure à part qu’il y a de la discrimination dans les discothèques ?
Qu’en est-il 15 ans plus tard ?

Rien n’a changé malheureusement.

L’accès en boite de nuit est réglementé par l’article L3342-3 du code de la santé publique en fonction de l’âge du mineur.

Que dit cet article ?

L’Article L3342-3 stipule qu’il est interdit de recevoir dans les débits de boissons des mineurs de moins de seize ans qui ne sont pas accompagnés de leur père, mère, tuteur ou toute autre personne de plus de dix-huit ans en ayant la charge ou la surveillance.

Toutefois, les mineurs de plus de treize ans, même non accompagnés, peuvent être reçus dans les débits de boissons assortis d’une licence de 1ère catégorie.

C’est quoi la licence 1ère catégorie ?

Les débits de boissons à consommer sur place sont répartis en quatre catégories selon l’étendue de la licence dont ils sont assortis :

La licence de 1ère catégorie, dite « licence de boissons sans alcool » ne comporte l’autorisation de vente à consommer sur place que pour les boissons du premier groupe.

Quelles sont ces boissons du 1er groupe ?

Comme cité ci-dessus, ce sont les boissons sans alcool telles que les eaux minérales ou gazéifiées, les jus de fruits ou de légumes non fermentés ou ne comportant pas, à la suite d’un début de fermentation, de traces d’alcool supérieure à 1,2 degré, les limonades, les sirops, les infusions, le lait, le café, le thé, le chocolat. Source Internet

Rappelons que dans les discothèques il y a des mineurs de moins de seize ans non accompagnés de qui que ce soit…

Les accepter est un délit. Ajouter à celui là celui de la discrimination ça commence à faire beaucoup…

Combien d’autres délits ces établissements ont-ils le droit de commettre avant d’être inquiétés ? Avant d’être condamnés ?

Pour celles et ceux qui découvrent l’envers du décor, répondez à cette question :

Y a-t-il de la discrimination en boite de nuit ?

Pour ma part la réponse est claire…

Pas plus tard que ce week end, une femme s’est fait virer d’une salle de sport à Paris parce qu’elle portait un turban… Nous avons pu voir l’indignation de certains internautes face à cette discrimination pendant que d’autres trouvaient ça normal car le règlement stipulerait qu’il est interdit de porter des capuches, des bonnets, des casquettes…

Dans ce cas là, pourquoi ne dit-on rien aux hommes qui portent une casquette ?

Nous aurons l’occasion de traiter ce sujet très prochainement.

Pour conclure, je poserai la question suivante :

Comment se fait-il qu’en 2018 il y ai encore des distinctions entre les individus.

AJ

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Je m’appelle Giovanni, j’ai 16 ans et pour mon premier article, je souhaite parler d’un sujet qu’on a tendance à stigmatiser… : la jeunesse.

Nous vivons dans une génération qui ne cesse de changer et d’évoluer au fil du temps. Avec un monde en pleine transformation, je me pose des questions :

Comment trouver sa place ?

Et comment faire pour montrer que tous les jeunes ne sont pas mauvais ?

Le terme « mauvais » est peut être un peu fort, mais croyez-moi, avec ce que je lis, vois et entend, la plupart des jeunes sont mal vus.

Concrètement, c’est quoi être « jeune » ?

Quelle vision avons-nous actuellement de la jeunesse dans la vie de tous les jours ?

J’ai voulu en savoir plus en allant sur le terrain…

J’ai demandé à différentes personnes, d’âges différents (enfants et adultes), de me donner leur avis sur la jeunesse telle qu’elle est aujourd’hui et le moins qu’on puisse dire c’est que les avis sont partagés…

Vous verrez ci-dessous une synthèse de mes recherches.

Mais avant, j’aimerai rappeler que la jeunesse est une période de la vie, majeure ou mineure.

Elle est souvent assimilée à l’adolescence qui elle-même est qualifiée par de nombreuses générations comme le plus bel âge de la vie.

En effet, à l’adolescence on ne doute pas, on est insouciant, on a des ambitions, on pense être le plus fort, on croit aux idéaux…

Mais il y a aussi ceux qui disent que la jeunesse doit nous servir pour nous gérer que ce soit moralement ou financièrement et cela afin de nous préparer pour la « vraie vie » : notre avenir…

Malheureusement les adultes d’aujourd’hui en ont une image de plus en plus dégradante…

Faut-il rappeler qu’il y a « 2 catégories de jeunesse » ? 2 « catégories » qu’il ne faut pas mélanger !!

Il y a la jeunesse « travailleuse » et la jeunesse qui « galère ».

Pour la première, elle est parfois brillante et se donne à fond pour réussir son avenir.

Quant à la deuxième, elle est malheureusement au mieux en en attente d’emplois non précaire, au pire au chômage.

Sans être dans l’assistanat elle attend qu’on lui donne un coup de pouce.

Arrêtons de juger et d’avoir une mauvaise image sur tout.

Arrêtons aussi toutes les stigmatisations !

Pour continuer à parler de la jeunesse, pour celles et ceux qui en ont une mauvaise image, ils l’a qualifie malheureusement « d’énervante, d’égoïste, de violente, d’irrespectueuse… ».

Et pour ne rien arranger, il y en a qui cherche à opposer les jeunes avec les anciens en pointant du doigt les incompréhensions intergénérationnelles telles que la culture, l’éducation, le monde numérique, la religion… suscitant chez certains des craintes avec des phrases chocs du genre :

« Ils sont mal élevés ! Il faudrait les rééduquer ».

Ces personnes qui critiquent, n’étaient-elles pas jeunes ?

N’avaient-elles pas envie de tester leurs limites et celles de nos institutions ?

On a parfois l’impression que la plupart d’entre elles sont nées « vieilles ».

Moi je dis qu’il faut se mettre à notre place.

Quand on voit nos parents « galérer » pour joindre les deux bouts, stresser pour payer les factures, … je me dis que nous avons raison de profiter de notre jeunesse car nous aurons malheureusement tout le temps de nous « prendre la tête » quand on sera adulte.

Je ne dis pas qu’il faille vivre sans penser à l’avenir mais il faut profiter de notre jeunesse même s’il est important bien sûr de profiter de cette dernière pour devenir de bons citoyens.

Alors je conseillerai à toutes les générations confondues d’être solidaires, de ne pas être dans le jugement et de ne pas faire « d’un cas » une généralité.

Il y a des bons et des mauvais partout et quelque soit les tranches d’âges…

Giovanni

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S’exprimer librement, faire le pitre, vouloir faire rire les gens peut nous couter notre place ! C’est effarant !

Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, Tex, l’animateur des Z’Amours depuis 17 ans vient de se faire virer de France 2.

Le motif ?

Une blague qu’il avait racontée fin novembre dans l’émission « c’est que de la télé » animée par Julien Courbet sur C8.

Et oui, vous ne rêvez pas. Il a été viré pour avoir fait une blague…

Voici l’objet du « délit »:

« Les gars, vous savez ce qu’on dit à une femme qui a déjà les deux yeux au beurre noir ? On ne lui dit plus rien, on vient déjà de lui expliquer deux fois ! »

Avant de la faire il avait prévenu que c’était un sujet sensible mais il était loin de se douter que cette blague jugée « douteuse » allait lui faire perdre son poste sur France 2.

Était-elle drôle, je répondrais par la négative.

Méritait-il de se faire virer pour autant ? Ma réponse reste la même.

On nous bassine avec la liberté d’expression mais qu’en est-il vraiment ?

Y a-t-il des sujets avec lesquels il ne faut pas plaisanter ?

Y a-t-il des sujets tabous ?

Des communautés ou des genres méritent-ils d’être plus moqués que d’autres ?

Il faut savoir que Tex avait l’habitude (sur le ton de la plaisanterie) de se moquer des candidats en imitant leurs accents même si ces derniers n’en avaient pas.

Objectivement je dirai que c’était dis et fais dans une ambiance bon enfant.

Pourtant, j’en suis sûr qu’il avait dû heurter la sensibilité de certains téléspectateurs.

En avons-nous eu vent ? Pas que je sache.

Et pourtant, lors d’une déclaration à Puremédias, nous apprenons de la part de la direction de France 2 que « Le public a manifesté très clairement son mécontentement depuis plusieurs mois face à certaines de ses déclarations humoristiques à l’antenne. Ces informations lui ont été indiquées par la production à plusieurs reprises. Il apparaît que Tex n’est plus en adéquation avec les attentes du public et de la chaîne pour ce jeu ».

Alors comme ça le public a manifesté son mécontentement depuis plusieurs mois et ça n’est qu’après cette fameuse blague qu’il se fait virer ?!

Pourtant il a fait des blagues sur les maghrébins, les noirs… et rien. Nous pourrions être amenés à penser que certaines choses peuvent être dites sur le service public et d’autres non.

Est-ce juste ? Pas du tout.

Je ne ni fan de l’émission ni du présentateur, mais je pense sincèrement que ce dernier qui est aussi humoriste sortaient des blagues pendant l’émission juste pour détendre l’atmosphère et faire rire le public et les téléspectateurs.

Combien d’humoristes avant lui ont fait des blagues racistes, graveleuses, sexistes… dans le service public sans qu’ils ne soient inquiétés ?

Je veux bien qu’on dise que les temps ont changé mais quand même… !

Les premiers à avoir réagi à cette éviction sont Anne Roumanoff et Jean Yves Lafesse.

Bientôt il y aura une charte de l’humour et les artistes ne pourront plus dire ce qu’ils veulent. Ils seront muselés.

Soit ils collaboreront, soit ils entreront en résistance…

France 2 qui décide de virer un animateur pour une blague… C’est pathétique.

Rappelons que Monsieur Zemmour a longtemps collaboré avec Monsieur Ruquier dans « On n’est pas couché »…

Pendant de nombreuses années sur un ton sérieux il avait sorti des inepties, des propos discriminatoires voire racistes et pourtant il y officiait toutes les semaines.

Où est la logique ?!

Je suis sûr que les « plaintes » des téléspectateurs à l’encontre de Monsieur Zemmour étaient bien plus nombreuses que celles à l’encontre de Tex et pourtant aucun mot de la direction de France 2…

Je suis le premier à dire et à penser qu’on ne peut pas rire de tout.

Celles et ceux qui pensent le contraire sont les premiers à s’offusquer sur telles ou telles blagues.

Soit on rigole de tout, soit on rigole de rien !!!!!!!!!

Pourquoi ne pas mettre en application leurs dires ?

Auraient-ils le droit de rire sur certains sujets et condamner les autres sous prétexte qu’ils se sentent visés ou attaqués ?

Il est regrettable et triste de constater que certaines décisions sont prises sur des « coups de têtes » quand d’autres sont calculées pour plaire à l’opinion publique.

AJ

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Johnny s’en est allé. Comme chacun le sait, la mort touchera tout le monde.

Concernant la mort de cet artiste ultra connu, les médias et les gouvernants ont mis en œuvre ce qu’on pourrait appeler un choc émotionnel de plus…

Oui un chanteur populaire est mort. C’est a priori un évènement banal, ordinaire qui peut susciter une vraie émotion chez ses fans et les amoureux du rock, mais j’essaie de comprendre pourquoi la totalité des chaines nous en ont parlé pendant plusieurs heures et plusieurs jours.

Il ne s’agit pas de juger qui que ce soit mais j’essaie simplement d’analyser ce fait de société avec sagesse et bienveillance.

Les médias nous ont saturés de Johnny 24h/24 avec injonction obligatoire d’aimer Johnny et d être Johnny après avoir été sommés d’être Charlie…

Le Président Macron est allé jusqu’à lui donner le titre de « héros français »….. Jean Moulin doit apprécier….

…. Pourtant Johnny habitait Los Angeles et Saint Barth, ile de milliardaire pour semble t-il payer moins d impôts à la nation française. De nombreuses personnalités comme lui ont été dans des Paradis fiscaux et ils ne sont pas traités de la sorte… Pire encore, elles avaient été insultées…

Enfin bref ! Pour ma part, c’est tout sauf un héros français ! Qu’on le veuille ou non, c’était un homme très riche qui cherchait à fuir le fisc : bel exemple pour notre jeunesse…

Pourquoi les médias et le gouvernement français ont il profité de la mort de Johnny pour saturer l’espace médiatique ?

Ces derniers en sont même venus à hiérarchiser les morts…

Nul ne pourra me contredire quant au fait que la mort de Johnny a squeezé celle de Jean D’Ormesson…

Cet homme qui était un écrivain, un journaliste, un philosophe et un membre de l’Académie française s’en est allé sans qu’on s’en aperçoive…

Oui j’exagère un peu en disant cela mais contrairement à Johnny, « rien » a été fait… Oui il y a eu un hommage national mais c’était moins « vendeur » que la star du rock…

Je pense qu’après le buzz sans lendemain sur les pauvres esclaves en Lybie (qui à ce jour sont toujours vendus et torturés) les médias ont voulu en faire un autre avec la mort de « l’dole des jeunes » pour orienter les émotions du peuple.

Quelles sont donc les conséquences d’une saturation émotionnelle ?

Source https://nospensees.fr/5-symptomes-de-lintoxication-emotionnelle/

Je cite quelques éléments:

« On peut dire qu’être intoxiqué émotionnellement empêche de penser avant de parler et de prendre les choses avec du recul. »

« Vos peurs font surface »

« Vos peurs et tout ce qui est lié à votre sentiment d’insécurité remontent à la surface et dirigent votre vie. Vous êtes devenu plus réactif et vous êtes bien souvent sur la défensive. »

Et en conclusion:

« Ce n’est pas que vous ne voulez pas bien faire, mais c’est pour vous un effort surhumain de considérer les choses selon différentes perspectives à propos de n’importe quel sujet. Vous n’avez pas la force nécessaire pour faire face à ces défis quotidiens. »

La saturation émotionnelle ne permet plus d’analyser concrètement les évènements. Elle vous met en état de peur et d’insécurité et tue votre esprit critique ».

Hors, les dirigeants du pays, eux ont su garder très habilement la tête froide et utiliser cette saturation émotionnelle de la population.

Le Président Macron est un redoutable cynique habile.

En effet, un seul exemple :

Le peuple devrait se révolter et se mobiliser en sachant que plus de 145 000 personnes sont à la rue dont 30 000 enfants.

Comment se fait-il que les pouvoirs publics ont distribué des couvertures de survie aux fans de Johnny pendant qu’ils attendaient le cortège funèbre….

… alors que ces mêmes pouvoirs publics n’en distribuent pas aux SDF ?!

En juillet à Orléans, le cynique Président Macron avait promis que fin décembre il n’y aurait plus un SDF dehors, ni dans les parcs etc…

Nous ne sommes pas encore fin décembre, mais je peux d’ores et déjà vous dire que cette promesse ne sera pas tenue car aucun dispositif d’urgence supplémentaire n’a été mis en place.

Cette réponse a été faite par le Préfet du Loiret aux élus du conseil départemental !

A ce stade, mon impression dominante c’est l’inquiétude.

Inquiétude quant à la capacité de ce peuple à se rebeller contre sa propre aliénation.

Inquiétude à ne pas pouvoir identifier la force ou le contre-pouvoir qui pourrait ralentir notre course effrénée vers de grandes catastrophes, cyniquement orchestrées par nos dirigeants.

Réservons notre compassion, non pas au veau d’or ou à des idoles milliardaires, mais à nos proches et à nos frères en humanité qui sont en souffrance, parce que sans droit, sans toit, sans famille et sans chaleur humaine.

Denis Petitjean

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A quand une égalité de traitement ?!

Depuis un certain temps, pour faire le buzz, de nombreux médias et de nombreux politiciens n’hésitent pas à stigmatiser une partie de la population.

Ajoutez à cela les pseudos intellectuels qui ne se cachent même plus d’être islamophobes, force est de constater qu’il y a aujourd’hui en France, un acharnement à l’encontre des musulmans.

Nous constatons une multiplication des amalgames. En effet, beaucoup mettent dans le même « panier » les musulmans, les immigrés, les islamistes, les terroristes…

Au lieu de dénoncer cela et de condamner les protagonistes, rien est fait. Pire, on parle de liberté d’expression.

Comment se fait-il que de tels propos soient banalisés ?
Où est la justice ?

Les racistes et les islamophobes s’en frottent les mains puisque personne ne leur dit rien.
Franchement, croyez-vous que tous les maux de la France soient liés à l’Islam ?

Il suffit que la population musulmane fasse quelque chose ou soit accusée de quelque chose pour que les médias, les politiques mais aussi l’opinion publique s’acharne sur elle.

Nous avons beaucoup entendu parler ces derniers jours des prières de rues… Sachez que dans tous ce qui a été dit, il y a à boire et à manger…

Certains ont dit qu’il s’agissait de crises identitaires car soit disant les marocains ne voudraient pas prier avec les algériens et vice versa, pareil pour les turcs…

Où vont-ils chercher ça ?

La seule distinction en Islam c’est la piété.

En effet, la couleur, la « race », le rang social, la nationalité ou l’origine, n’ont aucune valeur en Islam.

Pour en revenir aux prières de rues, à l’époque, durant les guerres 14/18 et 39/45, pour libérer la France du nazisme, elles ne dérangeaient pas…

Nous avons aussi beaucoup entendu parler des cas de viols ou d’harcèlements sexuels avec notamment le hashtag « balance ton porc ».

De nombreuses personnalités ont été pointées du doigt et des plaintes ont été déposées contre elles. Nous avons pleinement confiance en la justice et nous savons qu’elle fera son travail. Espérons qu’elle le fasse en faisant abstraction de l’opinion publique…

Ces derniers temps, il y a eu des « émissions spéciales » qui ont évoqué les accusations qui visaient Tariq Ramadan.

Est-il coupable ? Nous n’en savons rien.

Est-il innocent ? Nous n’en savons rien non plus.

Un jour ou l’autre nous aurons le fin mot de l’histoire car il n’y a pas de serrures assez solides pour emprisonner la vérité.

Toujours est-il, qu’en France, il devrait être présumé innocent.

Qu’est ce que la présomption d’innocence ?

La présomption d’innocence est le principe selon lequel toute personne qui se voit reprocher une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement prouvée. La plupart des pays d’Europe reconnaissent et utilisent le principe de la présomption d’innocence. (Wikipédia).

Ci-dessous vous allez avoir un montage vidéo où Manuel Valls parle de l’accusation pour viol qui visait à l’époque Dominique Strauss Kahn et celle qui vise aujourd’hui Tariq Ramadan…

Edifiant non ?! Pourquoi Monsieur Valls voit les choses différemment ?

Pourquoi ce deux poids deux mesures ?

Rappelez-vous, les médias nous avaient aussi pas mal bassinés avec la conversion de Diams…

Après son passage dans l’émission « 7 à 8 », elle avait été longtemps trainée dans la boue.

Le mot « endoctrinement » avait même été utilisé à plusieurs reprises.

Question simple : Les médias en auraient-ils fait autant si Diams s’étaient convertie à une autre religion que l’Islam ?

Personnellement, je répondrai non.

A présent, parlons d’une ancienne « star » qu’on ne voit plus à la télé et qui elle aussi s’est convertie mais au……… bouddhisme.

Il s’agit de Davina Delor. Ce nom ne vous dira certainement pas grand-chose, mais sachez que dans les années 80, avec son acolyte Véronique, elles étaient à la tête de l’émission sportive « Gym Tonic ».

Aujourd’hui, Madame Delor est devenue nonne bouddhiste et répond maintenant au nom de Gelek Drolkar.

Elle habite avec trois autres nonnes dans sa maison de campagne du Poitou qu’elle a transformée en mini-monastère.

Aujourd’hui, après avoir renoncé à tout ce qui perturbe l’esprit (l’argent, le sexe, la célébrité mais aussi la colère), elle dédie son quotidien à la communauté et à un monastère de 80 personnes au Tibet dont elle doit assurer le financement des repas quotidiens. (Paris Match)

Avouez que tout comme Diams, Madame Delor a radicalement changé.

Alors pourquoi, dans son cas, les médias n’ont pas parlé d’endoctrinement ou de « racket » (par rapport au financement de repas pour 80 personnes au Tibet) ?

Ne croyez surtout pas que j’adopte une position « victimaire ». Ca n’est pas du tout le cas. Au contraire!
Sachez que dénoncer les injustices ne fait pas des personnes qui le font des victimes. Au contraire.

Elles font leur travail de lanceurs d’alertes.

Pour conclure, je dirai qu’il faut arrêter de prendre l’Islam pour le bouc émissaire.

La tolérance devrait être une vertu.

AJ

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Dans le cadre des ateliers en mouvements de partages utopiques et éthiques, l’ami Yves Bodard propose et offre à travers des interventions, des conférences, des débats thématiques publics, un espace de formation permanente de réflexion, d’échanges et de partages à destination de tous.

La participation à ces ateliers est bien entendu gratuite.

Depuis septembre 2016, ce travailleur social et auteur engagé en a déjà organisé plusieurs et dans différents endroits :

5 à la Java Pop, une à la Maison Pour Tous Jacques Tati et une autre à la Maison Pour Tous Jean Gabin.

Pour satisfaire un maximum de personnes et pour leur permettre d’échanger dans le respect de chacune et de chacun, différents thèmes sont proposés pour d’une part résister et lutter contre les inégalités sociales et d’autre part déconstruire les idées reçues pour faire émerger un pacte de faire société ensemble.

Voici les différentes thématiques qui ont été présentées :

• Prévention ou sécuritaire
• Le tri des déchets
• La situation des Mineurs isolés étrangers
• L’inclusion des personnes en situation de handicap
• Le viol sous l’aspect pénal et traumatique
• La naissance de l’université populaire à Orléans
• Ecoute ma différence : Fais-moi signe

Et je vais justement vous parler de la dernière à laquelle j’ai eu la chance d’assister…
Cette soirée qui a eu lieu mercredi 11 octobre à la Java Pop avait pour but de parler de la « place des personnes sourdes dans une société qui se dit inclusive ».

Cette conférence ainsi que les différents échanges ont été traduits en langue des signes française.

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu être présents ce soir là, vous allez à travers cet article qui est sous forme de reportage vivre les moments forts à travers des petits montages vidéo. Je m’excuse d’avance pour la qualité… En effet, par moment il y a des décalages au niveau des dialogues mais peu importe puisque nous avions les signes…

La soirée avait commencé par une allocution de bienvenue d’Yves Bodard ainsi qu’une présentation des objectifs des conférences qu’il organise. Je vous laisse regarder…

Ensuite ce fut le tour d’Emelie Soubieux qui après s’être présentée, nous avait parlé de l’histoire des sourds…

Vint ensuite le tour d’Adeline Beaujon, qui est interface.

Alors qu’est-ce qu’un interface?

L’interface est un professionnel qui facilite la communication entre la personne sourde ou malentendante et ses relations sociales et professionnelles.

Il s’adapte à la fois au système de communication de l’établissement et à celui de la personne sourde ou malentendante.

Il faut savoir que Millie Brother est à l’origine du terme Child of deaf adult lorsqu’il a fondé l’organisation CODA en 1983.

Pour être un CODA (enfant entendant de parents sourds), il faut réunir trois conditions:

• l’un des deux parents de l’enfant doit être sourd ;
• la langue première ou langue dite privilégiée doit être la langue des signes ;
• l’enfant doit s’impliquer dans la communauté sourde.

90% des enfants nés de parents sourds peuvent entendre normalement. (Source Internet)

Pour continuer, je vous livre le témoignage de MONSIEUR François Gérard (Président de l’association Visuel Langue des signes française Centre) qui comment dirais-je…. Le mieux c’est de le voir…

Lorsque Rémi Piat (salarié à Visuel) vint à son tour s’exprimer, c’était pour nous expliquer les différences au niveau des expressions entre les sourds et les entendant.

Il y a eu ensuite une pause musicale. Ange Minkala et Adeline Beaujon nous ont interprété un merveilleux slam…

Je vous laisse savourer ce moment magique…

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1477718032315420&id=100002317122542

Pour celles et ceux qui n’auraient pas Facebook, voilà le lien du clip « les voix du silence » qui est sur Youtube:

Cet agréable moment a laissé place aux différentes questions et réactions des personnes présentes. Le sujet qui avait fait le plus réagir, c’était l’hôpital d’Orléans…

Rémi Piat nous a confié avoir écrit plusieurs courriers au Directeur ainsi qu’au Président de l’hôpital en vain…

Nous allons essayer de faire remonter ces revendications et nous aurons l’occasion de traiter de ce sujet en profondeur dans un prochain article.

Pour finir, je dirais que c’était la première fois que je me rendais à la Java pop et que c’était aussi la première fois que j’assistais à une conférence organisée par l’ami Yves.

C’était MAGNIFIQUE ! Il y a eu des moments riches en émotions.

J’encourage les personnes à s’y rendre et à y participer. Croyez-moi vous ne serez pas déçus.

AJ

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Je souhaitais partager avec vous un sujet : LA LETTRE DE MOTIVATION.

Un sujet exposé, surexposé, voire même exploité et rentable. OUI rentable !!

Rentable puisqu’à ce jour vous connaissez sans doute un panel monstrueux de sites, qui vous permet de COPIER COLLER !!!! the LETTER ….

La belle lettre de motivation, celle qui permet de vous vendre auprès des employeurs. DE VOUS VENDRE ! Mais vendre quoi ? Votre savoir-faire ? Votre rigueur ? Votre jolie dentition …

Pour rappel, Oyé Oyé chercheurs !!!!

Trop moche, trop gros, trop petit… ou même trop beau. L’apparence physique est l’un des critères de discrimination le plus fréquent mais aussi le moins dénoncé.

Pourtant il y a la loi du 16 novembre 2001, relative à la lutte contre les discriminations…

Bienvenue au casting de recrutement.

Voilà comment j’expose le premier sujet : SAVOIR SE VENDRE

Je suis expérimenté en la matière et je maîtrise très bien le sujet.
Je précise que je suis même un EXPERT. Oui oui, un expert !

Je connais les méfaits de la crise économique et social, le chômage… !!!! J’ai même été limogé à Limoges. Truc de ouf !!!!

Alors certains se disent que c’est pour faire un jeu de mots, et bien détrompez-vous, ça m’est vraiment arrivé.

Alors OUI j’ose le dire Monsieur le PRÉSIDENT !!!!
 » Hé Manu je ne suis pas un FAINÉANT

Revenons à nos moutons « enfin s’il en reste vu qu’il y a eu une fête il n’y a pas longtemps… Spéciale dédicace à Brigitte DOBART …

Se vendre n’a rien de bon car cela vous amène à oublier que l’employeur a besoin de vous pour développer son entreprise, accroître son chiffre d’affaire et prospérer.

Ben oui mon cousin, savoir se vendre n’a aucun intérêt. AUCUN !!!

Cette veille notion déshumanisée 7.0 vous décentre de votre quête personnelle et vous fait perdre les pédales au point de vous prendre au jeu de la schizophrénie ambiante ….

Entre les ateliers de : « Re » motivation, savoir se vendre, de relooking, de réseaux sociaux, de codes sociaux, de gestion du stress, de normes sociales, pour développer sa confiance et j’en passe….

BREF !

Du saupoudrage, de l’événementiel, du spectacle avec de la musique et des places de concerts à gagner … « 2000 CAROTTES 2000 SOURIRES ».
Le bon cv qui « tape » et les queues interminables POUR NADA !!!

DU VENT et du NOMBRILISME made in Plastique Bertrand
BIG dédicace à monsieur Nerf vague de son prénom ALEX, futé comme l’éclair, la piquasse !

Aucune logique ! Il faut seulement rentrer dans le moule SINON … !!!

On vous demande depuis votre plus jeune âge de correspondre à la « masse ».
Le sujet du NON conformisme a fait couler de l’encre, des larmes mais aussi du sang.

On vous cache la vérité sur vous même !

Restez-vous-même. Osez dire haut et fort la personne que vous êtes et non le modèle que l’on dessine pour vous. OSEZ DIRE NON !!!

Osez dire : « je n’ai rien à vendre seulement je souhaite que l’on arrête de choisir à ma place, que l’on accepte mes défauts qui font mes qualités ».

En cela votre déterminisme, votre volonté et votre différence feront de vous un être motivé, confiant et près à tous les défis…

Voilà mon 1er atelier d’échange de savoir.

Alors à la revoyure les loulous….
À vous de jouer ….

DLDR
Des Litres et Des Ratures

Littérature..

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Il y a énormément d’addictions qui ont des effets néfastes sur les personnes.

On parle d’addiction quand on ne peut plus se passer d’un produit ou d’une activité malgré son effet nuisible sur sa santé ou sa vie.

Le sujet que j’ai choisi de traiter est l’addiction de l’alcool et j’aborderai aussi l’alcoolisme passif…

A cause du Syndrome d’Alcoolisme Fœtal (SAF), ce sont malheureusement les bébés qui sont les premières victimes. En effet, certaines mères continuent de consommer de l’alcool pendant leur grossesse.

7000 enfants environs seraient concernés chaque année par les séquelles plus ou moins graves. C’est la première cause de handicap et de retard mental. (Source Internet).

Ce fléau qu’est la surconsommation d’alcool engendre malheureusement des dommages collatéraux comme des accidents de la route, des suicides, des homicides, des agressions, des viols, des maltraitances familiales, etc…

Si la personne alcoolique souffre, il faut savoir que son entourage aussi…
Et c’est de ce point précis que je vais vous parler grâce au témoignage d’Anne S, fille d’un alcoolique.

« Je me souviens vers l’âge de 10/12 ans j’ai cassé une bouteille de whisky neuve en ouvrant un placard. J’avais très peur de lui dire et j’avais aussi peur de sa réaction. Avec le recul je me dis que ce n’était déjà pas normal ».
L’alcoolisme commence par un verre entre amis puis tous les week-ends, on s’enivre, c’est la joie l’euphorie. Puis on boit seul, un apéro le soir puis le midi et le soir…

« A l’adolescence j’étais fière de dire à mes amis que mes parents savaient faire la fête et que l’alcool coulait à flot les weekends. Je trouvais ça cool. J’avais même bu mon premier verre à 14 ans avec eux ».
Très vite, Anne voit un changement de comportement. Son papa qu’elle voyait comme un super héros devenait irritable et colérique.

« La première phase c’est la bienveillance : On découvre qu’il a un problème. Ayant deux petites sœurs, j’avais décidé de leur en parler en leur disant: papa à un problème. Mais personne ne m’a cru.

Mon père était souvent énervé mais il retrouvait le sourire à 18h car c’était l’heure de l’apéro.

L’alcoolisme c’était déjà mis en place et commençait à produire des blessures, de la culpabilité et la prise de conscience des familles. Ma cadette avait réalisé le problème en voyant les bouteilles s’entasser dans le garage. Une bouteille de pastis tous les 3 jours ça en fait de la bouteille ! A partir de là mon seul but était de protéger mes sœurs.

La deuxième phase était très vite arrivée : essayer de contrôler l’incontrôlable… mettre moins d’alcool dans les verres, essayer d’en parler à des médecins, des spécialistes et à la personne alcoolique qui reste dans le déni. Ma mère était tout aussi aveugle. Elle trouvait le comportement de mon père normal et lui donnait des excuses. Pourtant les cris, les disputes et la peur de savoir ce que mon père allait dire ou faire étaient présentes à chaque verre. J’ai encore en tête les cris de peur de ma sœur et mon père en rage avec son poing près de mon visage… un enfer ».

Anne fini par quitter le domicile familiale mais reste très présente.

Malheureusement l’alcool continu ses ravages, et c’est le physique qui en pâtie : Son « beau papa » tremble, perd ses dents et commence à avoir du diabète signe d’un alcoolisme chronique.

Tristement, la consommation perdure et devient de plus en plus excessive.
Une étude menée par des chercheurs de l’Institut Gustave-Roussy montre que l’alcool est une cause majeure de mortalité prématurée en France. Il est responsable de 49000 morts par an. (Source : le Monde.fr avec AFP 04/03/13).

« Un soir, fatiguée de surveiller mes parents en train de faire la fête j’avais décidé de rentrer. Ma sœur m’avait dit que ça irait. A contre cœur je l’ai laissé prendre le relais. Toute ma vie je regretterais cette décision. L’alcool avait encore fait perdre la tête à mon père et un drame a poussé ma sœur à partir à l’autre bout de la France. »

La troisième phase est en quelque sorte une petite victoire, car il y a une prise de conscience de la personne alcoolique.
C’est un long combat qui commence pour toute personne dépendante avec suivi médical psychologique, …

Mais qu’en est-il pour l’entourage ?

Anne est maintenant maman et après une nouvelle soirée catastrophe, elle décide de couper les ponts.

« C’est à ce moment-là que mon père avait réalisé qu’il perdait tout. J’ai voulu l’aider et il y a eu une inversion des rôles : je suis devenu parent et lui enfant. Je le surveillais en arrivant aux heures d’apéros ; c’était une course à la bouteille cachée. »

Après un sevrage de plusieurs années, qu’elle assimile à la dernière phase qui est la stabilisation, Anne continuait à vivre dans la peur que son père retourne dans ses travers ce qui signifierait pour elle un retour en enfer.

Aujourd’hui Anne a 40 ans et croyait enfin avoir gagné son combat contre l’alcoolisme de son père. Malheureusement pour elle, après 3 ans d’abstinence, elle a découvert qu’il avait replongé.

« Je suis fatigué de cette lutte, cette fois nous avons décidé avec mes sœurs de laisser tomber et de vivre nos vies car il ne changera jamais. La seule chose positive dans cette galère depuis plus de 20 ans c’est ce lien fraternel qui nous unis avec mes sœurs, on en discute beaucoup on en rit pour dédramatiser.

L’entourage des alcooliques devrait aussi avoir un suivi psychologique car les relations avec eux sont violentes et perverses. Les proches sont gagnés par le sentiment d’impuissance du malade. La honte, la culpabilité sont aussi dévastatrices pour la famille. Ma mère me dit souvent que mon père buvait que du lait fraise avant ma naissance et que sa première cuite il l’a eu quand je suis née. Je me suis longtemps demandé si tout cela était de ma faute ».

Selon Alcool assistance, on chiffre à 4 ou 5 millions le nombre de buveurs excessif en France. Chacun d’entre eux vit en moyenne avec un minimum de 2 à 3 personnes. En se basant sur ces données, un minimum de 8 millions de personnes (si ce n’est pas 10 millions) vit étroitement liées –donc perturbées– avec un buveur excessif. Huit à dix millions de français en souffrance ou en danger : 1 sur 6 ou 7 environ ! (Source Internet)

Quel fléau, quelle épidémie menace autant de personnes en France ?

Il faut donc en parler à des professionnels et surtout s’armer de patience afin de ne pas sombrer et s’isoler.

Sarah

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