Les membres du collectif ACIDE ont envoyé un communiqué de presse à de nombreux médias concernant la conférence de jeudi 18/05/17 qu’ils organisent de 20h à 23h à la maison des associations d’Orléans rue Sainte Catherine avec pour thème: Justice et vérité pour Angelo GARAND.

La plupart des médias contactés ne l’ont pas diffusé.

Comme à lachute.fr il n’y a pas de censure, nous avons accepté de le mettre en ligne.

Vous le trouverez ci dessous …

Collectif acide : acide.orl@gmail.com contact d petitjean 06 11 57 67 72

Pour insertion dans vos colonnes et supports de diffusion

En pj l’affiche de cette réunion pour les sites internet

Le jeudi 18 mai à 20 h à la maison des associations 46 ter rue sainte catherine à Orléans, la famille D’ Angelo Garand sera présente pour dire :

Le 30 mars, Angelo Garand a été exécuté par les gendarmes à Seur, dans le Loir-et-Cher. Les membres de la famille, traités comme des criminels, ont été mis en joue et brutalisés, en présence d’un enfant de trois ans.

Venus pour l’interpeller, les hommes du GIGN l’ont abattu à bout portant, dans la petite remise où il s’était caché. Il ne voulait pas retourner à la prison de Vivonne, où il purgeait une condamnation pour vol.

• Pourquoi le procureur de Blois fait-il passer Angelo pour un fugitif dangereux, alors qu’il avait bénéficié d’une permission de sortie ?

• Pourquoi faire intervenir le GIGN, alors qu’Angelo n’avait pas résisté lors de sa précédente interpellation ? Qui a ordonné cet assaut macabre ?

Pourquoi Angelo a-t-il été abattu de 7 balles dans le thorax ?

Depuis le lendemain du drame, la famille reste sans réponse. Aujourd’hui elle réclame justice et vérité pour Angelo, comme pour les autres victimes de la violence des forces de l’ordre.

Cordialement

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Le monde du cinéma est incroyable.
En utilisant le mot « incroyable » je ne parle pas de la magie ou des émotions qu’il procure mais de la petitesse des réalisateurs et des producteurs qui ne proposent pas de « grands » rôles aux personnes d’origine maghrébine. En revanche ces derniers sont omniprésents quand il s’agit de jouer des voleurs, des dealers ou des terroristes à croire qu’ils ne sont cantonnés qu’à jouer ce genre de personnage !

Il n’y a pas si longtemps, l’acteur belgo-marocain Mourade Zeguendi a refusé un rôle qui lui avait été attribué par le réalisateur américain Brian De Palma à qui on doit plusieurs films dont Snake eyes, les Incorruptibles ou encore le très célèbre Scarface.

L’intéressé lui-même n’en revenait toujours pas d’avoir refusé : « C’est le genre de truc qui va t’arriver une fois dans ta life et je dis: ‘non' »(Source : HuffPost Maroc).

Le rêve de tout acteur est de jouer pour de grands réalisateurs ; la réputation de Brian De Palma n’est plus à faire, alors pourquoi lui avoir dit non ? Ce refus a été motivé par la simple et bonne raison qu’il devait jouer un terroriste de Molenbeek. Comme il l’a si bien dit : « Je préfère me regarder dans une glace que de me prostituer dans une petite scène d’une grosse production américaine ». (Source : HuffPost Maroc). Pour ma part il n’y a rien à ajouter…

Là où on en vient au fait que le cinéma boude les « maghrébins », c’est lorsque les réalisateurs tournent des films tirés ou basés sur des histoires vraies, dont les personnages principaux sont d’origine maghrébine et qu’ils attribuent quand même les rôles à d’autres.

Prenons l’exemple du film « intouchables » sorti en 2011, à la base, c’est l’histoire d’Abdel Sellou (d’origine algérienne).

C’est lui qui a inspiré le rôle que joue Omar Sy. Pourquoi les réalisateurs Éric Toledano et Olivier Nakache n’ont pas pris un « arabe » pour jouer le rôle ?

Prenons aussi le film « l’ascension » sorti en 2017, le réalisateur Ludovic Bernard a adapté l’histoire de Nadir Dendoune (d’origine algérienne) qui avait conquis l’Everest en 2008.

Pourtant le rôle a été attribué à Ahmed Sylla…

Si on résume, ces deux rôles ont été confiés à des personnes d’origine sénégalaise alors que les protagonistes sont d’origine algérienne. J’aimerai qu’on m’explique…

Aux Etats-Unis, dans la plupart des films, ce sont les acteurs « noirs » qui meurent les premiers et en France les bons rôles ne sont pas attribués aux « arabes ».

Le monde du cinéma aurait-il un problème avec les « minorités » et plus particulièrement les réalisateurs français envers les personnes d’origine maghrébine ?

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Extrait d’ « Ose » paru en 2013 (Yves Bodard)

Le sentiment de rejet, l’impression de disqualification viennent cristalliser beaucoup d’émotion et nourrir une image de soi dévalorisée et c’est ainsi que la relégation en os est en marche.

« On ne nous respecte pas, on n’existe pas, on ne compte pas ».
Ces mots de la rue sont lourds de sens et nous renvoient comme un miroir l’image de ce monde, dont nous faisons partie.
Cela se traduit par une focalisation sur l’apparence, la façon d’être perçu par les autres mais aussi de façon très factuelle sur le nom, l’appartenance communautaire, l’origine mais aussi le territoire où l’on habite.

On appelle cela la stigmatisation.

Au-delà, même, c’est la discrimination qui se donne en spectacle. Le mot est fort, violent mais moins que de la subir. Insidieuse, la discrimination gangrène les esprits et si l’on ne se méfie pas de soi-même, d’abord, si on ne fait pas le travail de se poser, de stopper son élan et de se regarder agir, on prend le risque de devenir comme ceux que l’on dénonce.

La discrimination, la stigmatisation, ce petit quelque chose de trop qui dépasse, lorsque l’on prend le temps de l’écoute, n’est plus seulement à l’état de ressenti, d’impression, de sentiment mais une réalité de la vie quotidienne. Elle s’invite à l’occasion d’une recherche de stage, de formation, d’emplois ou d’un logement.

Je peux en apporter la preuve car il m’est arrivé dans mon activité professionnelle d’avoir recours à ce subterfuge pour justement étayer et faire la démonstration que ce sentiment de rejet est bien réel. Comment ? En changeant l’identité d’un jeune, en transformant son nom, en mentant sur son origine géographique et même sur mon statut (je n’étais plus éducateur de rue mais un adulte référent qui aide des jeunes dans leur recherche de formation, c’est moins stigmatisant, hein !). Cela a permis d’avoir, sinon une réponse positive à une demande, au moins un espace d’échange possible.

Permettre à une parole mais aussi une personne d’être prise en compte, d’exister pour l’autre, ça n’a pas de prix. On appelle cela le respect et la considération et c’est déjà un bout de restauration de la dignité, un petit morceau de narcisse et parfois, il t’arriverait presque de te trouver «Bogoss», pour de vrai… Et ça, déjà dans le caberlot de celui qui est nié, ça a une résonance porteuse d’espoir.
Les personnes victimes de rejet, de stigmatisation et de discrimination ont une connaissance quasi instinctive de qui est l’Autre, de sa place dans la société et ils le traduisent en mots lorsque l’on prend le temps de dépouiller la colère de son cortège d’émotions. Le risque du mépris est que cette colère qui s’exprime se transforme en violence.

Je me suis donc mis non plus seulement en situation d’échange mais en veille et en situation d’écoute. Je me suis aussi mis en situation d’alerte et de vigie.

Yves Bodard

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Malgré le fait que nous soyons tous différents, nous avons tous le même point commun : l’envie et le besoin d’aimer et d’être aimé.

Mon compagnon est moi sommes quinquagénaires et handicapés.
Je souffre de séquelles de la Polio et lui est tétraplégique.

Pour les personnes handicapées, la vie amoureuse et sexuelle est souvent dissuadée, voire interdite.

Mais quand l’amour vient et que l’envie de l’autre persiste, que faire ?
D’abord, oublier son corps meurtri, abimé, inerte, laid.
Avoir sa propre séduction et sa propre sexualité.
Ne pas se focaliser sur l’acte sexuel mais sur les préliminaires, les caresses et le partage du plaisir.

Les handicapés ont quelque chose que les autres n’ont pas : une hyper sensibilité banalisée chez les valides. La sexualité n’est pas ce que l’on croit. Les valides la dénature.

La règle d’or : tolérance, sensibilité, découverte d’un autre Kamasutra et surtout plaisir sans complexe, sans interdit, sans tabou !
La personne handicapée est souvent plus douée que la personne valide pour inventer la vie, le bonheur, le plaisir sexuel…

Pour terminer, je tiens à dire que notre handicap ne nous empêche pas de vivre notre liaison pleinement et sans retenue.

Missu Nivers

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2000 emplois 2000 sourires est un dispositif fondé par Alex Vagner dont le leitmotiv est de faciliter l’accès à un premier emploi pour les jeunes.

Pour les entreprises, c’est un moyen efficace de recruter ou d’enrichir son portefeuille de candidatures. C’est également un moment privilégié entre les jeunes pour mieux comprendre leurs attentes et évaluer leur motivation. (Source : Flyer 2000 emplois 2000 sourires).

Aujourd’hui, (jeudi 11/05) au Zénith d’Orléans avait lieu la 5ème édition avec au programme :
• Rencontres directes avec les entreprises et les employeurs ;
• Présence des organismes de formations sur les métiers en tension ;
• Ateliers thématiques gratuits : rédaction de CV, préparation aux entretiens de recrutement, présentation professionnelle, conseils, etc… ;
• Présence d’une vingtaine de chefs d’entreprise prêts à devenir les parrains et marraines de jeunes motivés ;
• Animations… (Source : Flyer 2000 emplois 2000 sourires).

Lorsque cet évènement est évoqué par la presse, les différents médias sont unanimes quant à son importance, son intérêt et ses retombées. Même sur les réseaux sociaux on l’encense.
Est-ce aussi extraordinaire ? Les personnes qui n’arrivent pas à trouver du travail par elles-mêmes, y arrivent-elles par le biais de ce dispositif ?
Fraichement diplômé d’un BTS, étant à la recherche d’un emploi, j’ai voulu vérifier cela par moi-même en m’y rendant l’année dernière avec la ferme intention de décrocher un job. Mallette à la main, CV à volonté, me voilà parti pour cette folle aventure qu’est la recherche d’emploi.

Arrivé sur place, j’étais subjugué… Il y avait beaucoup de monde et de nombreux stands. J’étais très ravi car je me souviens m’être dit : « plus y a de stands plus tu as de chances de trouver du travail ». J’ai fais le tour des « boutiques » qui m’intéressaient et je dois avouer que j’ai été plus que déçu car je ne m’attendais pas du tout mais alors pas du tout à l’accueil qui m’a été fait.

Les 95 % des personnes qui m’avaient reçu m’avaient demandé un CV, m’avaient accordé sans exagérer 2 min et avaient fini par me dire de les appeler pour obtenir un entretien. J’étais atterré. A quoi bon se déplacer pour un tel accueil ?! J’avais perdu mon temps et ma journée. J’aurais dû la consacrer à faire le tour des agences d’intérim qui elles m’auraient accordées plus de temps.
Je suis conscient qu’on ne peut pas accorder un entretien digne de ce nom à tous les candidats présents, mais de là à les bâcler… !

Je m’étais dis que je n’avais peut-être pas eu de chance, que j’étais le seul à qui c’était arrivé… alors j’ai voulu vérifier et j’ai posé la question à de nombreuses personnes qui pour la majorité avaient été reçues comme moi.

Je ne comprends vraiment pas pourquoi les médias en font des « caisses » alors que sur place ça ne se passe pas comme ils le disent ou comme ils l’écrivent…
A la fin du dispositif, on nous balance des chiffres avec les taux de participations des personnes, les emplois « donnés »… mais sans aucune précision.
Comme tout le monde le sait, on leur fait dire ce qu’on veut aux chiffres…

Personnellement j’aimerai avoir des clartés quant à la nature des emplois attribués : nombre de CDI, de CDD, de contrats d’apprentissage, en Intérim…
Une chose est sûre, il ne faut en aucun cas prendre pour argent comptant ce que la presse « traditionnelle » nous dit car il y a « toujours à boire et à manger… »

Un jeune qui aurait voulu en profiter

Ps : Mr Vagner a la possibilité de nous contacter pour répondre à ce jeune ; nous publierons bien entendu son éventuelle réponse.

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