Comme vous le savez, nul n’est à l’abri de commettre des erreurs. D’ailleurs il y a le proverbe « l’erreur est humaine » qui nous le rappelle.

Mais il y a erreur et bourde !

Pour celles et ceux qui ont l’habitude d’écouter les « GG » sur RMC, vous savez que Madame Claire O Petit y a officié durant de nombreuses années et qu’elle a eu dans le passé des paroles plus que déplacées à l’encontre de certaines catégories de la population… En effet ses propos sont souvent polémiques, dérangeants et stigmatisant.

En 2011, lors d’une émission elle avait parlait des Roms d’une manière très insultante :

« Moi j’angoisse parce que je sais que je vais être envahie par cinq ou six femmes avec des bébés qui vont m’agresser devant ma glace, taper devant la glace. (…) Pourquoi ils dégueulassent systématiquement les trottoirs ? Pourquoi ils nous agressent systématiquement à cinq ou six autour d’une voiture ? Merde ! » (Source Internet).

Aujourd’hui Madame O Petit est députée de la 5ème circonscription de l’Eure du mouvement la République en Marche et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle continue avec ces propos nauséabonds à l’égard de ces concitoyens.

Nous avons tous entendu parler de la baisse des APL (Allocation Personnalisée au Logement) que le gouvernement souhaite instaurer à la rentrée et chacun y va de son petit commentaire… Madame O Petit, voulant sûrement faire le buzz a fait réagir de nombreuses personnes avec ses différents commentaires.

En effet, interrogée en début de semaine par le Huffpost dans les couloirs de l’Assemblée nationale sur cette mesure, voilà un florilège des réponses qu’elle avait apporté :

« Ça va messieurs, dames. Arrêtez. Si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans vous commencez à pleurer parce qu’on vous enlève cinq euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie? »
« Faites bien le calcul quand vous êtes étudiant. C’est quand même aussi avec nos impôts, faut pas l’oublier. Donc, il y a les transports moins chers, il y a la carte étudiant, il y a l’APL, il y a les bourses ».
« Vous avez beaucoup d’étudiants qui sont obligés de travailler encore, c’est vrai. Mais bon sang, regardez un petit peu ailleurs! Whouuu! Ça va! ».

Vous aviez déjà un ton hautain lorsque vous participiez aux GG Madame la députée.
Qu’Est-ce que ça va être maintenant que vous avez un mandat…?!

Madame O Petit a beaucoup fait allusion aux étudiants mais pas aux foyers modestes.
5€ par mois est une somme qui peut lui paraitre dérisoire, mais dans la « vraie vie », pour beaucoup de nos concitoyens, c’est énorme !

Sachez Madame la députée qu’il y a de nombreuses familles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, beaucoup d’entre elles sont à découvert en début de mois.
Les APL sont une aide indispensable pour tous les foyers qui y ont droit. L’amputer de 5€ ou même moins est une offense.

Pourquoi sont-ce les familles modestes qui paient le prix fort des décisions injustes des différents gouvernements en place ?!

Pourquoi faire des cadeaux aux riches et mener la vie dure aux plus modestes ?

Madame la députée, sachez que beaucoup de personnes ne vivent pas mais survivent. Ne soyez pas déconnectée de la « vraie vie »!

Vos phrases resteront dans les annales comme celles de bon nombre de personnes pensant être supérieurs aux autres…:

« Si à 50 ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ».
« Même si on est clochard, on peut arriver à mettre 1500 euros de côté ». Jacques Séguela

N’oublions pas non plus celles de Monsieur Macron … :

« La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ».
« Les salariés français sont trop payés… Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »
« Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »
« Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »
« 35 heures pour un jeune, ce n’est pas assez »

Ou encore celle qui avait beaucoup choqué, particulièrement les étudiants :

« J’ai vécu, à un moment donné, quand j’étais adolescent, avec environ 1000 euros par mois », et comme si ça ne suffisait pas, il termine en disant : « savoir ce que c’est de boucler une fin de mois difficile ».

« L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) « considère que l’adolescence est la période de croissance et de développement humain qui se situe entre l’enfance et l’âge adulte, entre les âges de 10 et 19 ans ». (Source Internet).

De 10 à 19 ans il y a une grande marge… Nous sommes en droit de penser que Monsieur Macron avait eu le privilège de bénéficier pendant longtemps des 1000€ par mois avant de devenir étudiant.

Malheureusement la liste des personnes ayant tenu des propos irrespectueux n’est pas exhaustive.

La pauvreté est un fléau qui croît de plus en plus. Pourquoi ne pas s’y attaquer ?!

Robin des Bois est un personnage de fiction qui volait aux riches pour donner aux pauvres, le monde politique est composé de personnages « réels » qui font l’inverse !

En effet, pour beaucoup d’entre eux, ils prennent aux pauvres pour donner aux riches.

C’est honteux !

AJ

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Vendredi dernier c’était le 14 juillet.

Qui dit 14 juillet dit fête nationale, qui dit fête nationale dit cérémonie, qui dit cérémonie dit défilé, qui dit défilé dit discours pour finir en apothéose avec un feu d’artifices en soirée…

Je précise en soirée car ce jour là, plus tôt dans la journée, nous avions eu droit à un autre type de feu d’artifice dans l’émission « Les Grandes Gueules » présentée par Olivier Truchot diffusée sur RMC et la chaîne numéro 23.

En effet c’était un feu d’artifice d’inepties.

Lors du « grand oral des GG » qui consiste à ce que les « Grandes Gueules » posent différentes questions à un invité, c’était Henda Ayari qui se prêtait à l’exercice ce jour là.

Cette dernière est la fondatrice de l’association « libératrices » (créée en mars 2015) qui « s’adresse à la famille de façon générale et en particulier aux femmes et aux familles monoparentales.

Elle a pour objectif principal de fédérer des hommes et des femmes afin de créer un réseau d’entraide pour soutenir la cause des femmes et en particulier des mères isolées qui rencontrent des difficultés pour élever seules leurs enfants.

L’accompagnement des jeunes issus des familles monoparentales est aussi une de ses missions.

En s’appuyant sur des valeurs de solidarité, d’égalité, de citoyenneté, « Libératrices » a pour projet de s’associer pour construire un vivre ensemble ». (Source Internet)

Madame Ayari a aussi écrit le livre « J’ai choisi d’être libre » publiée par les éditions Flammarion qui retrace sa vie.

Lors de l’émission, elle a dit qu’elle s’était mariée à 20 ans et qu’elle avait été « battu et maltraitée pendant 10 ans », qu’elle était « programmée pour la soumission car je devais servir mes frères », … « on nous pousse à haïr la France et les français… », « le salafisme m’a fait devenir antisémite », « on se sert de la religion pour dominer, contrôler, soumettre la femme »…

Madame Ayari, s’est mise ensuite à parler de voile, de laïcité alors qu’elle n’en maitrisait pas le sujet.

Elle a sans doute beaucoup souffert dans sa vie, mais de là a faire des raccourcis faciles ce n’est pas honnête.
Elle a certes raconté son histoire, mais la manière dont elle était narrée, poussait forcément à faire des amalgames.

En écoutant son histoire, malheureusement de nombreuses personnes prendront son cas une généralité.

Sur le plateau, les chroniqueurs s’en donnaient à cœur joie pour « casser » l’Islam à l’image de Madame Zohra Bitan qui déclare : « Le voile est un marqueur pour pouvoir comptabiliser la propagation d’une idéologie ».

Qu’est ce qu’il ne faut pas entendre ? Où est le CSA ? En faisant des déclarations de ce genre, elle stigmatise les musulmans.
Toutes deux ont dit qu’il y avait beaucoup de discours victimaires.

Est-ce que les discriminations existent dans notre pays ? Bien sûr que oui.
Les personnes qui en souffrent et qui osent le dire sont-elles des victimes ou leurs discours sont victimaires ?

Mesdames, vous confondez les mots « victimaire » et « victime ».

Vous devez savoir que ces mots ne signifient pas du tout la même chose !

Quand on regarde la définition de « victimaire » sur Internet, voilà ce qu’on nous dit :

« Se dit d’une personne qui se croit victime de la société et qui réclame des réparations ».

Voyons maintenant ce que dit Internet pour le mot « victime » :

« Personne qui souffre des agissements d’autrui, d’évènements malheureux ».
Ex : « Il a été victime d’une injustice. »

Certaines personnes ne rentrent pas en discothèque à cause de leurs origines, d’autres ne trouvent pas de stage à cause de leurs lieus de résidences, certaines femmes touchent un salaire inférieur par rapport aux hommes, … Les exemples sont malheureusement nombreux…

Je vous pose la question suivante mesdames :

Les personnes qui subissent les discriminations, sont-elles victimes ou est ce que leurs discours sont victimaires ?

De plus, vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a de plus en plus d’adhérents au Front National, que ce parti remporte de plus en plus de voix à chaque élection et pour la deuxième fois de notre histoire, il est arrivé au 2ème tour lors de la dernière présidentielle…

Tous ces facteurs devraient vous alerter. Oui, les français deviennent de plus en plus racistes et oui ces derniers l’assument de plus en plus. Ne vous en déplaise !

Pour celles et ceux qui ont l’habitude d’écouter les « GG », vous ne me contredirez pas sur le fait qu’il ne se passe pas une semaine sans que les journalistes ou invités ne parlent d’Islam.

Pourquoi ? Dans quel but ? Auraient-ils un problème avec cette religion ?

Comment voulez-vous faciliter le vivre ensemble lorsque vous sortez l’étendard de la laïcité à tout bout de champs pour taper sur les musulmans ?

Je sais que beaucoup d’entre vous pensent que la plupart de nos articles traitent des discriminations et de la stigmatisation des musulmans, mais pourquoi ?

Tout simplement parce que ce sont des sujets récurrents qui prolifèrent à vitesse grand V et qui touchent malheureusement de plus en plus de personnes.

Si ce n’est pas lachute.fr qui en parle, qui va le faire ?

Lutter contre les injustices, les inégalités, les discriminations, le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie… devraient être l’affaire de tous.

AJ

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Pour celles et ceux qui ont passé les vacances d’été en France l’année dernière, vous n’avez pas pu passer à côté de l’acharnement des médias sur ce qu’on a pu appeler « l’affaire du burkini ».

Je ne sais pas pour vous, mais personnellement j’avais l’impression qu’il n’y avait pas d’autres sujets d’actualité tellement cette « affaire » prenait de la place dans les journaux et à la télévision.

La faute à qui ? Les rédacteurs en chef ? Les politiciens ? Aux deux ?

Vu comment ces derniers en parlaient, on aurait pu penser que tous les problèmes de la France tels que l’insécurité, le chômage, le racisme, les discriminations, la croissance… avaient disparu…

Vu du Maroc, c’était un sketch la manière dont les médias français ont traité ce sujet.
En effet, pour la majorité des habitants de ce pays, ça n’était ni plus ni moins qu’un faux prétexte pour taper une fois de plus sur l’Islam et les musulmans.

Autrefois, pour les marocains, la France était considérée comme un Eldorado, ils voyaient les français comme un peuple accueillant, chaleureux, solidaire et tolérant.

Aujourd’hui, pour eux, ils en ont une tout autre image. En effet, ils voient la France comme un pays hostile aux musulmans et considèrent les français comme intolérants et sujets au racisme.

Ils ne comprennent pas comment un pays avec la magnifique devise Liberté Egalité Fraternité ne laisse pas ces femmes se baigner comme elles le souhaitent. Après tout, le burkini n’est qu’un costume de bain.

En France il y a bien des plages réservées aux naturistes, pourquoi ne pas en réserver aux « burkinistes » ?

Pourquoi voir en ce vêtement un étendard de la religion ?

En France, il n’y a plus de liberté, plus d’égalité et encore moins de fraternité et cela peut se vérifier avec ce que M. Leroy Henry, Maire de Mandelieu-la Napoule a cru bon de faire concernant des femmes portant le voile sur leur lieu de travail…

Pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant, cet élu Les Républicains des Alpes-Maritimes avait adressé un courrier en avril dernier à l’enseigne H&M de sa ville pour lui faire part « « des nombreuses plaintes d’administrés et de clients, gênés par [cette] tenue vestimentaire à caractère religieux ».

Et comme si ça ne suffisait pas, il se permet de demander à cet enseigne « de proscrire le port du voile à ses vendeuses ».

Il surenchéri en indiquant que « la commune est attachée à l’identité républicaine et à la neutralité religieuse », et demande aux responsables de la boutique « d’agir pour qu’à Mandelieu-la-Napoule, le port des signes religieux soit proscrit ».

Comment peut-on être à la tête d’une municipalité et ne pas connaitre la définition du mot laïcité ? Si les politiciens n’en connaissent pas le sens, c’est très grave !

Heureusement que l’observatoire de la laïcité qui est là pour assister le gouvernement dans son action visant au respect du principe de laïcité en France avait réagit sur Twitter en rappelant que « la neutralité s’impose aux services publics, pas aux entreprises privées. La mairie méconnaît la laïcité et s’immisce dans une affaire privée ».

L’entreprise H&M a répondu au Maire par un courrier dans lequel elle indiquait que son « règlement intérieur permet à chacun de [ses] collaborateurs de s’habiller comme ils le souhaitent dans les limites fixées par la loi ». « Notre règlement intérieur n’interdit rien que la loi n’interdise elle-même ». (Source le Monde).

Beaucoup ne comprennent pas pourquoi la grande majorité des politiciens français veulent faire du buzz en surfant sur la vague de l’Islam. Seraient-ils islamophobes ? Anti musulmans ?

Quand on pense que certaines personnes se sentent agressées lorsqu’elles voient des femmes avec le foulard… C’est fou…

Qui a-t-il d’agressif dans ce vêtement ?

Pour toutes les personnes qui sont dans le flou ou qui volontairement « travestissent » le concept de la laïcité, vous trouverez ci-dessous une vidéo de moins 3 minutes qui vous expliquera ce que signifie ce mot que vous employez à volonté pour stigmatiser une partie de la population…

Et pour finir, je dirai que :

La société est bizarre. Elle est plus choquée par une femme qui porte le voile que par une femme qui court à poil.

AJ

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Jeudi 6 juillet nos confrères de France Bleu Orléans publiait un article sur leur site qui avait pour titre : « Speed burger refuse de livrer dans le quartier de l’Argonne ».

Le mot « boycotte » avait même été utilisé.

Un autre article avait été publié dans la foulée et cette fois ci il avait pour titre : « Speed Burger fait son méa culpa ».
Rappelons que la franchise Speed burger possède 50 restaurants en France dont un à Orléans qui a ouvert en juin 2009 avec Monsieur Breton à sa tête.

Afin de vérifier si ce dernier « boycottait » réellement le quartier de l’Argonne en refusant d’y livrer ses produits, nous l’avons rencontré ce mercredi autour d’un café dans ce quartier.

Une longue discussion s’en est suivie pour avoir plus de renseignements par rapport aux deux articles publiés.

Il nous a fait part de son grand étonnement car s’il avoue ne pas livrer toutes les rues de l’Argonne, il nous a confié livrer l’avenue des droits de l’Homme, rue de l’Argonne, le CFA de l’AFTEC…

De plus, il est très surpris que cette histoire n’apparaisse que maintenant car sa décision de ne pas livrer toutes les rues de ce quartier date d’août 2009.

En effet, ayant ouvert en juin 2009, juillet et août de la même année furent des mois « noirs » pour ce patron car en ce laps de temps, un salarié avait été molesté, des livreurs « caillassés » sur le boulevard Marie Stuart et une commande avait été volée dans un caisson.

C’est à ce moment qu’il avait pris la décision de ne plus livrer certaines rues en l’occurrence toutes celles autour de la place Mozart. S’il se défend de ne pratiquer aucune discrimination, il reconnait qu’il aurait dû réévaluer la situation avant pour s’apercevoir que le quartier avait changé.

Lorsqu’on lui demande si les livraisons vont reprendre dans tout le quartier, il répond par l’affirmative. Il nous confie qu’elles reprendront début septembre car « on ne peut pas débloquer une ouverture de zone comme ça à cause du logiciel de caisse et correspondance Internet ».

Il nous avoue ne pas livrer Semoy et la Source à cause de la distance. Il poursuit son explication en nous disant : « Je dois livrer dans les 30 à 45 minutes pour que les produits soient chauds ».

Il nous a révélé être estomaqué et trouve « regrettable la manière dont ont été tourné les deux articles et l’interview radio de France Bleu. « Le montage a été fait de manière étonnante. C’est dommage que le journaliste n’est pas laissé toute l’interview. Avec du montage on fait ce qu’on veut. Il a utilisé ma voix pour le « méa culpa ».

Pour lui, « le reportage était à charge » et il « regrette de ne pas avoir été contacté avant pour en discuter ».

Il continue en nous confiant que « France Bleu Orléans a voulu faire du buzz et de l’audimat ».

Il désapprouve les méthodes du journaliste : « Il aurait dû s’annoncer au lieu de se faire passer pour un client. L’opératrice qui a été piégée lors du reportage ne souhaitait pas être diffusée à l’antenne car elle a été reconnue et le vit mal ».

Pour conclure, Monsieur Breton nous a répété qu’en aucun cas il n’avait pratiqué de discrimination et que tout ce qu’il avait fait c’était pour préserver ses salariés.

AJ

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Toutes celles et ceux qui ont l’habitude de regarder M6 savent que cette chaîne diffuse des séries américaines telles que « blue bloods, NCIS Los Angeles, NCIS nouvelle Orléans, Elementary, Hawaii 5-0, et bien d’autres encore…
Nous allons nous intéresser à Hawaï 5-0…

Cette série qui est diffusée en France depuis avril 2011 met en avant une unité spéciale qui a carte blanche pour combattre le crime à Hawaii. (Source Internet).

Composée de quatre personnages principaux, nous avons appris que deux d’entre eux, et non des moindres, à savoir Daniel Dae Kim et Grace Park allaient quitter la série.

Pourquoi quitter une série qui marche bien et qui plus est où on a un grand rôle ?
Selon le magazine Variety, ces « deux stars d’origine asiatique auraient un salaire inférieur de 10 à 15% par rapport à leurs collègues « blancs » ».
Toujours selon ce magazine, « suite aux négociations qui ont échoué avec la CBS, ils ont décidé de quitter le navire ».

Comment se fait-il que dans le pays de l’oncle Sam où tous les rêves sont permis car le rêve américain est bel et bien une réalité et non une légende il existe encore ce fléau qu’est la discrimination !?

Ce qui est fou, c’est que Daniel Dae Kim et Grace Park apparaissent à l’écran bien plus que leur collègue Scott Caan.

Sur sa page Facebook, Daniel Dae Kim dit :

« J’ai donc pris la décision difficile de ne pas continuer. En tant qu’acteur américain d’origine asiatique je sais à quel point c’est difficile de trouver des opportunités, d’incarner un personnage multidimensionnel, comme Chin Ho. Il va sincèrement me manquer. Quitter un job pour en trouver un autre est difficile, mais j’encourage tout le monde à regarder au-delà de la déception du moment et de regarder la situation dans son ensemble. Le chemin vers l’égalité est rarement simple. »

Il est vrai que le chemin vers l’égalité est rarement simple, c’est pourquoi la lutte contre toutes les formes de discrimination devrait être l’affaire de tous et une priorité pour les personnes qui nous gouvernent.

Les femmes et les hommes politiques dans leurs discours nous disent qu’ils feront tout pour lutter contre cette injustice mais force est de constater que leurs paroles ne reflètent pas du tout la réalité du terrain.

Comment se fait-il qu’en 2017, dans notre pays la France, certaines entreprises rémunèrent moins bien les femmes alors que ces dernières occupent des postes similaires et ont les mêmes compétences que les hommes ?

Où est la justice ? Où est l’Egalité de notre belle devise ?
Beaucoup se disent choqués et pourtant rien n’est fait.

La discrimination devrait être sévèrement punie.

Il devrait y avoir des peines exemplaires pour dissuader toutes celles et ceux qui pratiquent cette injustice ou qui comptent la pratiquer.

Un des rôles des députés est de proposer des lois, je propose à mon tour d’appliquer d’abord celles qui existent déjà…

A bon entendeur salut!!!!!!!!!!!

AJ

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Ma cousine vient de m’appeler. Une heure au téléphone.

Elle me raconte qu’elle vient de quitter un groupe de personnes avec regret.

En effet, elle a fait partie pendant quelques mois d’une jeune asso antiraciste dont elle partage les valeurs, mais dont les modalités d’organisation lui pèsent.

Elle n’est pas en grande santé, et elle n’a plus suffisamment d’énergie à lui consacrer.

Elle est déçue, car dans sa ville, jusqu’à sa rencontre avec les membres de cette asso, elle n’avait pas trouvé d’allié.es sur les questions antiracistes.

Donc elle continuera de suivre ses programmations et ses actions, elle y assistera/participera quand elle le pourra, car ça lui fait du bien.

Deux jours après avoir officialisé son départ auprès du président de l’asso, ma cousine reçoit encore des échanges de mails, car sa désinscription de la mailing list des adhérent.es n’a pas été faite.

Tant mieux, puisqu’elle reçoit un mail concernant la prochaine « Boum des Contestations et des Possibilités » (la BCP)

La BCP est une sorte de festival qui se passe début août, regroupant des « asso et autres orga. » ayant contribué depuis le mois de septembre à l’élaboration de ce weekend militant.

Ma cousine est plutôt contente, car elle est pressée de connaître la programmation 2017 de la BCP, alors elle ouvre le fichier .pdf joint.

Et là, elle découvre un truc qui ne lui plaît pas du tout : l’asso antiraciste dont elle faisait partie, apparaît le dimanche à 15h, en tant qu’animatrice d’un atelier sur le thème « confisquer la réflexion ».

Pourtant, lors de sa dernière réunion mensuelle, l’association antiraciste avait seulement décidé de tenir un stand lors de la prochaine « Boum des Contestations et des Possibilités », pour visibiliser son existence dans le tissu associatif et militant de sa ville, et assurer une présence qui sensibiliserait les festivalier.es aux questions antiracistes.

Pour cela, elle envisageait, entre autre, une rétrospective en photos des actions passées, et un accent sur les actions en cours, avec la tenue d’un.e infokiosque/librairie.

Ma cousine m’assure que personne de l’asso n’aurait pris l’initiative de programmer auprès de la BCP, autre chose que prévu lors de la dernière réunion mensuelle. Evidemment, des suggestions d’adhérent.es ont été faites ultérieurement, car l’association ne s’interdit pas de réajuster les décisions prises en réunion si le besoin s’en fait sentir. Mais la décision collective est toujours respectée.

La première réaction d’un.e membre de l’asso antiraciste, face à cette décision d’autorité de la part de la BCP, a été :

« Ce qui est un peu gênant […] c’est que notre association est présentée comme ayant proposé l’atelier, alors qu’elle ne l’a pas fait. Le sujet imposé est très complexe. Alors soit on annule, soit on trouve un autre sujet, soit on trouve un expert pour traiter le sujet imposé ».

Ma cousine est dépitée.

Je lui dis « Mais laisse tomber ma poulette ! Tu t’en fous, tu ne fais plus partie du truc de toute façon !»

Mais elle me rétorque en haussant le ton, avec l’énergie d’un énième sentiment d’injustice : « Même si j’ai quitté l’association, je ne peux pas rester de marbre ! La Boum des Contestations et des Possibilités se serait-elle permis cet autoritarisme s’il s’était agi d’ATTAC ou de Green Peace ? Pourquoi méprise-elle à ce point l’asso antiraciste ? Maintenant, elle force cette jeune association à se positionner et à subir un stress qui l’empêche de se trouver légitime à refuser l’injonction ! Doit-elle :

-Annuler ? Y aura-il un erratum ? Comment sera-t-il formulé ?

-Trouver un sujet qu’il puisse traiter en autonomie ? Ça exige que quelques membres se ménagent un temps de préparation en urgence. Merci du cadeau !

-Trouver un.e expert.e en urgence également ? Mais qu’il/elle soit du coin ou de plus loin, ça implique que ce sera de toute façon aux frais de l’association, qui n’a pas de thunes par-dessus la tête. Et toujours pas de temps à consacrer à cette programmation obligée. »

Ma cousine est lasse. Elle a décidé de laisser tomber le militantisme dans ce coin-là de France, où la reproduction des schémas d’oppression et de domination est rarement questionnée et déconstruite dans le milieu militant.

« Et après ils/elles s’étonnent qu’y a personne aux manif ‘… »

Bref, elle m’a dit « A bientôt ma cousine, tu passes quand tu veux ! » et elle a raccroché. À la pause déjeuner elle réceptionne les petits (les siens et ceux de la voisine), et à 14 h elle commence une tournée pour visiter ses parents et beaux-parents âgés.

Avant, elle a pris le temps de me donner une précieuse idée de lecture, un conseil d’amie : la brochure « discriminations multifactorielles » éditée par le réseau Classe/Genre/Race, qui est disponible en format .pdf sur simple demande via lachute.fr.

Extrait :

« Les discriminations que subissent les femmes issues de l’immigration postcoloniale ne sont pas dues à des malentendus qu’il s’agirait de dissiper. Ces discriminations s’inscrivent dans des rapports de domination sexistes, racistes et de classe, elles ont une fonction, elles permettent des privilèges.

Donc nul miracle possible en la matière : les privilégié.es ne vont pas faire le deuil de leurs privilèges, uniquement parce qu’ils/elles auront partagé, avec les discriminées, un convivial repas « interculturel ».

Les discriminations classe/genre/race ne disparaîtront que grâce aux combats pour l’égalité que mènent et que continueront à mener les premières concernées ; elles ne disparaîtront que grâce au rapport de force politique qu’elles auront réussi à créer.

Mais les acteurs sociaux soucieux de participer réellement à la lutte pour l’égalité et contre les discriminations ont un rôle à jouer : il ne s’agit pas d’être des « émancipateurs/émancipatrices » de femmes issues de l’immigration souvent perçues comme mineures, faibles et dominées, mais des « facilitateurs/facilitatrices ».

Pour se faire, il est essentiel de :

– prendre en compte la spécificité des discriminations subies par les femmes issues de l’immigration post-coloniale,

– prendre en compte l’ampleur des discriminations classe / genre / race,

– reconnaître que le sort réservé aux femmes musulmanes voilées, notamment sur le marché du travail, est violemment discriminatoire,

– prendre en compte le point de vue et l’analyse des femmes racisées concernant la violence qu’elles subissent, en termes de savoirs, et dans la construction, la mise en oeuvre et l’évaluation des actions en leur direction.

Ces impératifs contribueront à éviter que les actions de « lutte contre les discriminations » ne participent, en réalité, à reproduire le système discriminatoire, comme c’est souvent le cas aujourd’hui. »

https://fr-fr.facebook.com/ClasseGenreRace/

JH

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Aujourd’hui (dimanche 11 juin) et dimanche prochain (18 juin) auront lieu les élections législatives.
Elles servent à élire les députés qui siégeront au Parlement.

Qu’est-ce qu’un député ?

Un député est un élu qui, à l’Assemblée Nationale, participe au travail législatif.
Quand certains électeurs font tout pour donner une majorité au Président en place en votant pour les candidats de son parti, d’autres mettent tout en œuvre pour voter contre eux de manière à « instaurer un contrôle » du gouvernement voire une sorte de « contre pouvoir ».

Mener une campagne est difficile ; c’est prenant, fatiguant, contraignant… Certains mettent même leur vie entre parenthèse pour s’y consacrer pleinement.
Elle l’est d’autant plus pour les « petits » candidats qui pour la plupart ne sont pas entourés par une grande équipe contrairement à certains de leurs concurrents qui font partie des grosses « écuries ».
S’ils ont possibilité de faire un appel aux dons, la plupart la finance par leurs fonds propres.

Comme vous le savez, certains médias, quoi qu’on dise et quoi qu’on en pense, font la campagne de certains candidats en leur accordant des temps d’antenne et des pages plus importants que leurs concurrents.

Est-ce volontaire ou involontaire ? Il est important de se poser la question même si chacun aura sa réponse…

Si l’on prend en exemple la 1ère circonscription du Loiret, sur les 13 candidats en lisse, seulement cinq d’entre eux avaient été invité par la rédaction de France 3 Centre-Val de Loire pour un débat dans l’émission « Dimanche en Politique » présentée par Madame Faïza Garel-Younsi.

Cette dernière avait d’entrée de jeu présente les invités comme étant « les candidats des principaux partis ». Pourquoi instaurer cette hiérarchie ?
Cela voudrait-il dire que les autres partis (non invités) ne seraient pas importants ?

Quels étaient ces candidats invités ?

Etaient présents à cette émission : Charles-Eric Lemaignen (LR), Colette Poltaratstky (FN), Olivier Jouin (PS), Stéphanie Rist (REM), Anne-Sophie Leguin (France Insoumise).

Avec cette émission, nous avions l’impression de revoir un remake de l’élection présidentiel lorsqu’étaient invités seulement les grands partis. Cette pratique que nous pouvons assimiler à une forme de discrimination handicape fortement ceux qui sont restés sur le carreau.

Et parmi eux, quatre l’ont fait savoir dans un communiqué envoyé le 07/06 à la rédaction de France 3.

Dans celui-ci nous pouvions lire :

« Daniel SIMON (Debout La France), Murat YILMAZGILLER (Sans étiquette), Kasia EDEY GAMASSOU (Parti Chrétien Démocrate), Khalid BAJJOUJ (Union des Démocrates Musulmans Français), sommes choqués de ne pas avoir été invités au débat de FRANCE 3 région Centre-Val de Loire lors du débat entre les candidats de la première circonscription du LOIRET pour les élections législatives. C’est un déni de démocratie et de représentativité des différents courants politiques ainsi que de l’équité et de l’égalité entre candidats. Nous demandons donc à FRANCE 3 de nous inviter dans la semaine dans un de vos JT, chacun de nous quatre, pendant dix minutes pour représenter les candidats de notre parti dans le LOIRET ».

A notre connaissance, ils n’ont pas obtenu de réponse.

Prenons l’exemple du candidat Khalid BAJJOUJ (Union des Démocrates Musulmans Français) qui à part Radio Campus n’a été contacté par aucun média. Lorsque nous lui demandons pourquoi, ce dernier répond : « Il y a des rumeurs disant que nous serions blacklistés ».

Il nous confie aussi que c’est la même chose pour ses collègues en ile de France.

« Une équipe de France 2 est venue tourner un reportage dans les locaux de l’UDMF, elle est repartie avec de nombreuses images et des interviews, tout s’était bien passé et pourtant France 2 n’a pas diffusé ce tournage ».

Lorsque nous lui demandons pourquoi, il répond que la journaliste qui était désolée a appelé le responsable du parti en lui disant :
« La rédaction ne souhaite pas diffuser le reportage car vous ne faites pas assez musulmans. Vous avez tenus vos réunions dans des salles classiques. La rédaction souhaite que l’on vous filme dans une mosquée ».

C’est incroyable à quel point les médias veulent manipuler l’opinion publique !

Lorsqu’on lui demande comment les médias l’ont traité, il nous dit :

« Il y a eu 0 articles de presse. C’est injuste. Ce n’est pas équitable. Les médias pensent qu’on ne représente personne. La République du Centre n’avait aucune photo de moi, je leur en ai envoyé une. Ce même journal a dit que j’étais sans étiquette, j’ai dû leur demander de corriger cela en inscrivant que je représentais l’UDMF, ça été fait rapidement. Depuis le début du parti, on a tout fait pour nous dénigrer. Les médias se sont acharnés sur notre parti faisant fuir les donateurs. Lorsque j’avais demandé à mon mandataire financier d’ouvrir un compte de campagne, les banques ne voulaient pas. J’ai dû voir cela avec ma banque personnelle qui a accepté ».

Vous devez savoir que contrairement à l’élection présidentielle, les candidats aux législatives sont élus par les électeurs de leurs circonscriptions. Il est donc très important que tous les prétendants bénéficient des mêmes conditions pour que les votants puissent avoir un réel choix et que ce choix ne soit pas dicté et imposé par la presse.

Malheureusement c’est le cas, l’émission « Dimanche en Politique » ainsi que les articles dans la presse en sont la preuve.

Nos confrères de la République du Centre, Mag Centre, Apostrophe 45 couvrent les législatives en dressant les portraits des candidats. Le font-ils équitablement ? Certains journalistes prennent de haut les « petits » candidats quand d’autres les dénigrent dans leurs articles. Pourquoi cette différence de traitement ?

Si l’on prend la République du Centre de vendredi 2 juin, vous pourrez constater que la page 2 est entièrement consacrée à Madame Rist candidate LREM (La République En Marche). Pourquoi la mettre autant en avant ?

Ce journal est accessible partout: dans les bars tabac, les bibliothèques, les cafés, les établissements scolaires, les salles d’attente, les centres sociaux…

De fait les quotidiens locaux départementaux ou nationaux sont plus lus que les médias alternatifs types blog, sites…

Pourquoi les médias veulent-ils influencer le choix des électeurs? Dans la tête de nombreuses personnes, plus l’article est grand, plus la personne est importante.

Ce genre de procédé trompe les lecteurs qui sont pour la plupart de potentiels électeurs.

Pourquoi biaiser la campagne?! Déjà que les « petits » candidats galèrent contre les gros, agir de la sorte ne fait que les mettre plus à mal.

Il faut arrêter de vouloir influencer nos concitoyens par des messages subliminaux ou pas et leur laisser le choix du nom du candidat qu’ils glisseront dans l’urne.

A bon entendeur salut…

AJ

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Categories: Politique

Ce centre hospitalier situé à Cayenne, appelé aussi le CHAR a ouvert ses portes en 1992.

C’est l’établissement de santé public le plus important du département avec à son actif 682 lits. Il gère également 21 postes de soins répartis sur tout le territoire guyanais.

Depuis plusieurs années déjà, le CHAR s’enfonce dans la déchéance.

Selon le Dr Patillot, « l’établissement s’endette de 15 millions d’euros par semestre ».
« 70 % de la population est en situation précaire » ajoute Éric Mietti du syndicat CDTG. Il faudrait réviser la tarification à l’acte.

Quant à l’IGAS (inspection général des affaires sociales), elle estime « le surendettement du CHAR à 72 millions d’euros ».

Pour Patricia Said, secrétaire adjointe de l’UGT santé (union guyanaise des travailleurs), « la mauvaise gestion de l’hôpital, les dysfonctionnements administratifs successifs, la défaillance du système de sécurité (notamment incendie), les malfaçons des bâtiments, leur insalubrité, le manque de moyens financiers, matériels et personnels est une problématique qui a été à plusieurs reprises dénoncée à l’ARS (Agence Régionale de la Santé) et au ministère de la santé ».

Madame Said poursuit en déclarant « qu’en un mois, six décès ont été constatés : cinq enfants nés prématurément et atteints de staphylocoque doré contracté dans le service de réanimation néonatale ainsi que celui d’un homme, retrouvé calciné dans sa chambre »

C’est la débâcle à l’hôpital Andrée Rosemon !

À bout de force, personnel hospitalier, intersyndicale du CHAR, collectif des médecins  » le droit à la santé pour tous » rejoints par diverses associations et différents collectifs, encouragés par les usagers, déclenchent une grève, réclamant la réhabilitation de l’établissement, du personnel et des moyens financiers(20 millions d’euros) afin d’apporter des soins aux patients dignes de ce nom, conditions de travail acceptables et sécurité pour tous.

Les grévistes ont écrit un courrier à Mme Buzyn, Ministre de la santé et attendent son intervention ainsi qu’un versement d’apport financiers, promis lors de négociations ayant eu lieu en mars et avril 2017.

Selon Guyane 1ère, « une association a porté plainte contre le CHAR, l’ARS et Mme le Ministre de la santé pour mise en danger de la vie d’autrui, non assistance à personne en danger et pratiques discriminatoires ».

Toujours selon Guyane 1ère, « le 24 mai 2017, les sénateurs Mr Georges Patient et Mr Antoine Karam se sont entretenus du dossier avec Mme Annick Girardin, Ministre Outre-mer. Les élus ont déposé un référé devant le tribunal administratif pour non respect de l’accord de Cayenne : seuls 6 millions d’euros auraient été versés, donc 20 millions d’euros sont manquants ».

Le 5 juin 2017, une commission d’expertise, constituée de M. Pierre Lesteven, administrateur provisoire du CHAR, Jacques Cartiaux, administrateur provisoire de l’ARS et de M. Dominique Noiré, haut fonctionnaire de l’assistance publique des hôpitaux Paris.

Pour M. Cartiaux, leur mission avait pour but « d’entendre tous les acteurs de ce conflit : grévistes, syndicats, représentants des familles, médecins, etc.. .et de mettre fin à cette grève historique ».

À l’issue de cette mission d’expertise, 100 postes ont été créés immédiatement. Chaque année, l’établissement bénéficiera de 75 salariés supplémentaires pour arriver jusqu’à 400 postes au total. Les grévistes en réclamaient 200.

JEF

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Comme tout le monde le sait, le sigle FFF signifie Fédération Française de Football. Mais depuis un petit moment, il signifie autre chose dans l’esprit de nombreuses personnes…
Comme vous avez pu le lire dans l’article « Black Blanc… et les Beur ? » publié le 7 mai, il était mentionné le racisme dans le monde du football, le scandale des quotas et la non sélection en équipe de France de Karim Benzema.

Aujourd’hui, FFF signifie France Facho Football pour beaucoup de nos concitoyens et pour preuve, l’acharnement dont sont victimes les footballeurs d’origine maghrébine et/ou de confession musulmane.

Ces jours ci, de nombreuses vidéos refont surface dans les réseaux sociaux, qui rappelons le, si elles n’avaient pas été publiées, beaucoup n’en n’auraient jamais eu vent. En effet, les médias dits « traditionnels » n’en avaient pas parlé…
Sur l’une des vidéos, l’émission « le vestiaire » sur RMC Sport, était invité Jacques Faty (ancien joueur de l’équipe de France espoir).

Ce dernier avait commencé par dire à Emmanuel Petit, à William Gallas et à Franck Leboeuf qu’en équipe de France des moins de 19 ans il avait son petit groupe dont faisait partie Franck Ribéry. Ensuite, il a raconté une anecdote… Lorsqu’il était l’heure de prier, ils y allaient et revenaient directement. Pour cette histoire en particulier, ils avaient prié dans les douches.
Vus par l’entraineur des gardiens de but qui s’était empressait d’aller raconter cela à René Girard (entraineur de l’époque), cette délation a eu pour conséquence directe la perte du brassard de capitaine pour Jacques Faty et le renvoi de l’équipe de France pour deux autres de ses coéquipiers. Selon ses dires : « Les deux joueurs qui étaient avec nous ce jour là, on ne les a plus revu en équipe de France ».
Seul Franck Ribéry avait été épargné car « performant et était un joueur en devenir ».

Si on ajoute à cela la polémique autour du buffet Hallal qui avait été du jour au lendemain balayé d’un revers de main alors qu’il ne posait aucun problème cela fait beaucoup… !

On nous dit que c’est sous couvert de laïcité. Mais c’est quoi la laïcité ? Posez cette question et vous vous apercevrez que peu de personnes en connaissent la définition et le sens. La laïcité c’est la séparation entre les Eglises et l’Etat. En d’autre terme, le pouvoir des Eglises ne doit pas interférer dans le pouvoir de l’Etat et vice et versa. Est-ce le cas aujourd’hui ? Bien sûr que non, preuve en est les propos tenus par M. Valls (Premier ministre à l’époque) sur Europe 1 : « On porte le maillot bleu et les couleurs de la France… Quand on assume des responsabilités et qu’on incarne l’équipe de France, il faut être exemplaire ».

Le mot « laïcité » est utilisé à toutes les sauces pour stigmatiser l’Islam. Porter le foulard, faire le Ramadan, prier, ça n’est pas faire du prosélytisme. Depuis quand pratiquer sa religion signifie faire du prosélytisme ? Faire du prosélytisme signifie chercher à convaincre et/ou à convertir à sa cause. Est-ce la même chose ? La réponse est encore non.

Dans une interview du Figaro publié le 01/06/17 (Internet), Guy Roux l’entraîneur emblématique de l’AJ Auxerre, ce dernier répondait à la question suivante :

« Que vous inspire l’affaire Benzema ? »

Sa réponse était sans équivoque :

« Je suis un homme du peuple. Depuis toujours, je vais boire un coup deux soirs par semaine dans un bistro ouvrier d’Auxerre. J’écoute. Beaucoup de « Gaulois » sont racistes, c’est une certitude. Le jour où on a écarté Benzema des Bleus, un sondage montrait que 70 % de Français ne voulaient pas de lui. Mais ces sondeurs ne vont pas dans les quartiers… Cela fait huit ans que Benzema est au Real Madrid, tout le monde s’accorde à dire qu’il est sensationnel. Alors, on lui reproche de ne pas chanter La Marseillaise… Je ne l’aurais pas chanté non plus, parce que je chante très faux. »

Personnellement je pense que l’affaire de la sextape est une fausse excuse pour écarter Karim Benzema. Et vous qu’en pensez-vous ?

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, Karim Benzema a encore remporté la ligue des champions hier…

A méditer !!!!

AJ

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Les faits avant tout :

Après la polémique dans un lycée de Valence pour une jupe jugée trop courte, ce sont les jeans troués qui posent soucis à la direction du lycée professionnel Sainte Croix Sainte Euverte à Orléans. On en est même arrivé au point où le personnel attendait à l’entrée de l’établissement, armé de scotch marron, les lycéen(e)s qui n’avait pas une « tenue décente ». Ils ne visaient que les lycéen(e)s. En effet, les étudiants en formation professionnel ont eu le droit de passer sans encombre. La preuve étant qu’un ami, âgé d’une trentaine d’année, est entré en bermuda et tongue… J’aurais été curieux de voir sa réaction si on lui avait scotché ses pieds !

Bien qu’établissement privé, est-ce une raison pour se soustraire à l’un des grands principes de notre république qu’est la liberté ? Une jupe trop courte ou un jean troué déconcentrerait-il certain(e)s enseignant(e)s ? En quoi cela gênerait-il le bon déroulement de la journée ?

Un lycée qui, dès 8h, humilient certain(e)s lycéen(ne)s !

Lorsque j’ai pu constater les faits, une cinquantaine d’adolescents étaient présents, et se sont mis à rire. Comment le leur reprocher ? Se faire scotcher les trous de son jean peut être drôle vu de l’extérieur, mais humiliant pour la personne visée. J’ai pu lire dans le journal que le principal adjoint voulait « L’opération marquante ». Il s’agit donc bien d’en ensemble d’action réfléchies, anticipées (l’été arrivant, le personnel pédagogique est passé dans les classes pour refaire un point sur la « tenue adaptée au lycée ») qui avait pour finalité la sanction, l’humiliation si on n’adhérait pas à cette « opération ».

Liberté, liberté, où es-tu ?

Tout cela pose plus largement la question de liberté, de liberté d’expression, de choix individuel. En poussant le bouchon un peu loin, on pourrait imaginer que le lycée pourrait définir un « élève idéal », avec une tenue vestimentaire commune à toutes et à tous, ou encore une coupe et couleur de cheveux bien précise. Est-ce plus approprié d’avoir sur les épaules un costume et une cravate alors qu’il fait 35 degrés dehors et pas moins dans les salles !

Laissez les gens s’habiller comme ils le souhaitent !!! On sait que certains établissements font attention à leur image, mais tout de même !!! Je dirais même que la tenue vestimentaire gêne plus les adultes que les étudiants. Dans une période de la vie ou l’adolescent se cherche, l’embrigader en lui interdisant de s’habiller comme il le souhaite l’empêche d’évoluer et de se développer à son rythme, en fonction de son Histoire, sa culture, ses valeurs…
Finalement, nous sommes face à une discrimination malheureusement trop présente aujourd’hui, et à cause d’opération comme celle-ci, le lycée favorise voir incite à cette discrimination !! Dois-je rappeler qu’il y a encore quelques années, les femmes n’avaient, au regard de la loi, pas le droit de porter de pantalon. Comment reprocher aux jeunes filles de porter des jupes ou des débardeurs par une telle chaleur ?
A l’inverse, certaines élèves d’autres établissements ont été menacées d’exclusion car elles portaient des jupes jugées trop longues, jugées ostentatoire. C’est au lycée de décider la manière dont les jeunes devraient s’habiller ?

Comment favoriser la discrimination vestimentaire dès le plus jeune âge

L’argument avancé par l’établissement de préparer les étudiants au monde professionnel ne tient pas. Pour commencer, en fonction du métier, la tenue ne sera pas la même. Faudrait-il que chaque étudiant(e) vienne au lycée avec la tenue professionnelle adéquate ? Quelle tenue correspond d’ailleurs à quel métier ? Celui qui n’a pas les moyens de s’acheter une fringue de marque a tout de même le droit de venir apprendre et de trouver un travail.
Ils sont en train de transformer les lycéens en mouton, en brisant toute volonté, tout sens critique. Dans le pays dit des Droits de l’Homme, nous sommes finalement en train de supprimer certains droits, et cela passe inaperçu si personne ne réagit.

Pour terminer, à ce jour, aucune mobilisation ou manifestation n’est prévue. En revanche, un grand nombre de réaction sur les réseaux sociaux montre que le lycée a dépassé les bornes !!

Et puis merde, laissez les jeunes se saper comme jamais !

M.B

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