Il y a énormément d’addictions qui ont des effets néfastes sur les personnes.

On parle d’addiction quand on ne peut plus se passer d’un produit ou d’une activité malgré son effet nuisible sur sa santé ou sa vie.

Le sujet que j’ai choisi de traiter est l’addiction de l’alcool et j’aborderai aussi l’alcoolisme passif…

A cause du Syndrome d’Alcoolisme Fœtal (SAF), ce sont malheureusement les bébés qui sont les premières victimes. En effet, certaines mères continuent de consommer de l’alcool pendant leur grossesse.

7000 enfants environs seraient concernés chaque année par les séquelles plus ou moins graves. C’est la première cause de handicap et de retard mental. (Source Internet).

Ce fléau qu’est la surconsommation d’alcool engendre malheureusement des dommages collatéraux comme des accidents de la route, des suicides, des homicides, des agressions, des viols, des maltraitances familiales, etc…

Si la personne alcoolique souffre, il faut savoir que son entourage aussi…
Et c’est de ce point précis que je vais vous parler grâce au témoignage d’Anne S, fille d’un alcoolique.

« Je me souviens vers l’âge de 10/12 ans j’ai cassé une bouteille de whisky neuve en ouvrant un placard. J’avais très peur de lui dire et j’avais aussi peur de sa réaction. Avec le recul je me dis que ce n’était déjà pas normal ».
L’alcoolisme commence par un verre entre amis puis tous les week-ends, on s’enivre, c’est la joie l’euphorie. Puis on boit seul, un apéro le soir puis le midi et le soir…

« A l’adolescence j’étais fière de dire à mes amis que mes parents savaient faire la fête et que l’alcool coulait à flot les weekends. Je trouvais ça cool. J’avais même bu mon premier verre à 14 ans avec eux ».
Très vite, Anne voit un changement de comportement. Son papa qu’elle voyait comme un super héros devenait irritable et colérique.

« La première phase c’est la bienveillance : On découvre qu’il a un problème. Ayant deux petites sœurs, j’avais décidé de leur en parler en leur disant: papa à un problème. Mais personne ne m’a cru.

Mon père était souvent énervé mais il retrouvait le sourire à 18h car c’était l’heure de l’apéro.

L’alcoolisme c’était déjà mis en place et commençait à produire des blessures, de la culpabilité et la prise de conscience des familles. Ma cadette avait réalisé le problème en voyant les bouteilles s’entasser dans le garage. Une bouteille de pastis tous les 3 jours ça en fait de la bouteille ! A partir de là mon seul but était de protéger mes sœurs.

La deuxième phase était très vite arrivée : essayer de contrôler l’incontrôlable… mettre moins d’alcool dans les verres, essayer d’en parler à des médecins, des spécialistes et à la personne alcoolique qui reste dans le déni. Ma mère était tout aussi aveugle. Elle trouvait le comportement de mon père normal et lui donnait des excuses. Pourtant les cris, les disputes et la peur de savoir ce que mon père allait dire ou faire étaient présentes à chaque verre. J’ai encore en tête les cris de peur de ma sœur et mon père en rage avec son poing près de mon visage… un enfer ».

Anne fini par quitter le domicile familiale mais reste très présente.

Malheureusement l’alcool continu ses ravages, et c’est le physique qui en pâtie : Son « beau papa » tremble, perd ses dents et commence à avoir du diabète signe d’un alcoolisme chronique.

Tristement, la consommation perdure et devient de plus en plus excessive.
Une étude menée par des chercheurs de l’Institut Gustave-Roussy montre que l’alcool est une cause majeure de mortalité prématurée en France. Il est responsable de 49000 morts par an. (Source : le Monde.fr avec AFP 04/03/13).

« Un soir, fatiguée de surveiller mes parents en train de faire la fête j’avais décidé de rentrer. Ma sœur m’avait dit que ça irait. A contre cœur je l’ai laissé prendre le relais. Toute ma vie je regretterais cette décision. L’alcool avait encore fait perdre la tête à mon père et un drame a poussé ma sœur à partir à l’autre bout de la France. »

La troisième phase est en quelque sorte une petite victoire, car il y a une prise de conscience de la personne alcoolique.
C’est un long combat qui commence pour toute personne dépendante avec suivi médical psychologique, …

Mais qu’en est-il pour l’entourage ?

Anne est maintenant maman et après une nouvelle soirée catastrophe, elle décide de couper les ponts.

« C’est à ce moment-là que mon père avait réalisé qu’il perdait tout. J’ai voulu l’aider et il y a eu une inversion des rôles : je suis devenu parent et lui enfant. Je le surveillais en arrivant aux heures d’apéros ; c’était une course à la bouteille cachée. »

Après un sevrage de plusieurs années, qu’elle assimile à la dernière phase qui est la stabilisation, Anne continuait à vivre dans la peur que son père retourne dans ses travers ce qui signifierait pour elle un retour en enfer.

Aujourd’hui Anne a 40 ans et croyait enfin avoir gagné son combat contre l’alcoolisme de son père. Malheureusement pour elle, après 3 ans d’abstinence, elle a découvert qu’il avait replongé.

« Je suis fatigué de cette lutte, cette fois nous avons décidé avec mes sœurs de laisser tomber et de vivre nos vies car il ne changera jamais. La seule chose positive dans cette galère depuis plus de 20 ans c’est ce lien fraternel qui nous unis avec mes sœurs, on en discute beaucoup on en rit pour dédramatiser.

L’entourage des alcooliques devrait aussi avoir un suivi psychologique car les relations avec eux sont violentes et perverses. Les proches sont gagnés par le sentiment d’impuissance du malade. La honte, la culpabilité sont aussi dévastatrices pour la famille. Ma mère me dit souvent que mon père buvait que du lait fraise avant ma naissance et que sa première cuite il l’a eu quand je suis née. Je me suis longtemps demandé si tout cela était de ma faute ».

Selon Alcool assistance, on chiffre à 4 ou 5 millions le nombre de buveurs excessif en France. Chacun d’entre eux vit en moyenne avec un minimum de 2 à 3 personnes. En se basant sur ces données, un minimum de 8 millions de personnes (si ce n’est pas 10 millions) vit étroitement liées –donc perturbées– avec un buveur excessif. Huit à dix millions de français en souffrance ou en danger : 1 sur 6 ou 7 environ ! (Source Internet)

Quel fléau, quelle épidémie menace autant de personnes en France ?

Il faut donc en parler à des professionnels et surtout s’armer de patience afin de ne pas sombrer et s’isoler.

Sarah

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Beaucoup ne comprennent pas comment une personne qui plus est sportive et de haut niveau meurt subitement pendant la pratique de son sport.
La mort subite du sportif est souvent perçue comme incompréhensible car c’est un décès imprévisible, qui arrive brutalement et qui touchent des personnes qui « sont censées être » en excellente santé.

Nous aurons l’occasion d’aborder plusieurs cas de footballeurs qui ont malheureusement perdu la vie en plein match…

Pourtant, lors des transferts ou des « achats » de joueurs, ces derniers passent une visite médicale très poussées qui comportent de nombreux examens tels que : radios entières du squelette, électrocardiogramme au repos, une échographie cardiaque, une épreuve d’efforts… Ces derniers « contrôles », la Ligue les a rendus obligatoires pour tous les clubs depuis le début des années 2000.

Vous aurez bien compris que cette étape incontournable qu’est la visite médicale est indispensable à la signature d’un contrat.
Si des problèmes sont décelés, les transferts sont dans la plupart des cas annulés et les exemples ne manquent pas :

Lilian Thuram ou Hakan Yakin au PSG, Steve Savidan à Monaco, Loïc Rémy à Liverpool…(Source Internet).

Il y a des cas où des joueurs ont été refusés dans des clubs à cause du résultat de leur visite médicale et pourtant ça ne les empêche pas de signer ailleurs.

Comment expliquer cela ?

Pour Marc Chasselat, médecin du sport : « … Chaque club gère à sa façon les différentes anomalies. Même si un chirurgien du sport est consulté par exemple pour une laxité dans le genou, le joueur peut signer puisque la vie de ce dernier n’est pas en danger ».

Et de continuer : « Pour les problèmes ostéo-articulaires ou squelettiques, le choix est éclairé par le médecin mais ce sont le président, le coach et le recruteur qui tranchent. On discute. Nous on dit « attention, ce joueur a tel problème, je ne vous garantis pas qu’il va pouvoir jouer tous les matchs ». Si c’est un joueur important, amené à être titulaire et payé cher, les dirigeants ne vont en général pas le prendre. Si c’est quelqu’un en appoint, pour être sur le banc et pas trop cher, peut-être que si quand même. C’est pour cela qu’un joueur refusé dans un club peut être engagé par un autre juste après ».
Concernant les anomalies cardiaques, il reconnait que ce sont les plus importantes. (Source Internet).

Rappelons-nous ce triste 26 juin 2003 sur le terrain du stade de Gerland de Lyon durant un match de la Coupe des confédérations…

L’international camerounais Marc-Vivien Foé s’était écroulé. Victime d’une rupture d’anévrisme, il a été placé en réanimation cardiaque pendant 45 minutes sans réaction positive. Selon l’autopsie, il souffrait d’une malformation cardiaque. Une autopsie avait déterminé que la mort avait pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale (hypertrophie cardiaque).

Malheureusement la mort subite de Marc Vivien Foé n’est pas un cas isolé. Il y en avait eu avant et il y en a eu après malheureusement :

Le 25 janvier 2004, l’international hongrois Miklós Fehér victime d’une attaque cardiaque en plein match est mort à 24 ans. Transporté à l’hôpital, il n’a jamais repris connaissance. Selon l’autopsie, il souffrait d’une malformation cardiaque.

Le 27 octobre 2004, Serginho (de son vrai nom : Paulo Sérgio Oliveira Da Silva), footballeur brésilien de Sao Caetano est mort à 30 ans. L’autopsie a révélé que le cœur du joueur était malade et pesait 600 grammes, soit environ deux fois le poids normal. Le club de Sao Caetano, son président et son médecin, ont été lourdement sanctionnés par la justice sportive.

Le 31 août 2006, l’international égyptien Mohamed Abdelwahab décède d’une crise cardiaque alors qu’il s’entraîne avec son club d’Al Ahly SC.

Le 25 août 2007, lors d’une rencontre entre le FC Séville et Getafe CF, l’international espagnol Antonio Puerta est victime d’un premier arrêt cardio-respiratoire sur le terrain. Réanimé sur la pelouse, il subit quatre autres arrêts cardiaques dans les vestiaires. Transporté à l’hôpital dans un état grave, il y fait un nouvel arrêt cardiaque, puis est placé en soins intensifs. Les médecins découvrent une dysplasie ventriculaire droite arythmogène (maladie cardiaque, de type canalopathie, responsable de troubles du rythme ventriculaire pouvant conduire à la mort subite chez les personnes). Il meurt finalement le 28 août des complications de ses troubles cardiaques.

Le 14 avril 2012, lors de la rencontre entre Livourne et Pescara, le joueur de football Piermario Morosini est victime d’un arrêt cardiaque. Il décèdera au cours du trajet l’emmenant à l’hôpital.

Le 6 mai 2016, le Camerounais et ex joueur du Mans Patrick Ekeng est décédé à l’âge de 26 ans, alors qu’il jouait un match du Championnat de Roumanie pour le Dynamo de Bucarest. Il meurt à l’hôpital, à la suite d’un malaise cardiaque survenu sept minutes après son entrée sur la pelouse.

La liste est malheureusement encore longue…

Comme vous pouvez vous en douter, la mort subite des sportifs ne touche pas que les professionnels.

Combien d’anonymes ont perdu la vie comme ça ? Trop. Beaucoup trop malheureusement.

Elle frappe parfois des « petits » et c’est ce qui est malheureusement arrivé à Tidiane Nimaga âgé de 5 ans.

C’est avec une énorme tristesse que nous avons appris son décès. Ce « petit bout » du GF 38 (club de Grenoble) est décédé des suites d’un malaise cardiaque lors d’un tournoi de foot qui avait lieu le week end dernier.

Comme nous le savons tous, pour pratiquer une activité physique, il faut un certificat médical et le petit Tidiane avait fait le nécessaire.

Nous n’allons pas remettre en cause le professionnalisme de ce médecin mais il faut savoir que bon nombre d’entre eux ne font pas leur travail car beaucoup « distribuent » des certificats médicaux sans procéder à un examen du patient.

Au lieu de leur faire faire des tests d’efforts ou d’autres exercices physiques qui leur permettraient de « vérifier » leur état de santé, ces derniers, qui sont souvent les médecins de famille leur délivrent le fameux « sésame » sans même leur poser la moindre question.

Dans certains cas, même si c’est très rare, certains clubs prennent toutes les licences et les font « tamponner » par certains médecins peu regardants…
C’est très grave car ces derniers ne mesurent pas à quel point ils peuvent être responsables en cas d’accidents…

Quelques conseils :

La principale action à mener en cas d’accident cardiaque est de prévenir les secours, de réaliser un massage cardiaque dans le cadre d’une réanimation cardio-pulmonaire, puis de mettre en œuvre un défibrillateur.

Le défibrillateur est un appareil permettant de rétablir par un choc électrique un rythme cardiaque normal. Il est utilisé lors des fibrillations (contractions rapides et désordonnées des fibres du cœur) ou pour traiter une tachycardie ventriculaire (accélération du rythme cardiaque née dans le ventricule). (Source Doctissimo)

AJ

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Notre monde est malheureusement entaché d’actes immondes et inhumains.

Comme vous le savez, à travers les époques il y a eu des génocides qui nous ont choqués et marqué à jamais.

Aujourd’hui, nous assistons « impuissants » à celui des Rohingyas.

Pour celles et ceux qui ne sauraient pas ce que signifie le mot « génocide », il s’agit ni plus ni moins que de l’extermination d’un peuple.

Qui sont les Rohingyas ?

Les Rohingyas sont un groupe ethnique de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l’État d’Arakan, dans le sud-ouest de la Birmanie.

Ces derniers se font massacrer pour la simple raison qu’ils sont musulmans.
Cette minorité serait officiellement la plus persécutée au monde.
Pour l’Etat birman, les Rohingyas « n’existent » pas et sont donc apatrides au regard de la loi.

D’après le Huffpost, « le Haut-commissaire de l’ONU (Organisation des Nations Unies) aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein a jugé ce lundi 11 septembre que le traitement de la minorité musulmane rohingya par la Birmanie s’apparente à un « exemple classique de nettoyage ethnique ».
Ces tensions sont attisées par un homme : Ashin Wirathu.

Ce chef extrémiste de l’ethnie bouddhiste rakhine, qui a été appelé « L’Hitler de la Birmanie » par le Time Magazine a des discours xénophobes et islamophobes.

Le lien de la vidéo ci-dessous va vous en donner quelques aperçus…

Alors ?
C’est une honte !

Comment pouvons-nous laisser ce genre de propos salir la toile?

Où sont les grandes institutions? Absentes!!!!!!!!!!!!!!!

Pour en revenir à l’ONU, rappelons quand et pourquoi elle a été créée…

L’ONU, a été créée à la fin de la IIème guerre mondiale, en réaction aux événements tragiques dont celle-ci fut le théâtre. Il s’agissait pour les Etats de se réunir afin de participer à la construction d’un nouvel ordre mondial.
La création de l’ONU fut ainsi basée sur de grands principes :

• L’égalité souveraine de tous les États, quelques soit leur taille ou leur puissance
• La non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays
• Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
• Le règlement pacifique des litiges entre les pays.

Ainsi, par le respect de ses principes, l’ONU visait à instaurer des relations diplomatiques et à aboutir à une paix durable. (Source Internet).

Bien. Maintenant que ça été dit, Qu’en est-il concrètement ?

Et pour l’Union européenne ?

Pourquoi chacun reste dans son coin ?

Pourquoi ne pas voir plus loin que le bout de son nez ?!

L’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme1 intitulé « droit à la vie », est le premier droit substantiel proclamé dans la convention et l’un des essentiels car considéré comme « le droit humain le plus fondamental de tous »2 ou comme le « droit suprême de l’être humain » mais surtout comme « la condition d’exercice de tous les autres »

L’article 3 interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de sa juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants. Il s’agit d’une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d’exceptions.

L’article 4 interdit aux États de pratiquer l’esclavage et le travail forcé.

L’article 5 intitulé « Droit à la liberté et à la sûreté » régit tous les éléments de la privation de liberté – quel qu’en soit le motif – de la détention initiale à la remise en liberté. (Source Internet).

Ces quatre articles sont-ils respectés pour les Rohingyas ? Bien sûr que non ! Et pourtant personne ne bouge !

Evoquons maintenant le cas d’Aung San Suu Kyi.

Cette femme qui, rappelons le est la conseillère spéciale de l’État et porte-parole de la Présidence de la République de l’Union de Birmanie ne bouge pas ne serait-ce que le petit doigt pour stopper le carnage dont sont victimes les Rohingyas.

Bien qu’elle ait un « grand rôle » dans son pays, elle laisse pourtant une partie de sa population se faire bruler, torturer, tuer, …

Quand on pense qu’elle a été une figure de l’opposition non-violente à la dictature militaire de son pays et qu’elle a obtenu le prix Nobel de la paix en 1991, on se dit qu’on n’a pas à faire à la même personne.

Pourquoi n’intervient-elle pas ?

Pourquoi reste-elle muette ?

Serait-elle complice ?

Pierre FILION a dit : « Le silence suppose beaucoup de complicité. ».

Ce prix Nobel de la paix serait plutôt le prix Nobel de l’horreur !

Les journaux télévisés des différentes chaines ainsi que les journaux radiophoniques n’accordent pas d’importance à la situation des Rohingyas.

Il suffit juste de voir à quel moment ils en parlent dans leurs journaux et la durée qu’ils y consacrent.

La vidéo ci-dessous est une transition toute faite pour la conclusion est en dit long…

https://youtu.be/VAFPznvIbUU

Il y aurait tellement de choses à dire sur ces persécutions… et tant de choses à montrer…

Il y a de nombreuses photos de femmes et d’enfants qui ont été brulés vifs, pendus, mitraillés… Nous avons fais le choix de ne pas les publier pour ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes et des plus sensibles.

N’hésitez pas à partager cet article pour que d’une part un maximum de personnes soient au courant qu’il y a de nos jours un génocide et d’autre part pour éveiller et réveiller les consciences ainsi que l’opinion publique.

AJ

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Saint Martin, une ile totalement dévastée et pourtant, pour nos médias main Stream, l’urgence, ce ne sont ni les secours ni l’anticipation sur un phénomène prévisible. Pour eux, l’urgence qui fait la une de leurs JT sont les pillages effectués par des habitants des quartiers « moins respectables ».

Je ne veux pas entrer dans la polémique sur les secours ni sur l’anticipation ou non de la part de l’état français … car chacun aura son avis.

Pour ma part, je fais un article subjectif sur ce que j’ai ressenti à l’égard de nos chers médias dans les premières heures qui ont suivi cette catastrophe.

En tant qu’humaniste et soignant, pour moi, toute vie est précieuse et j’ai de la compassion pour toutes les victimes, y compris les touristes américains et les riches commerçants (qui cependant seront remboursés par leur assurance …), mais contrairement à certains, j’en ai aussi pour les habitants des bidonvilles de Saint Martin.

Le cyclone Irma a détruit 95 % de l’ile, les symboles des services publics comme la Préfecture, l’hôpital et la caserne des pompiers n’ayant jamais été conçus pour résister à ce type d’ouragan sont hors d’état d’usage.

L’Etat français est donc totalement absent sur le terrain pour jouer son rôle qui est de protéger tous ses citoyens et je dis bien TOUS ces citoyens et ce quel que soit leurs origines …

Cet Etat devra rendre des comptes.

C’est le chaos le plus total, sauf pour les touristes américains qui ont peut-être été secourus, non pas par l’Etat français mais par les tours opérateurs ou par l’armée américaine qui sont plus performants que notre Etat.

Source : http://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/ils-fuient-horreur-prix-510279.html

« Saint-Martin Les hommes du 106th Rescue Wing de la Garde Nationale aérienne de New York ont réussi en quelques heures à évacuer 1200 touristes américains par un pont aérien sur l’aéroport de St Martin sans électricité au sol, ni radio, ni contrôle aérien. »
Il y a eu semble-t-il une certaine ségrégation dans les premiers secours, de la part des tours opérateurs.

Témoignage d’une rescapée : « excusez-moi, mais dans ce bateau il n’y a que des blancs ». Et on voudrait nous faire croire que le Maire n’est pas au courant …

https://www.facebook.com/profile.php?id=100006029836277 https://www.facebook.com/La1ere/videos/1552720948084227/

Soyons clair : Business oblige, je n’en veux pas aux tours opérateurs d’avoir évacué des touristes, ni aux américains d’avoir sauvé leurs compatriotes. Non ce qui m’a choqué c’est le cirque sur les pillages… et la stigmatisation des quartiers une fois de plus.

Cette vidéo explicite, ou même la ministre va dans le sens du vent et une belle dame blonde, parle de ces pilleurs venant de « quartiers plus ou moins respectables ».

http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/video-apres-le-passage-d-irma-des-scenes-de-pillage-filmees-a-saint-martin_2363367.html

Nous ne saurons pas le nombre de morts dans les quartiers « moins respectables », nous ne connaitrons pas la terreur des mères, des enfants et nous ne saurons pas non plus l’état de choc des habitants de ces quartiers … Non, on nous montre des noirs qui pillent et une dame blanche qui a peur…

Pourtant, même le journal anarchiste le figaro émet des réserves sur les « délinquants » à partir d’un témoignage d’un dangereux islamo gauchiste, un militaire.

LIRE AUSSI – EN DIRECT – Ouragan Irma: 9 morts et 7 disparus dans les Antilles françaises.

De source informée, on précise que le profil des personnes appréhendées n’est pas forcément celui de délinquants classiques. « Nous sommes face à des gens qui sont dans le besoin et qui n’ont plus de ressources depuis que l’électricité et l’eau potable ont été coupées », témoigne un militaire qui évoque des « actes souvent liés à une phase de survie, pour nourrir sa famille. De fait, les commerces ciblés vendent avant tout de l’alimentation de base et des produits de première nécessité… »

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/09/08/01016-20170908ARTFIG00160-irma-200-gendarmes-attendus-en-renfort-pour-securiser-saint-martin-theatre-de-pillages.php

Nos médias, en boucle n’ont parlé que des pillages en stigmatisant une fois de plus les quartiers pauvres, faisant passer une partie de la population pour des barbares tout en occultant la responsabilité de l’Etat français dans son incapacité à faire face à cette catastrophe prévisible, certes terrible.

Pour finir, je vous parlerai de la photo ci dessous qui a été prise à Los Angeles…

Que voyez-vous?

Personnellement, je vois des personnes en train de piller…
Dans le chaos, les gens font n’importe quoi mais pour des « blancs » on ne dit rien…

Denis PETITJEAN

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Face à ma différence, écoute avec tes yeux et parle avec tes mains
Car face à toi Sourd je suis…
Pose le décor et articule ton corps
Mon monde est le silence, alors ce soir
Je t’invite sans trop t’égarer à t’initier à signer

Ce doux moment j’en ai rêvé,
De ton monde, seules les vibrations des sons t’ont donnés raison,
Mais si avec passion tes mains signent pour moi alors n’ais crainte de t’exprimer sans crier
Peut être faudra t’il t’égarer pour que ton corps s’articule sans être ridicule
Face à ta différence mes yeux t’écouteront, mes mains te parleront
Et de notre union on clamera sans gloire notre silencieuse victoire.

Ce petit texte est un clin d’œil face à la différence et parfois à l’indifférence que l’on peut porter à un être.
Je me présente je m’appelle Emélie.

J’ai découvert la LSF (Langue des Signes Française) en 2003 par le biais de mon travail au sein d’une structure qui accueillait des personnes atteintes de surdi-cécité.
Depuis cette expérience, j’ai décidé en arrivant sur la région Centre de me former et de créer en 2010 l’association « fais nous signe ».

Cette passion m’a donné envie de créer mon entreprise pour faire connaitre cette langue riche et sa culture.

Depuis le 18 Avril 2017 j’ai crée mon entreprise « Du bout des doigts ».

En qualité d’animatrice en Langue Des Signes je propose des ateliers « Jeux Signe ».

Les objectifs :

Découvrir la LSF
Permettre à chacun de découvrir l’histoire et la culture Sourde

« Du bout des doigts » a pour devise de « cultiver la différence pour combattre l’indifférence ».

Les ateliers que je propose sont ludiques et adaptés à tous les âges.

J’ai crée un blog : emelielsf45.canalblog.com.

Vous y trouverez des informations sur la LSF et sa culture. Nous pourrons aussi échanger.

Si vous êtes curieux et avez envie d’en savoir plus j’ai aussi crée une page facebook : @duboutdesdoigtslsf.

Mimosas

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A ceux qui veulent nous faire croire comme à Orléans que la délinquance a diminué de façon spectaculaire ou à ceux qui veulent nous faire croire que la délinquance juvénile à explosé, je les renverrai dos à dos et je leur dirai:

« Vous êtes des usurpateurs, des manipulateurs car vous instrumentalisez les peurs, les émotions, les faits divers à seule fin de renouveler vos mandats ou d’y avoir accès.

« De l’insulte au meurtre  » écrit Laurent Muchielli, sociologue et directeur de recherche au CNRS « tout est appelé « violence ».
Nous sommes des amnésiques et le « c’était mieux avant » n’est pas une réalité!

Des chiffres, des chiffres, des chiffres!!!

Notre société et nos politiques raffolent de chiffres, tant sur la sécurité que sur le chômage. Comme il est difficile de faire croire à une situation de plein emploi quand on constate les effets dévastateurs du manque de travail, les élus-technocrates et les élus locaux amènent de la confusion sur l’espace publique en « manipulant » avec un surprenant amateurisme les chiffres de la délinquance toujours flatteurs pour leur action.

Les statistiques que l’on nous produit, de source policière et de la police municipale dans le cas présent ne peuvent constituer « les statistiques de la délinquance » car elles ne résultent que du comptage des procès verbaux dressés par les policiers qui ne connaissent que les actes délinquants portées à leur connaissance.

Poussons le raisonnement par l’absurde S’il n’y avait pas de policier, il n’y aurait pas de chiffres de la délinquance donc pas de délinquance!

Dans ce jeu de remplissage de l’espace médiatique, l’ancien adjoint à la sécurité de l’équipe municipale d’Orléans fait dire aux chiffres ce que lui veut leur faire dire.
Par exemple il expliquait en 2013 que la délinquance avait diminué de 87% à Orléans mais il n’existe aucune statistique au niveau des communes et il n’existait aucun chiffre de référence en 2002, date du début de son action.
Si ces chiffres existent que l’on cite les sources et qu’on nous les donne. Je vous défie de les trouver.

Puis dans un courrier qu’il m’a adressé pour me convaincre et me disqualifier en début d’année 2013, il écrit que c’est le nombre de plaintes qui a diminué de 87% …. de combien??

Et là, c’est plus pareil, puisque, par exemple les mains courantes ne sont pas comptabilisées comme plaintes et les attentes trop longues finissent par décourager les victimes etc.

La délinquance est ce que le droit pénal définit comme tel:
« Est délinquant celui qui commet une infraction au code pénal »

Or le droit pénal n’a cessé d’évoluer depuis 2002, et plus à Orléans qu’ailleurs où on pénalise la mendicité, la misère, le regroupement des jeunes sur certains espaces (anti-bivouac), l’oisiveté, l’ennui, le désespoir et j’en passe…
Dès lors mécaniquement, la délinquance ne peut qu’augmenter.
Des comportements d’incivilité des bagarres dans les enceintes scolaires, des faits de violence notamment verbales dans les institutions médico-sociales ou encore les violences faites aux femmes qui étaient passées sous silence autrefois sont aujourd’hui judiciarisés.

Pour les mêmes faits c’est plus le comportement des plaignants qui a changé que celui des auteurs (conflits de voisinage, incivilités, chahut dans l’espace publique).

Affirmer, chiffres à l’appui que la délinquance a baissé pour toutes ces raisons est mensonger et impossible. Et pourtant… On nous les assène comme des vérités!

Les jeunes et notamment ceux des quartiers sont les cœurs de cible.
Et pourtant, savez- vous que sociologiquement et sur le plan statistique, on n’a pas constaté d’augmentation de la délinquance juvénile ces dernières années mais il y a bien une augmentation de la pénalisation des comportements des jeunes ce qui est une nuance importante.

Pour résumer, l’augmentation de la délinquance des mineurs traitée par les institutions policières et judiciaires ne correspond pas à une aggravation du comportement des jeunes mais bien à une judiciarisation croissante de comportements peu graves qui préexistaient manifestement.

Je demande donc à Monsieur Geffroy, le statisticien de la délinquance locale de m’extraire l’existence et la durée de l’ITT (Interruption temporaire de travail) qui donnent la vraie indication des violences subies chez les jeunes.

Si on expose des chiffres Monsieur l’adjoint à la sécurité, qu’on les expose tous!

Yves Bodard

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L’aide à domicile, que l’on appelle aussi aide à la personne ou auxiliaire de vie sociale assure l’accompagnement de personnes âgées, handicapées ou en situation de maladie dans son environnement.

Il permet à ces personnes de rester chez elles grâce à une assistance quotidienne, aussi bien physique que morale.

En tant qu’aide à domicile, je définis une organisation pour les personnes que j’accompagne pour qu’elles continuent à mener leurs projets et à vivre leurs vies normalement.
Nous veillons à ce qu’elles ne soient pas assistées et qu’elles entretiennent des liens sociaux avec leurs voisins, leurs amis…
Vous ne le savez peut-être pas, mais nous avons plusieurs rôles :

 Entretenir la maison de la personne accompagnée en faisant le ménage,
 Faire les courses
 Cuisiner les repas
 Faire la lessive
 Faire le repassage
 Assurer l’hygiène personnelle par la toilette, l’habillage, l’accompagnement aux toilettes
 S’occuper des démarches administratives
 Etre à l’écoute et échanger
 Animer des activités
 Accompagner lors de sorties
 Soutenir moralement

Malgré toutes ces tâches que nous effectuons, nous veillons tout de même à ce qu’elles essaient de se « débrouiller » seules en les « formant » à l’autonomie sur le plan hygiénique.

Ne croyez surtout pas que nous infantilisons les personnes que nous accompagnons. Ça n’est pas du tout le cas.

Beaucoup pensent que ces personnes sont seules, sans amis et sans familles, heureusement ça n’est pas le cas pour toutes.
Une de nos missions est de maintenir le lien social par le suivi des relations amicales et familiales.

De nombreuses personnes nous appellent encore des « aides ménagère ».
Les aides à domicile étaient appelés comme ça il y a cinquante ans car les infirmières faisaient encore les toilettes.

Le manque de personnel soignant, notamment à domicile avaient fait des aides à domicile des hommes et des femmes à tout faire.

Depuis quelques années, on s’aperçoit d’une dégradation des conditions de travail.

Nous avons seulement 45 minutes la semaine et 30 minutes le week-end pour réveiller la personne, la laver, la faire déjeuner, faire son lit, la vaisselle et le ménage.

Dites-vous que nous nous occupons souvent de personnes à mobilité réduites et que par conséquent nous devons souvent les porter…

Essayez donc d’effectuer pour vous-mêmes toutes ces tâches avec le peu de temps dont nous disposons et vous verrez que c’est quasiment impossible.

Avec peu de moyen, toujours moins de temps et plus de choses à faire, nous sommes par moment à la limite de la maltraitance!

Sans compter que nous sommes à peine payés au-dessus du smic

Et encore, ça c’est pour celles et ceux qui ont un diplôme tels que : CAP assistant technique en milieu familial et collectif, BEP carrières sanitaires et sociales mention complémentaire aide à domicile, diplôme d’Etat auxiliaire de vie sociale, BAC Pro de proximité et de vie locale, BAC pro accompagnement, soins et services à la personne, option à domicile.

Les personnes qui se lancent dans ce métier sont peu, voir pas préparées à toutes les difficultés auxquelles nous sommes confrontés et auxquels nous devons faire face.

Malgré ça, les Pôles Emploi ou les Maisons de l’Emploi continuent d’orienter les chômeurs/euses peu, voir pas qualifiés.

Pour effectuer ce métier il faut être motivé car nous sommes amenés à travailler les dimanches et les jours fériés, nous avons des horaires morcelés, il faut être patient et prendre sur soi car il nous arrive parfois de nous faire insulter…

La motivation ne suffit pas car en plus il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter la détresse des gens.
Il faut être fort mentalement pour côtoyer la fin de vie ou encore découvrir des personnes décédées.

Nous sommes malheureusement seuls pour faire face à cela.
Aider les personnes à « partir » avec dignité et soutenir les familles demande du courage.

Concernant la prise de traitement médicamenteux, notre rôle consiste en une « aide à la prise de médicaments ». A la base nous devons seulement présenter les médicaments préparés à l’avance aux personnes que nous accompagnons avec un verre d’eau.

Les médicaments doivent êtres préparés dans un pilulier par un docteur ou une infirmière.

Nous n’avons pas à assurer la préparation des produits prescrits par le médecin ni les administrer aux personnes.
Il convient de distinguer l’aide à la prise de médicaments de la distribution.

La distribution de médicaments relève de la compétence de l’infirmier, du médecin, du pharmacien ou de la famille.
Nous sommes pourtant malheureusement trop souvent amenés à le faire.

Comme vous l’aurez constaté, nous effectuons un métier très difficile.

On commence à voir apparaitre des cellules d’écoute et des groupes de parole afin d’aider les salariés à faire face et partager les expériences et les difficultés rencontrées.

Notre métier n’est pas valorisé à sa juste valeur mais il est pourtant indispensable.
Tout le monde n’est pas capable de le faire.

Ca n’est pas le salaire, encore moins le remboursement des frais kilométriques (0.35€ du km) qui nous motive à rester.
Au cas où vous ne le sauriez pas, les gants pour effectuer les toilettes ne sont pas fournis…

Comme vous avez pu le lire, il faut être polyvalent pour effectuer cette profession, se donner à fond et mettre parfois sa vie de famille entre parenthèse.
Pour celles et ceux qui le font, c’est une vocation.

Vous pensez sûrement qu’il n’y a que des côtés négatifs dans mon métier…, ça n’est pas du tout le cas.
Maintenir le lien humain, instaurer la convivialité, créer le bonheur et la bonne humeur font partie des côtés positifs de la profession.
Un « merci », un sourire, ça fait tellement plaisir.

Travailler dans le social, aider les personnes sont des choses magnifiques. Voilà pourquoi j’aime mon métier.

J’ai demandé à deux de mes collègues de me dire pourquoi elles avaient choisi cette profession et voilà ce qu’elles m’ont répondu :

« Je fais ce métier car j’aimerai si je ne suis plus là qu’on aide mes parents et que l’on soit gentil avec eux» Evelyne aide à domicile à Gien depuis 18 ans.

« Je m’occupe d’eux comme si c’était ma propre mère ou mon frère… ». Sophie aide à domicile à Orléans depuis 3 ans.

Comme le disait Françoise DOLTO :

« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences »

Nathalie

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Un(e) boulimique est une personne qui a un rapport difficile avec la nourriture, capable de manger de grandes quantités d’aliments en très peu de temps, en ne prenant pas ou très peu de plaisir.

Cette pulsion est souvent liée à un état émotionnel qu’elle ne gère pas, qu’elle ne supporte pas. L’absorption de cette nourriture permet de cacher ses émotions, d’apaiser ses souffrances morales le plus souvent, parfois de combler un vide intérieur.

On se sent différent des autres, on ne sait pas comment manger sans grossir, le regard d’autrui nous met parfois mal à l’aise et on se réfugie dans la nourriture pour assumer.
Le cercle infernal reprend le dessus.

La boulimie est une addiction, comme le sont la drogue, l’alcool. C’est un cauchemar dont il faut sortir sans tarder !
Pour cela, il faut vite se reprendre en mains, réapprendre à s’alimenter afin de ne pas devenir obèse ou anorexique.

Ce sont malheureusement ces deux principales issues qui prennent le dessus très vite, alors même si c’est dur, il faut changer les mauvaises habitudes, ne pas hésiter à demander de l’aide à un ami, à un professionnel.

Il faut se bouger ! Que ce soit mentalement ou physiquement il faut se bouger !
Des tas de possibilités existent et le plus souvent ça ne coûte rien : le sport, le grand ménage, le jardinage et pourquoi pas le bénévolat !

Oui le bénévolat. Aider les autres est valorisant et permet de voir les choses autrement…Il nous permet de réaliser qu’après tout nous avons tout pour être heureux; que notre situation est grave mais pas désespérée. Le bénévolat nous ouvre les yeux et nous permet de relativiser en nous disant qu’il y a toujours pire que nous !

Pour cela il faut:

Prendre son courage à deux mains et faire une auto critique en se disant les 4 vérités une bonne foi pour toute.
Lister honnêtement les côtés positifs et négatifs.
Ne pas rejeter systématiquement la faute sur les autres.
Etre capable de reconnaitre que c’est peut-être aussi un peu de notre faute, si on en est là en se posant les questions : comment ? Pourquoi ? Quel a été le déclencheur ?
Ne plus avoir ce sentiment de ne pas pouvoir contrôler certaines choses comme les soucis ou les situations imprévisibles.
Se faire confiance, s’aimer, bouger, rire, vivre car la vie vaut la peine d’être vécue avec le moins de souffrances possibles.

L’incapacité de contrôler crée en nous des émotions négatives qui nous poussent à chercher le réconfort en mangeant.

Il faut cesser de regarder autour de soit et se dire que notre vie est imparfaite. En regardant bien on n’est pas si malheureux. Il ne faut être trop exigeant: La personne boulimique à tendance à vouloir toujours tout contrôler dans sa vie : ses émotions, positives ou négatives, son corps, son alimentation, ses réussites, ses échecs, l’image que l’on a d’elle…

Inconsciemment c’est un besoin fort qui demande beaucoup d’énergie au quotidien, et qui conduit à se nourrir de manière compulsive comme d’autres se droguent ou se jettent sur l’alcool. Généralement, les boulimiques sont des perfectionnistes.

Mais on ne peut pas tout contrôler !!

Quand on a compris et accepter cela, on commence à lâcher prise et on peut parfois s’en sortir.
Oui il faut lâcher prise, apprendre et prendre la vie comme elle vient.

Personnellement, je trouve que c’est encore mieux de laisser venir les choses sans s’y attendre, ça pimente la vie.

Il est important de toujours voir le positif dans chaque situation et ne pas s’attarder sur le négatif.
Lorsque l’on agit de la sorte, on entre dans un état de bien-être qui nous valorise, on voit la vie plus douce et ça nous donne du peps.

Malheureusement les personnes boulimiques ont une image très négative d’elles-mêmes. Ce qu’elles voient dans le miroir ne reflète pas la réalité.

Il faut oser modifier son mode de vie afin d’avancer et ne plus souffrir.

Aller à son rythme, prendre du temps pour soi, ne pas s’occuper du regard des autres, exprimer ses émotions et augmenter sa confiance en soi, s’accepter tel que l’on est, voilà la recette pour améliorer son rapport à la nourriture.

La perfection n’existe pas! A partir de ce là, dites-vous que même si vous êtes en surpoids, ce n’est pas une raison pour maltraiter votre corps.

Pour de nombreuses personnes, le regard des autres est important. Faites comme moi: Je me fous du regard des autres!

Il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide que ce soit à un diététicien ou à un psychologue.

Certains se sont fait hypnotiser et ça a marché pour eux. Pourquoi ne pas tenter?

Il faut garder en tête que manger est un plaisir à condition de savoir gérer notre appétit. Il faut manger de tout à faible quantité.
Donc vous ne grossirez pas plus en mangeant une tartelette aux fraises ou une grosse salade avec des noix et du poulet et une délicieuse sauce, si le niveau calorique est le même….

En résumé : aimez-vous, faites-vous confiance et faites-vous plaisir.
Il y aura des échecs mais beaucoup de victoires, VIVEZ !!!!!!!!!

Courage et plein de joie aux concernés.

Missu NIVERS

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… Telle fut la réaction d’un délégué/représentant syndical à la fin de sa conférence, après une prise de parole de ma part.

Je venais de réagir à sa déception : celle du constat du fort taux d’abstention aux dernières élections dans les banlieues pauvres de sa ville, et de l’absence de mobilisation de leurs habitant.es contre la casse du code du travail.

La réponse qu’il aurait souvent reçue lorsqu’il s’est renseigné « sur le terrain », pourrait se résumer en une phrase : « Ouaich, on s’en fout, nous, du code du travail ! On est au chômage ! ».

J’ai alors profité de la circulation d’un micro pour répondre qu’on n’avait pas attendu le FN en France pour souffrir du racisme et du sexisme au sein de la société.
Donc je ne voyais pas en quoi les partis d’extrême gauche et les syndicats en seraient exemptés. Ceci expliquait peut-être la désaffection de certaines personnes pour ces modes de lutte collective contre le capitalisme.

Et là, je reçois la désormais fameuse phrase en 3 temps :

« Faut pas exagérer non plus, y en a quand même moins qu’ailleurs, tu peux pas dire ça ! ».

Analyse :

1.Une tentative de discréditer un propos, celui d’une femme (qui est potentiellement hystérique, puisqu’elle a une fâcheuse tendance à « exagérer »), et en faisant soigneusement l’économie d’arguments.

2.Une volonté de rendre anecdotique, voire d’invisibiliser un phénomène existant au sein du milieu révolutionnaire dans lequel mon interlocuteur évolue.

3.Une tentative de m’interdire de ramener ma fraise, cocotte.

Mais évidemment, tout cela avec le sourire, la chaleur, l’accent, la poignée de main, l’accolade… camarade !

Cet homme a été rejoint par une femme qui soutenait son discours.
Elle aussi est syndicaliste.
Ces deux personnes sont plus âgées que moi.
J’ai eu l’impression d’être sermonnée gentiment par papa et maman.

J’ai beau participer régulièrement aux trucs des anticapitalistes (conférences, réunions, manif, etc.…) je me sens souvent mal à l’aise…

Et ce matin, sur le parking d’un festival gaucho, j’ai un léger frémissement. Une déco sur le coffre d’un véhicule m’interpelle (voir ci dessous)

Ça s’appelle du sexisme ordinaire.

Ou quand certaines personnes y voient de l’humour, et d’autres ne remarquent rien…

Alors que si la déco du coffre avait consisté en un dessin de Noir.e souriant devant un pot de chocolat en poudre, toutes ces personnes conscientisées se seraient accordées à minima pour reconnaître que « c’est de très mauvais goût « .

Et il faudrait que j’admette qu’il y a « moins » de racisme et de sexisme en Extrême Gauchie ?… Mais sur quelle(s) base(s) exactement ?

JH

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Contrairement aux croyances populaires qui voudraient que Charlemagne ait inventé l’école, dès la plus haute antiquité, il y a eu des écoles publiques annexées aux sanctuaires.

Néanmoins, Charlemagne a permis de « mettre ensemble » les enfants des pauvres et des riches.

Du Moyen Age au milieu du 19ème siècle, l’Eglise joue un rôle primordial et l’instruction religieuse est adjointe à la scolarité.
Ce n’est qu’en 1870, que Jules Ferry alors ministre de l’instruction publique transforme l’instruction en éducation.

Il veut que l’école soit accessible et imposée à tous les enfants et propose des lois fondamentales.

L’école sera gratuite et obligatoire (6-13 ans), mais aussi laïque.

La loi du 28 Mars 1882 retire aux autorités religieuses le droit de contrôle et l’enseignement religieux sera dispensé en dehors des classes.

Aujourd’hui, nous pourrions évoquer deux missions administrées à l’école :

La première, de transmettre à tous les enfants du pays, quelles que soient leurs différences, un patrimoine culturel, linguistique et les « clés » de la construction d’un savoir qui permet de parvenir à un socle de connaissance dans différents domaines.

La seconde, est de dégager une catégorie d’élite amenée à contribuer au bon développement de la société(*)
*Accompagner la scolarité des enfants, Actes Sud Junior Education p 21, Castellani Gérard

L’école se doit d’assurer la transmission d’une certaine culture, de préparer la vie professionnelle et citoyenne des jeunes.

Le système d’enseignement français est fondé sur de grands principes, certains inspirés de la Révolution de 1789, de lois votées entre 1881 et 1889 et sous les IVe et Ve Républiques ainsi que de la Constitution du 4 octobre 1958 : « l’organisation de l’enseignement public obligatoire gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État « .

Jules Ferry

À l’origine, la scolarisation était obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans, puis 14 ans à partir de la loi du 9 août 1936. Depuis l’ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, elle a été prolongée jusqu’à l’âge de 16 ans révolus.

Au-delà de cette obligation scolaire, les grands principes sur lesquels l’école repose : liberté de l’enseignement, gratuité, neutralité, laïcité.

L’école représente un lieu de socialisation. Elle est censée inculquer d’autres valeurs, d’autres normes, non pas en opposition avec celles de la famille mais en complément. On y apprend les règles du savoir-vivre, les savoirs de base (lire, écrire, compter) et des savoirs plus « savants ».

L’école transmet ce que les familles ne peuvent pas toujours transmettre mais ne la remplace en termes de valeurs morales.

Par le savoir et la connaissance, l’individu pourra penser par lui-même, devenir rationnel et acquérir un esprit critique.

L’école a pour but de former des citoyens autonomes. Telle est l’utopie recherchée de l’Ecole Républicaine.

Dans les faits, les constats permettent de dégager l’hypothèse que l’école ne joue plus son rôle intégrateur.

Chez les enfants de milieu favorisé, la culture transmise par la famille est en totale complémentarité avec la culture transmise par l’école. Il y a un effet de synergie, les parents étant investis dans les instances de représentations par exemple.

Le discours entendu à l’école rejoint le discours familial, les valeurs étant les mêmes.

Chez les enfants de milieu défavorisé, les normes et les valeurs véhiculées par l’école sont parfois différentes de celles inculquées par la famille et l’enfant est confronté à un phénomène d’acculturation.

Certains parents méconnaissent le fonctionnement du système scolaire et connaissent des difficultés à mettre en place une stratégie de réussite pour leurs enfants.

L’échec scolaire devient plus fréquent. Chaque année, des dizaines de milliers de jeunes quittent l’école sans diplômes, ni formation.

Le rôle intégrateur de l’école s’est donc effrité, et elle devient alors un facteur d’exclusion.

Dans une société de compétition où les acteurs sont inégaux au départ, comment parler d’égalité des chances ?

Tous les enfants n’ont pas accès à la « même » école en fonction du contexte sociale dans lequel ils grandissent.

Baptiste Bodard (dans le cadre de sa formation éducateur spécialisé juin 2017)

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