Dans le cadre des ateliers en mouvements de partages utopiques et éthiques, l’ami Yves Bodard propose et offre à travers des interventions, des conférences, des débats thématiques publics, un espace de formation permanente de réflexion, d’échanges et de partages à destination de tous.

La participation à ces ateliers est bien entendu gratuite.

Depuis septembre 2016, ce travailleur social et auteur engagé en a déjà organisé plusieurs et dans différents endroits :

5 à la Java Pop, une à la Maison Pour Tous Jacques Tati et une autre à la Maison Pour Tous Jean Gabin.

Pour satisfaire un maximum de personnes et pour leur permettre d’échanger dans le respect de chacune et de chacun, différents thèmes sont proposés pour d’une part résister et lutter contre les inégalités sociales et d’autre part déconstruire les idées reçues pour faire émerger un pacte de faire société ensemble.

Voici les différentes thématiques qui ont été présentées :

• Prévention ou sécuritaire
• Le tri des déchets
• La situation des Mineurs isolés étrangers
• L’inclusion des personnes en situation de handicap
• Le viol sous l’aspect pénal et traumatique
• La naissance de l’université populaire à Orléans
• Ecoute ma différence : Fais-moi signe

Et je vais justement vous parler de la dernière à laquelle j’ai eu la chance d’assister…
Cette soirée qui a eu lieu mercredi 11 octobre à la Java Pop avait pour but de parler de la « place des personnes sourdes dans une société qui se dit inclusive ».

Cette conférence ainsi que les différents échanges ont été traduits en langue des signes française.

Pour celles et ceux qui n’ont pas pu être présents ce soir là, vous allez à travers cet article qui est sous forme de reportage vivre les moments forts à travers des petits montages vidéo. Je m’excuse d’avance pour la qualité… En effet, par moment il y a des décalages au niveau des dialogues mais peu importe puisque nous avions les signes…

La soirée avait commencé par une allocution de bienvenue d’Yves Bodard ainsi qu’une présentation des objectifs des conférences qu’il organise. Je vous laisse regarder…

Ensuite ce fut le tour d’Emelie Soubieux qui après s’être présentée, nous avait parlé de l’histoire des sourds…

Vint ensuite le tour d’Adeline Beaujon, qui est interface.

Alors qu’est-ce qu’un interface?

L’interface est un professionnel qui facilite la communication entre la personne sourde ou malentendante et ses relations sociales et professionnelles.

Il s’adapte à la fois au système de communication de l’établissement et à celui de la personne sourde ou malentendante.

Il faut savoir que Millie Brother est à l’origine du terme Child of deaf adult lorsqu’il a fondé l’organisation CODA en 1983.

Pour être un CODA (enfant entendant de parents sourds), il faut réunir trois conditions:

• l’un des deux parents de l’enfant doit être sourd ;
• la langue première ou langue dite privilégiée doit être la langue des signes ;
• l’enfant doit s’impliquer dans la communauté sourde.

90% des enfants nés de parents sourds peuvent entendre normalement. (Source Internet)

Pour continuer, je vous livre le témoignage de MONSIEUR François Gérard (Président de l’association Visuel Langue des signes française Centre) qui comment dirais-je…. Le mieux c’est de le voir…

Lorsque Rémi Piat (salarié à Visuel) vint à son tour s’exprimer, c’était pour nous expliquer les différences au niveau des expressions entre les sourds et les entendant.

Il y a eu ensuite une pause musicale. Ange Minkala et Adeline Beaujon nous ont interprété un merveilleux slam…

Je vous laisse savourer ce moment magique…

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1477718032315420&id=100002317122542

Pour celles et ceux qui n’auraient pas Facebook, voilà le lien du clip « les voix du silence » qui est sur Youtube:

Cet agréable moment a laissé place aux différentes questions et réactions des personnes présentes. Le sujet qui avait fait le plus réagir, c’était l’hôpital d’Orléans…

Rémi Piat nous a confié avoir écrit plusieurs courriers au Directeur ainsi qu’au Président de l’hôpital en vain…

Nous allons essayer de faire remonter ces revendications et nous aurons l’occasion de traiter de ce sujet en profondeur dans un prochain article.

Pour finir, je dirais que c’était la première fois que je me rendais à la Java pop et que c’était aussi la première fois que j’assistais à une conférence organisée par l’ami Yves.

C’était MAGNIFIQUE ! Il y a eu des moments riches en émotions.

J’encourage les personnes à s’y rendre et à y participer. Croyez-moi vous ne serez pas déçus.

AJ

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Categories: Société

Je souhaitais partager avec vous un sujet : LA LETTRE DE MOTIVATION.

Un sujet exposé, surexposé, voire même exploité et rentable. OUI rentable !!

Rentable puisqu’à ce jour vous connaissez sans doute un panel monstrueux de sites, qui vous permet de COPIER COLLER !!!! the LETTER ….

La belle lettre de motivation, celle qui permet de vous vendre auprès des employeurs. DE VOUS VENDRE ! Mais vendre quoi ? Votre savoir-faire ? Votre rigueur ? Votre jolie dentition …

Pour rappel, Oyé Oyé chercheurs !!!!

Trop moche, trop gros, trop petit… ou même trop beau. L’apparence physique est l’un des critères de discrimination le plus fréquent mais aussi le moins dénoncé.

Pourtant il y a la loi du 16 novembre 2001, relative à la lutte contre les discriminations…

Bienvenue au casting de recrutement.

Voilà comment j’expose le premier sujet : SAVOIR SE VENDRE

Je suis expérimenté en la matière et je maîtrise très bien le sujet.
Je précise que je suis même un EXPERT. Oui oui, un expert !

Je connais les méfaits de la crise économique et social, le chômage… !!!! J’ai même été limogé à Limoges. Truc de ouf !!!!

Alors certains se disent que c’est pour faire un jeu de mots, et bien détrompez-vous, ça m’est vraiment arrivé.

Alors OUI j’ose le dire Monsieur le PRÉSIDENT !!!!
 » Hé Manu je ne suis pas un FAINÉANT

Revenons à nos moutons « enfin s’il en reste vu qu’il y a eu une fête il n’y a pas longtemps… Spéciale dédicace à Brigitte DOBART …

Se vendre n’a rien de bon car cela vous amène à oublier que l’employeur a besoin de vous pour développer son entreprise, accroître son chiffre d’affaire et prospérer.

Ben oui mon cousin, savoir se vendre n’a aucun intérêt. AUCUN !!!

Cette veille notion déshumanisée 7.0 vous décentre de votre quête personnelle et vous fait perdre les pédales au point de vous prendre au jeu de la schizophrénie ambiante ….

Entre les ateliers de : « Re » motivation, savoir se vendre, de relooking, de réseaux sociaux, de codes sociaux, de gestion du stress, de normes sociales, pour développer sa confiance et j’en passe….

BREF !

Du saupoudrage, de l’événementiel, du spectacle avec de la musique et des places de concerts à gagner … « 2000 CAROTTES 2000 SOURIRES ».
Le bon cv qui « tape » et les queues interminables POUR NADA !!!

DU VENT et du NOMBRILISME made in Plastique Bertrand
BIG dédicace à monsieur Nerf vague de son prénom ALEX, futé comme l’éclair, la piquasse !

Aucune logique ! Il faut seulement rentrer dans le moule SINON … !!!

On vous demande depuis votre plus jeune âge de correspondre à la « masse ».
Le sujet du NON conformisme a fait couler de l’encre, des larmes mais aussi du sang.

On vous cache la vérité sur vous même !

Restez-vous-même. Osez dire haut et fort la personne que vous êtes et non le modèle que l’on dessine pour vous. OSEZ DIRE NON !!!

Osez dire : « je n’ai rien à vendre seulement je souhaite que l’on arrête de choisir à ma place, que l’on accepte mes défauts qui font mes qualités ».

En cela votre déterminisme, votre volonté et votre différence feront de vous un être motivé, confiant et près à tous les défis…

Voilà mon 1er atelier d’échange de savoir.

Alors à la revoyure les loulous….
À vous de jouer ….

DLDR
Des Litres et Des Ratures

Littérature..

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Il y a énormément d’addictions qui ont des effets néfastes sur les personnes.

On parle d’addiction quand on ne peut plus se passer d’un produit ou d’une activité malgré son effet nuisible sur sa santé ou sa vie.

Le sujet que j’ai choisi de traiter est l’addiction de l’alcool et j’aborderai aussi l’alcoolisme passif…

A cause du Syndrome d’Alcoolisme Fœtal (SAF), ce sont malheureusement les bébés qui sont les premières victimes. En effet, certaines mères continuent de consommer de l’alcool pendant leur grossesse.

7000 enfants environs seraient concernés chaque année par les séquelles plus ou moins graves. C’est la première cause de handicap et de retard mental. (Source Internet).

Ce fléau qu’est la surconsommation d’alcool engendre malheureusement des dommages collatéraux comme des accidents de la route, des suicides, des homicides, des agressions, des viols, des maltraitances familiales, etc…

Si la personne alcoolique souffre, il faut savoir que son entourage aussi…
Et c’est de ce point précis que je vais vous parler grâce au témoignage d’Anne S, fille d’un alcoolique.

« Je me souviens vers l’âge de 10/12 ans j’ai cassé une bouteille de whisky neuve en ouvrant un placard. J’avais très peur de lui dire et j’avais aussi peur de sa réaction. Avec le recul je me dis que ce n’était déjà pas normal ».
L’alcoolisme commence par un verre entre amis puis tous les week-ends, on s’enivre, c’est la joie l’euphorie. Puis on boit seul, un apéro le soir puis le midi et le soir…

« A l’adolescence j’étais fière de dire à mes amis que mes parents savaient faire la fête et que l’alcool coulait à flot les weekends. Je trouvais ça cool. J’avais même bu mon premier verre à 14 ans avec eux ».
Très vite, Anne voit un changement de comportement. Son papa qu’elle voyait comme un super héros devenait irritable et colérique.

« La première phase c’est la bienveillance : On découvre qu’il a un problème. Ayant deux petites sœurs, j’avais décidé de leur en parler en leur disant: papa à un problème. Mais personne ne m’a cru.

Mon père était souvent énervé mais il retrouvait le sourire à 18h car c’était l’heure de l’apéro.

L’alcoolisme c’était déjà mis en place et commençait à produire des blessures, de la culpabilité et la prise de conscience des familles. Ma cadette avait réalisé le problème en voyant les bouteilles s’entasser dans le garage. Une bouteille de pastis tous les 3 jours ça en fait de la bouteille ! A partir de là mon seul but était de protéger mes sœurs.

La deuxième phase était très vite arrivée : essayer de contrôler l’incontrôlable… mettre moins d’alcool dans les verres, essayer d’en parler à des médecins, des spécialistes et à la personne alcoolique qui reste dans le déni. Ma mère était tout aussi aveugle. Elle trouvait le comportement de mon père normal et lui donnait des excuses. Pourtant les cris, les disputes et la peur de savoir ce que mon père allait dire ou faire étaient présentes à chaque verre. J’ai encore en tête les cris de peur de ma sœur et mon père en rage avec son poing près de mon visage… un enfer ».

Anne fini par quitter le domicile familiale mais reste très présente.

Malheureusement l’alcool continu ses ravages, et c’est le physique qui en pâtie : Son « beau papa » tremble, perd ses dents et commence à avoir du diabète signe d’un alcoolisme chronique.

Tristement, la consommation perdure et devient de plus en plus excessive.
Une étude menée par des chercheurs de l’Institut Gustave-Roussy montre que l’alcool est une cause majeure de mortalité prématurée en France. Il est responsable de 49000 morts par an. (Source : le Monde.fr avec AFP 04/03/13).

« Un soir, fatiguée de surveiller mes parents en train de faire la fête j’avais décidé de rentrer. Ma sœur m’avait dit que ça irait. A contre cœur je l’ai laissé prendre le relais. Toute ma vie je regretterais cette décision. L’alcool avait encore fait perdre la tête à mon père et un drame a poussé ma sœur à partir à l’autre bout de la France. »

La troisième phase est en quelque sorte une petite victoire, car il y a une prise de conscience de la personne alcoolique.
C’est un long combat qui commence pour toute personne dépendante avec suivi médical psychologique, …

Mais qu’en est-il pour l’entourage ?

Anne est maintenant maman et après une nouvelle soirée catastrophe, elle décide de couper les ponts.

« C’est à ce moment-là que mon père avait réalisé qu’il perdait tout. J’ai voulu l’aider et il y a eu une inversion des rôles : je suis devenu parent et lui enfant. Je le surveillais en arrivant aux heures d’apéros ; c’était une course à la bouteille cachée. »

Après un sevrage de plusieurs années, qu’elle assimile à la dernière phase qui est la stabilisation, Anne continuait à vivre dans la peur que son père retourne dans ses travers ce qui signifierait pour elle un retour en enfer.

Aujourd’hui Anne a 40 ans et croyait enfin avoir gagné son combat contre l’alcoolisme de son père. Malheureusement pour elle, après 3 ans d’abstinence, elle a découvert qu’il avait replongé.

« Je suis fatigué de cette lutte, cette fois nous avons décidé avec mes sœurs de laisser tomber et de vivre nos vies car il ne changera jamais. La seule chose positive dans cette galère depuis plus de 20 ans c’est ce lien fraternel qui nous unis avec mes sœurs, on en discute beaucoup on en rit pour dédramatiser.

L’entourage des alcooliques devrait aussi avoir un suivi psychologique car les relations avec eux sont violentes et perverses. Les proches sont gagnés par le sentiment d’impuissance du malade. La honte, la culpabilité sont aussi dévastatrices pour la famille. Ma mère me dit souvent que mon père buvait que du lait fraise avant ma naissance et que sa première cuite il l’a eu quand je suis née. Je me suis longtemps demandé si tout cela était de ma faute ».

Selon Alcool assistance, on chiffre à 4 ou 5 millions le nombre de buveurs excessif en France. Chacun d’entre eux vit en moyenne avec un minimum de 2 à 3 personnes. En se basant sur ces données, un minimum de 8 millions de personnes (si ce n’est pas 10 millions) vit étroitement liées –donc perturbées– avec un buveur excessif. Huit à dix millions de français en souffrance ou en danger : 1 sur 6 ou 7 environ ! (Source Internet)

Quel fléau, quelle épidémie menace autant de personnes en France ?

Il faut donc en parler à des professionnels et surtout s’armer de patience afin de ne pas sombrer et s’isoler.

Sarah

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Categories: Société

Hé oui, ça y est, tout est redevenu comme avant.
Les quais de Loire ont repris leur routine et les bateaux ont quitté la Loire par la voie…. des routes !

Les écolos apprécieront !

Les mariniers un peu moins mais ce ne sont pas eux qui sont dans le collimateur mais les invités hors frontière … hors continent parfois !

Les personnes à mobilité, elles, restent toujours à quai et mon coup de gueule en pleine festivité pour dénoncer l’inaccessibilité aux personnes à mobilité réduite du fameux , couteux et emblématique festival de Loire a eu le don de réveiller quelques consciences mais aussi d’irriter quelques nantis de la caste boboïsée orléanaise qui marche sur ses deux guiboles.

Quelques élu(e)s faussement effarouchés, incapables de supporter la moindre critique, la moindre remise en question ont même essayé de me faire taire. En vain !

Voire mieux comme mon pote Alex Vagner qui s’y est essayé de…… me contrôler.
Contrôler l’incontrôlable, ils en rêvent !

Mais rien n’y fit, le Bodard en colère ne lâche pas l’affaire (C’est pour la rime !)

Et pourtant, il suffisait juste de prendre un fauteuil, surtout toi valide qui me lis et expérimenter le chemin de croix pour vérifier si l’égalité d’accès à toutes les manifestations proposées était réel et se conjuguait au même temps et au même mode.

Au « j’accède, tu accèdes, nous accédons » y compris sur les caillouteux quais de proximité , l’émoi de celui cloué dans son fauteuil, répond en écho, « je suis bloqués, nous sommes en rade ».

Le modèle de société inclusive dont les élus se gargarisent plus comme une forme d’empathie feinte que réelle pour la différence n’en reste qu’à l’état de Lois ….. et si on ne se donne pas les moyens d’appliquer les textes, rien ne changera ou si peu vite!

Je ne compte pas le nombre de témoignages, de personnes, d’accompagnateurs, y compris d’accompagnants du secteur médico-éducatif qui m’ont apporté leur témoignage, partager leur vécu, leur quotidien, leur soutien et m’ont remercié d’avoir pu à travers mon coup de gueule hurler leur colère et leur indignation.

Je fus leur porte-voix car leur parole, il suffit juste de tendre l’oreille et l’écouter !

Je n’ai pas besoin de la porter !

Les pavés de nos rues et de nos bords de Loire sont des pièges et des souffrances infligées aux personnes concernées et ils sont même une insulte faite à la différence et un mépris des plus fragiles.

Il n’est nullement question de dépaver nos rues car nos mots sont suffisants pour faire vivre nos revendications et un seul pavé lancé dans la mare des canards locaux alias « Duck » aura suffi à troubler l’eau pas très claire de La Loire du festival !

Il aurait pourtant juste suffit d’être bien conseillé et prévoir quelques aménagements !!
Rampes d’accès, tapis antidérapants etc… Et le tour était joué.

Certains ont même cru bon m’objecter qu’il y avait un stand dédié au « Handicap » (pas très accessible au demeurant) et même 20 fauteuils mis à disposition !!!

Wahou !

Quelle méconnaissance du sujet !

Comme si les personnes à mobilité réduites se déplaçaient sans leur moyen de locomotion !
Valide, toi qui qui me lis, c’est comme si on mettait à ta disposition une paire de jambes au cas où tu déplacerais sans les tiennes !!

Les fauteuils sont personnalisés, adaptés à chaque personne… Des équipes pluridisciplinaires, des ergothérapeutes, des « spécialistes » …. sont impliqués dans un projet d’équipement !

L’enjeu c’est la mobilité et l’autonomie !!

La réalité c’est que les pavés des bords de Loire ne permettent pas aux personnes à mobilité réduites et leur accompagnant de circuler à égalité… Basta !

Le reste c’est du pipeau !

Mon ami conteur alias Nabum le bonimenteur de Loire qui a tout fait pour gommer les différences et rendre cette journée « ensoleillée » pour les personnes présentant un handicap moteur et qui s’étaient déplacées pour assister à son spectacle, en a témoigné.

Je vous livre ses mots/maux.

(…..) En attendant, je tiens à revenir sur l’impensable expédition des pensionnaires de la Maison d’Accueil Spécialisé des Saulnaies qui ont découvert à leurs dépens combien accéder au ponton est une épreuve pour un handicapé. Ce fut un chemin de croix sur lequel je ne tiens pas à revenir.

Il conviendrait que très rapidement, une rampe d’accès soit installée au risque de faire passer ce festival pour un rassemblement réservé uniquement aux valides.

Les professionnels d’EVT ne sont pas en cause. Ils ont fourni toute l’aide nécessaire. C’est l’accès à la Loire qui est impossible à un fauteuil roulant. Dans la rampe d’accès au ponton, nous en avons même cassé un fauteuil avec son occupant dessus.

Cela aurait pu tourner au drame. Bien sûr, venir casser la grande congratulation générale n’est pas adroit mais comment taire ce qui est proprement inacceptable ?

Bonne Loire à tous les valides. Pour les autres, regardez-les à distance et sortez ne vous plaignez pas.
La fête est belle, ne venez pas la gâcher.

Franchement leur.

Si on ajoute à la mauvaise foi ou méconnaissance, je l’espère, de mes «rares» contradicteurs mettant en avant que les parkings souterrains à proximité du festival avaient été mis à disposition… A nouveau quel amateurisme !

Ignorer que les véhicules de transports adaptés ne sont pas calibrés (+1.80 mètre) pour accéder à ces fameux parkings…. ça fait désordre !

Là encore, il aurait juste suffit de faire des essais, de demander tout simplement conseils à celles et ceux qui savent, qui vivent, qui accompagnent ce quotidien « hors-norme » !!

Alors, j’ai fait appel à un arbitre dont on ne peut contester la légitimité et dont je respecte le choix de rester anonyme… Les grands arbitres n’aiment pas la lumière.

Je rappellerai aussi et ce sens je suis droit dans mes bottes, qu’il y a quelques mois, j’avais organisé dans le cadre des « Ateliers en mouvement de partages utopiques et éthique (Voir page FB) que j’essaie de faire vivre sans subvention et aucune aide et qui avait eu lieu pour l’occasion dans une des Maisons pour tous de Fleury les Aubrais une conférence sur la thématique de
« l’inclusion des personnes en situation de handicap » avec l’autorisation de Madame Linguet, maire de Fleury les Aubrais qui me soutient souvent dans mes prises de positions!

Voici ce que me répondit l’Arbitre en ces mots choisis et je l’en remercie :

« Sur le fond, tu as raison ; sur la forme c’est du Bodard comme on l’aime (…). Je suis sur le festival, et effectivement, c’est catastrophique.

A peine, la moitié du festival est accessible (…) et je vais sérieusement activer la question. » Ajoutant
«Globalement les personnes handicapées n’ont accès qu’aux restaurants et au canal ».

Je fais confiance au bougre qui lui aussi lâche rarement l’affaire pour faire échoooooo à mon cri de colère… partagé.

Comment pourrais-je terminer sans mettre à l’honneur la « zélée » maréchaussée municipale qui non satisfaite de faire « la chasse » aux plus pauvres avec son carnet à souche en guise d’arme…

Voyant au loin un individu uriner sur un parking avoisinant, caché par un autre individu « suspect », cette « brigade » avait brandi la menace du carton rouge, de la verbalisation malgré les explications de l’individu suspect en l’occurrence éducateur spécialisé de son état qui avait accompagné un monsieur présentant des lésions cérébrales irréversibles…..

Celui-ci avait manifesté son souhait de faire « pipi » pour éviter l’indignation de souiller son change.

Mais il faut croire que chez ces gens -là en costume, l’approche psychologique et l’empathie ne sont pas dispensées dans leur centre de formation.

Imaginez leur entêtement à lui demander sa carte d’identité et rappeler le cadre de la loi à une personne dont le cerveau est presque mort et dont les seuls mots qui arrivent encore à émerger c’est « pipi » pour demander à se soulager…
Cela ferait presque sourire s’il s’agissait d’une farce mais c’est tellement affligeant et pitoyable dans le cas présent.

Des passants s’approchant pour marquer leur indignation avaient fini par décourager l’entêtement des deux agents….. Il s’en était fallu de peu !

Gageons que le prochain festival de Loire, cette grande fête populaire qui a toute sa place dans la cité johannique soit à la hauteur de sa réputation et que l’inclusion sociale, ce grand pari sociétal ne soit plus un vain mot mais un espoir conjugué au présent et que l’égalité entre toutes et tous devienne le blason du festival et celui de la ville d’Orléans.

Merci pour elles et merci pour eux, nos différents et nos semblables !

Sans langue de bois

Yves Bodard

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Categories: événement

Beaucoup ne comprennent pas comment une personne qui plus est sportive et de haut niveau meurt subitement pendant la pratique de son sport.
La mort subite du sportif est souvent perçue comme incompréhensible car c’est un décès imprévisible, qui arrive brutalement et qui touchent des personnes qui « sont censées être » en excellente santé.

Nous aurons l’occasion d’aborder plusieurs cas de footballeurs qui ont malheureusement perdu la vie en plein match…

Pourtant, lors des transferts ou des « achats » de joueurs, ces derniers passent une visite médicale très poussées qui comportent de nombreux examens tels que : radios entières du squelette, électrocardiogramme au repos, une échographie cardiaque, une épreuve d’efforts… Ces derniers « contrôles », la Ligue les a rendus obligatoires pour tous les clubs depuis le début des années 2000.

Vous aurez bien compris que cette étape incontournable qu’est la visite médicale est indispensable à la signature d’un contrat.
Si des problèmes sont décelés, les transferts sont dans la plupart des cas annulés et les exemples ne manquent pas :

Lilian Thuram ou Hakan Yakin au PSG, Steve Savidan à Monaco, Loïc Rémy à Liverpool…(Source Internet).

Il y a des cas où des joueurs ont été refusés dans des clubs à cause du résultat de leur visite médicale et pourtant ça ne les empêche pas de signer ailleurs.

Comment expliquer cela ?

Pour Marc Chasselat, médecin du sport : « … Chaque club gère à sa façon les différentes anomalies. Même si un chirurgien du sport est consulté par exemple pour une laxité dans le genou, le joueur peut signer puisque la vie de ce dernier n’est pas en danger ».

Et de continuer : « Pour les problèmes ostéo-articulaires ou squelettiques, le choix est éclairé par le médecin mais ce sont le président, le coach et le recruteur qui tranchent. On discute. Nous on dit « attention, ce joueur a tel problème, je ne vous garantis pas qu’il va pouvoir jouer tous les matchs ». Si c’est un joueur important, amené à être titulaire et payé cher, les dirigeants ne vont en général pas le prendre. Si c’est quelqu’un en appoint, pour être sur le banc et pas trop cher, peut-être que si quand même. C’est pour cela qu’un joueur refusé dans un club peut être engagé par un autre juste après ».
Concernant les anomalies cardiaques, il reconnait que ce sont les plus importantes. (Source Internet).

Rappelons-nous ce triste 26 juin 2003 sur le terrain du stade de Gerland de Lyon durant un match de la Coupe des confédérations…

L’international camerounais Marc-Vivien Foé s’était écroulé. Victime d’une rupture d’anévrisme, il a été placé en réanimation cardiaque pendant 45 minutes sans réaction positive. Selon l’autopsie, il souffrait d’une malformation cardiaque. Une autopsie avait déterminé que la mort avait pour origine une crise cardiaque consécutive à une malformation congénitale (hypertrophie cardiaque).

Malheureusement la mort subite de Marc Vivien Foé n’est pas un cas isolé. Il y en avait eu avant et il y en a eu après malheureusement :

Le 25 janvier 2004, l’international hongrois Miklós Fehér victime d’une attaque cardiaque en plein match est mort à 24 ans. Transporté à l’hôpital, il n’a jamais repris connaissance. Selon l’autopsie, il souffrait d’une malformation cardiaque.

Le 27 octobre 2004, Serginho (de son vrai nom : Paulo Sérgio Oliveira Da Silva), footballeur brésilien de Sao Caetano est mort à 30 ans. L’autopsie a révélé que le cœur du joueur était malade et pesait 600 grammes, soit environ deux fois le poids normal. Le club de Sao Caetano, son président et son médecin, ont été lourdement sanctionnés par la justice sportive.

Le 31 août 2006, l’international égyptien Mohamed Abdelwahab décède d’une crise cardiaque alors qu’il s’entraîne avec son club d’Al Ahly SC.

Le 25 août 2007, lors d’une rencontre entre le FC Séville et Getafe CF, l’international espagnol Antonio Puerta est victime d’un premier arrêt cardio-respiratoire sur le terrain. Réanimé sur la pelouse, il subit quatre autres arrêts cardiaques dans les vestiaires. Transporté à l’hôpital dans un état grave, il y fait un nouvel arrêt cardiaque, puis est placé en soins intensifs. Les médecins découvrent une dysplasie ventriculaire droite arythmogène (maladie cardiaque, de type canalopathie, responsable de troubles du rythme ventriculaire pouvant conduire à la mort subite chez les personnes). Il meurt finalement le 28 août des complications de ses troubles cardiaques.

Le 14 avril 2012, lors de la rencontre entre Livourne et Pescara, le joueur de football Piermario Morosini est victime d’un arrêt cardiaque. Il décèdera au cours du trajet l’emmenant à l’hôpital.

Le 6 mai 2016, le Camerounais et ex joueur du Mans Patrick Ekeng est décédé à l’âge de 26 ans, alors qu’il jouait un match du Championnat de Roumanie pour le Dynamo de Bucarest. Il meurt à l’hôpital, à la suite d’un malaise cardiaque survenu sept minutes après son entrée sur la pelouse.

La liste est malheureusement encore longue…

Comme vous pouvez vous en douter, la mort subite des sportifs ne touche pas que les professionnels.

Combien d’anonymes ont perdu la vie comme ça ? Trop. Beaucoup trop malheureusement.

Elle frappe parfois des « petits » et c’est ce qui est malheureusement arrivé à Tidiane Nimaga âgé de 5 ans.

C’est avec une énorme tristesse que nous avons appris son décès. Ce « petit bout » du GF 38 (club de Grenoble) est décédé des suites d’un malaise cardiaque lors d’un tournoi de foot qui avait lieu le week end dernier.

Comme nous le savons tous, pour pratiquer une activité physique, il faut un certificat médical et le petit Tidiane avait fait le nécessaire.

Nous n’allons pas remettre en cause le professionnalisme de ce médecin mais il faut savoir que bon nombre d’entre eux ne font pas leur travail car beaucoup « distribuent » des certificats médicaux sans procéder à un examen du patient.

Au lieu de leur faire faire des tests d’efforts ou d’autres exercices physiques qui leur permettraient de « vérifier » leur état de santé, ces derniers, qui sont souvent les médecins de famille leur délivrent le fameux « sésame » sans même leur poser la moindre question.

Dans certains cas, même si c’est très rare, certains clubs prennent toutes les licences et les font « tamponner » par certains médecins peu regardants…
C’est très grave car ces derniers ne mesurent pas à quel point ils peuvent être responsables en cas d’accidents…

Quelques conseils :

La principale action à mener en cas d’accident cardiaque est de prévenir les secours, de réaliser un massage cardiaque dans le cadre d’une réanimation cardio-pulmonaire, puis de mettre en œuvre un défibrillateur.

Le défibrillateur est un appareil permettant de rétablir par un choc électrique un rythme cardiaque normal. Il est utilisé lors des fibrillations (contractions rapides et désordonnées des fibres du cœur) ou pour traiter une tachycardie ventriculaire (accélération du rythme cardiaque née dans le ventricule). (Source Doctissimo)

AJ

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Categories: Société

Notre monde est malheureusement entaché d’actes immondes et inhumains.

Comme vous le savez, à travers les époques il y a eu des génocides qui nous ont choqués et marqué à jamais.

Aujourd’hui, nous assistons « impuissants » à celui des Rohingyas.

Pour celles et ceux qui ne sauraient pas ce que signifie le mot « génocide », il s’agit ni plus ni moins que de l’extermination d’un peuple.

Qui sont les Rohingyas ?

Les Rohingyas sont un groupe ethnique de religion musulmane vivant principalement dans le nord de l’État d’Arakan, dans le sud-ouest de la Birmanie.

Ces derniers se font massacrer pour la simple raison qu’ils sont musulmans.
Cette minorité serait officiellement la plus persécutée au monde.
Pour l’Etat birman, les Rohingyas « n’existent » pas et sont donc apatrides au regard de la loi.

D’après le Huffpost, « le Haut-commissaire de l’ONU (Organisation des Nations Unies) aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein a jugé ce lundi 11 septembre que le traitement de la minorité musulmane rohingya par la Birmanie s’apparente à un « exemple classique de nettoyage ethnique ».
Ces tensions sont attisées par un homme : Ashin Wirathu.

Ce chef extrémiste de l’ethnie bouddhiste rakhine, qui a été appelé « L’Hitler de la Birmanie » par le Time Magazine a des discours xénophobes et islamophobes.

Le lien de la vidéo ci-dessous va vous en donner quelques aperçus…

Alors ?
C’est une honte !

Comment pouvons-nous laisser ce genre de propos salir la toile?

Où sont les grandes institutions? Absentes!!!!!!!!!!!!!!!

Pour en revenir à l’ONU, rappelons quand et pourquoi elle a été créée…

L’ONU, a été créée à la fin de la IIème guerre mondiale, en réaction aux événements tragiques dont celle-ci fut le théâtre. Il s’agissait pour les Etats de se réunir afin de participer à la construction d’un nouvel ordre mondial.
La création de l’ONU fut ainsi basée sur de grands principes :

• L’égalité souveraine de tous les États, quelques soit leur taille ou leur puissance
• La non-ingérence dans les affaires intérieures de chaque pays
• Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes
• Le règlement pacifique des litiges entre les pays.

Ainsi, par le respect de ses principes, l’ONU visait à instaurer des relations diplomatiques et à aboutir à une paix durable. (Source Internet).

Bien. Maintenant que ça été dit, Qu’en est-il concrètement ?

Et pour l’Union européenne ?

Pourquoi chacun reste dans son coin ?

Pourquoi ne pas voir plus loin que le bout de son nez ?!

L’article 2 de la Convention européenne des droits de l’homme1 intitulé « droit à la vie », est le premier droit substantiel proclamé dans la convention et l’un des essentiels car considéré comme « le droit humain le plus fondamental de tous »2 ou comme le « droit suprême de l’être humain » mais surtout comme « la condition d’exercice de tous les autres »

L’article 3 interdit aux États de pratiquer la torture, ou de soumettre une personne relevant de sa juridiction à des peines ou des traitements inhumains ou dégradants. Il s’agit d’une des rares dispositions de la Convention qui ne soit pas assortie d’exceptions.

L’article 4 interdit aux États de pratiquer l’esclavage et le travail forcé.

L’article 5 intitulé « Droit à la liberté et à la sûreté » régit tous les éléments de la privation de liberté – quel qu’en soit le motif – de la détention initiale à la remise en liberté. (Source Internet).

Ces quatre articles sont-ils respectés pour les Rohingyas ? Bien sûr que non ! Et pourtant personne ne bouge !

Evoquons maintenant le cas d’Aung San Suu Kyi.

Cette femme qui, rappelons le est la conseillère spéciale de l’État et porte-parole de la Présidence de la République de l’Union de Birmanie ne bouge pas ne serait-ce que le petit doigt pour stopper le carnage dont sont victimes les Rohingyas.

Bien qu’elle ait un « grand rôle » dans son pays, elle laisse pourtant une partie de sa population se faire bruler, torturer, tuer, …

Quand on pense qu’elle a été une figure de l’opposition non-violente à la dictature militaire de son pays et qu’elle a obtenu le prix Nobel de la paix en 1991, on se dit qu’on n’a pas à faire à la même personne.

Pourquoi n’intervient-elle pas ?

Pourquoi reste-elle muette ?

Serait-elle complice ?

Pierre FILION a dit : « Le silence suppose beaucoup de complicité. ».

Ce prix Nobel de la paix serait plutôt le prix Nobel de l’horreur !

Les journaux télévisés des différentes chaines ainsi que les journaux radiophoniques n’accordent pas d’importance à la situation des Rohingyas.

Il suffit juste de voir à quel moment ils en parlent dans leurs journaux et la durée qu’ils y consacrent.

La vidéo ci-dessous est une transition toute faite pour la conclusion est en dit long…

https://youtu.be/VAFPznvIbUU

Il y aurait tellement de choses à dire sur ces persécutions… et tant de choses à montrer…

Il y a de nombreuses photos de femmes et d’enfants qui ont été brulés vifs, pendus, mitraillés… Nous avons fais le choix de ne pas les publier pour ne pas heurter la sensibilité des plus jeunes et des plus sensibles.

N’hésitez pas à partager cet article pour que d’une part un maximum de personnes soient au courant qu’il y a de nos jours un génocide et d’autre part pour éveiller et réveiller les consciences ainsi que l’opinion publique.

AJ

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Categories: Société

Saint Martin, une ile totalement dévastée et pourtant, pour nos médias main Stream, l’urgence, ce ne sont ni les secours ni l’anticipation sur un phénomène prévisible. Pour eux, l’urgence qui fait la une de leurs JT sont les pillages effectués par des habitants des quartiers « moins respectables ».

Je ne veux pas entrer dans la polémique sur les secours ni sur l’anticipation ou non de la part de l’état français … car chacun aura son avis.

Pour ma part, je fais un article subjectif sur ce que j’ai ressenti à l’égard de nos chers médias dans les premières heures qui ont suivi cette catastrophe.

En tant qu’humaniste et soignant, pour moi, toute vie est précieuse et j’ai de la compassion pour toutes les victimes, y compris les touristes américains et les riches commerçants (qui cependant seront remboursés par leur assurance …), mais contrairement à certains, j’en ai aussi pour les habitants des bidonvilles de Saint Martin.

Le cyclone Irma a détruit 95 % de l’ile, les symboles des services publics comme la Préfecture, l’hôpital et la caserne des pompiers n’ayant jamais été conçus pour résister à ce type d’ouragan sont hors d’état d’usage.

L’Etat français est donc totalement absent sur le terrain pour jouer son rôle qui est de protéger tous ses citoyens et je dis bien TOUS ces citoyens et ce quel que soit leurs origines …

Cet Etat devra rendre des comptes.

C’est le chaos le plus total, sauf pour les touristes américains qui ont peut-être été secourus, non pas par l’Etat français mais par les tours opérateurs ou par l’armée américaine qui sont plus performants que notre Etat.

Source : http://la1ere.francetvinfo.fr/guadeloupe/ils-fuient-horreur-prix-510279.html

« Saint-Martin Les hommes du 106th Rescue Wing de la Garde Nationale aérienne de New York ont réussi en quelques heures à évacuer 1200 touristes américains par un pont aérien sur l’aéroport de St Martin sans électricité au sol, ni radio, ni contrôle aérien. »
Il y a eu semble-t-il une certaine ségrégation dans les premiers secours, de la part des tours opérateurs.

Témoignage d’une rescapée : « excusez-moi, mais dans ce bateau il n’y a que des blancs ». Et on voudrait nous faire croire que le Maire n’est pas au courant …

https://www.facebook.com/profile.php?id=100006029836277 https://www.facebook.com/La1ere/videos/1552720948084227/

Soyons clair : Business oblige, je n’en veux pas aux tours opérateurs d’avoir évacué des touristes, ni aux américains d’avoir sauvé leurs compatriotes. Non ce qui m’a choqué c’est le cirque sur les pillages… et la stigmatisation des quartiers une fois de plus.

Cette vidéo explicite, ou même la ministre va dans le sens du vent et une belle dame blonde, parle de ces pilleurs venant de « quartiers plus ou moins respectables ».

http://www.francetvinfo.fr/meteo/cyclone-ouragan/ouragan-irma/video-apres-le-passage-d-irma-des-scenes-de-pillage-filmees-a-saint-martin_2363367.html

Nous ne saurons pas le nombre de morts dans les quartiers « moins respectables », nous ne connaitrons pas la terreur des mères, des enfants et nous ne saurons pas non plus l’état de choc des habitants de ces quartiers … Non, on nous montre des noirs qui pillent et une dame blanche qui a peur…

Pourtant, même le journal anarchiste le figaro émet des réserves sur les « délinquants » à partir d’un témoignage d’un dangereux islamo gauchiste, un militaire.

LIRE AUSSI – EN DIRECT – Ouragan Irma: 9 morts et 7 disparus dans les Antilles françaises.

De source informée, on précise que le profil des personnes appréhendées n’est pas forcément celui de délinquants classiques. « Nous sommes face à des gens qui sont dans le besoin et qui n’ont plus de ressources depuis que l’électricité et l’eau potable ont été coupées », témoigne un militaire qui évoque des « actes souvent liés à une phase de survie, pour nourrir sa famille. De fait, les commerces ciblés vendent avant tout de l’alimentation de base et des produits de première nécessité… »

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/09/08/01016-20170908ARTFIG00160-irma-200-gendarmes-attendus-en-renfort-pour-securiser-saint-martin-theatre-de-pillages.php

Nos médias, en boucle n’ont parlé que des pillages en stigmatisant une fois de plus les quartiers pauvres, faisant passer une partie de la population pour des barbares tout en occultant la responsabilité de l’Etat français dans son incapacité à faire face à cette catastrophe prévisible, certes terrible.

Pour finir, je vous parlerai de la photo ci dessous qui a été prise à Los Angeles…

Que voyez-vous?

Personnellement, je vois des personnes en train de piller…
Dans le chaos, les gens font n’importe quoi mais pour des « blancs » on ne dit rien…

Denis PETITJEAN

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Categories: Société

Généralement lorsque le mot « discrimination » est employé, de nombreuses personnes l’assimilent directement à l’origine, le sexe ou avec ce qui se passe en ce moment à la religion.

Pour celles et ceux qui n’en connaitraient pas la définition, voilà ce que ce qu’il signifie :

D’après l’article 225-1 du code pénal, constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de la particulière vulnérabilité résultant de leur situation économique, apparente ou connue de son auteur, de leur patronyme, de leur lieu de résidence, de leur état de santé, de leur perte d’autonomie, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur capacité à s’exprimer dans une langue autre que le français, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une Nation, une prétendue race ou une religion déterminée.

Maintenant que nous en avons la définition, intéressons nous à ce que risquent les protagonistes…

Si les plaintes aboutissaient et si la loi était respectée, il y aurait beaucoup moins de discrimination car en théorie elle est punie de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

Il suffit de « taper » dans le porte monnaie des gens pour que ces derniers changent de comportement.

Pour cet article, nous allons nous focaliser sur le critère du lieu de résidence.
Passionné par le monde du foot, je m’intéresse de près aux différents championnats : Ligue 1, Liga, Bundesliga, Premier League, Série A…).

Je ne m’étais jamais intéressé à la ligue 2 avant d’être contacté par une personne qui suit de près le club de l’USO.

Cette personne que nous appellerons Michel (*le prénom a été changé), nous a fait part de son grand étonnement quant à la politique de ce club concernant les joueurs natifs de la ville, du département ou de la région.

Il ne comprend pas pourquoi certains joueurs très talentueux ne se voient pas proposer de contrats professionnels au sein du club.
Rappelons que l’USO (l’Union Sportive Orléans Loiret football) est un club situé à ORLEANS dans le département du LOIRET en région CENTRE VAL DE LOIRE.

Le club est présidé par Monsieur Philippe Boutron et l’équipe première est entraînée par Monsieur Didier Ollé-Nicolle.

Nous nous sommes donc penchés sur l’étonnement de Michel et nous avons décidé de mener notre petite enquête.

Nous avons été plus que surpris de constater qu’à part Thomas Renault qui est la « légende » du club, aucun orléanais ou quelqu’un natif du département ou de la région n’évolue dans l’effectif professionnel.

D’après les dires de nombreux supporters, certains de l’équipe réserve, natifs du coin, possèdent toutes les qualités pour évoluer en équipe première et obtenir un contrat professionnel.

Prenons l’exemple de la saison 2016/2017 :

Monsieur Yannick Chevalier qui habite le département et qui joue en réserve a marqué 25 buts. C’est énorme !

Prenons comme autre exemple celui de son capitaine Monsieur Jean François Opa : Sur la même saison il a marqué 10 buts et offert plus de 10 passes décisives.

Bien que le football soit un sport collectif qui se joue à 11, on peut aisément dire qu’à eux deux ils ont fait monter l’équipe réserve en N3.

Malgré les bons éléments sur place, l’USO va chercher des joueurs hors de la région pour leur faire signer des contrats pro. Pourquoi ?! Où est la logique ?!

Il faut savoir que ceux qui évoluent en réserve, se « battent » tous les jours pour passer professionnels. Malheureusement pour eux, tout le travail et tous les sacrifices qu’ils font ne paient pas. Bien que des promesses leurs soient faites par le club, ces derniers ne sont jamais récompensés.

Pourquoi leur faire miroiter des choses sachant pertinemment qu’ils n’en feront rien ?

Nous sommes allés sur le terrain à la rencontre de certains spectateurs pour avoir leurs avis sur « la mentalité » du club :

Pour Fabien 44 ans : « Le club ne fera jamais jouer des petits beurs ou des petits blacks de la ville en pro ».

Mamadou 36 ans : « Beaucoup de talents sont passés par l’USO et comme ils ont vus qu’ils n’allaient rien « gratter », y’en a qui ont préféré partir plutôt que de rester et de ne rien espérer. Pour ceux qui sont restés ils ont arrêté de se donner à fond que ce soit aux entrainements ou aux matchs. L’USO a dans le passé donné des chances aux jeunes des quartiers en les faisant jouer en 1ère, mais depuis qu’ils sont devenus pro, non ».

Pourquoi ne pas faire jouer en première ceux qui le méritent ?

Pour Yves, un connaisseur du foot, c’est juste une question de niveau :

« Le club est remonté avec des joueurs du coin et mon fils y a participé mais après pour passer pro et te maintenir en ligue 2, il faut aller chercher des joueurs ailleurs car ce niveau est trop haut pour ceux de la réserve ».

Nous avons contacté Monsieur Pascal Perron entraineur de l’équipe réserve pour avoir plus de renseignements mais ce dernier n’a pas décroché. Nous lui avons donc laissé un message vocal espérant qu’il nous rappelle mais à notre grande surprise c’est le directeur sportif Monsieur Anthar Yahia qui nous a rappelé.

Pour celles et ceux qui ne le connaitrait pas, Monsieur Anthar a été un footballeur professionnel qui a évolué dans de nombreux clubs dont l’USO, et a à son actif 54 sélections avec l’équipe nationale d’Algérie.

Ce dernier était étonné de notre message vocal que Monsieur Perron lui avait fait écouter et souhaitait en savoir plus.

Nous lui avons donc fait part de notre étonnement quant à la composition de l’équipe première et là sur un air hautain il nous a dit qu’il y avait une nouvelle équipe dirigeante depuis janvier et que cette dernière se basait uniquement sur le niveau footballistique des joueurs.

Lorsque nous lui rappelons le nombre de buts qu’a marqué Monsieur Chevalier la saison précédente, il nous répond que ce dernier a 30 ans…

Rappelons-lui que l’âge aussi est un critère discriminatoire…

Vu qu’il était pressé, il nous a dit que nous manquions de professionnalisme et que si nous souhaitions continuer l’entretien, il fallait le rencontrer. Nous l’avons donc rappelé pour obtenir un rendez-vous et nous sommes tombés sur sa messagerie…

Cela fait plusieurs semaines que nous attendons et à ce jour, il ne nous a toujours pas contactés…

Concernant sa petite remarque sur notre « manque de professionnalisme », il faut savoir qu’à lachute.fr il n’y a pas de professionnels mais des personnes motivées et intègres qui travaillent leurs sujets à fond, sans censure et plus important encore, elles ne sont à la solde de personne, n’en déplaisent à celles et ceux qui l’habitude de se faire encenser… !

Pour en revenir aux personnes qui viennent au stade, pour Damien 49 ans :

« Entre un joueur prometteur du coin et un joueur de l’extérieur, c’est normal de favoriser le joueur de l’extérieur car ça fait plus pro de dire qu’on a ramené untel de tel endroit plutôt que de prendre un mino du coin ».

Mohamed 28 ans reconnait que cette pratique est honteuse même si elle n’est pas spécifique à l’USO.

Pourquoi ne pas donner sa chance aux jeunes de la ville ou de la région ?

Thomas Basila est passé par l’USO, aujourd’hui âgé de 18 ans, il a signé cette année son premier contrat professionnel avec son club formateur à savoir le FC Nantes qui évolue en ligue 1.

Cette année aussi, Jonathan N’Sonde, 21 ans, a lui aussi signé son premier contrat professionnel avec le FC Nantes qui est aussi son club formateur. Et devinez par quel club il est aussi passé… ? L’USO….

Admettons que ces deux joueurs soient restés à l’USO, auraient-ils eu le privilège de jouer en ligue 2 ?

La question qui nous vient de suite est : Faut-il quitter Orléans pour devenir professionnel ?

Messieurs les dirigeants, ouvrez les yeux et arrêtez d’aller chercher ailleurs quand vous avez du « beau monde » à la maison !
Vous disposez de talents et vous osez vous en priver.

Nous avons contacté Charly Taha, un ancien joueur du club pour avoir son avis sur la question et sa réponse est sans équivoque.

Ce dernier qui avait un talent certain pour le football nous a confirmé que l’USO ne donnait « pas de chances aux joueurs du coin préférant miser sur les footballeurs venant d’ailleurs ».

Lorsqu’on lui demande pourquoi, il répond : « Je n’ai jamais compris pourquoi le club négligeait les joueurs locaux ».
Il continue en disant : « Tu peux être meilleur et plus talentueux que ceux de la première, les coachs ne miseront pas sur toi. Tu leur sers juste de bouche trou et dès qu’ils n’ont plus besoin de toi ils te disent au revoir ».

Pour info, voilà quelques exemples de clubs qu’il a côtoyé :
L’USO en 13 ans DH
FCO en 14 ans fédéraux
L’IFR de Châteauroux (génération 92)
Centre de formation de Sedan en 15 ans DH
L’USO en 16 ans Nationaux
Tours FC en 18 ans DH puis en CFA2
Retour à l’USO en équipe réserve en DH

Pour ma part, je sais depuis longtemps que pour être professionnel il faut certes du talent mais les ingrédients principaux sont la chance et le piston… Et comme malheureusement tout le monde n’a pas la chance d’avoir un papa ou une maman qui connait untel ou untel…

Pour finir, certaines personnes qui ont l’habitude d’aller au stade de la Source nous ont dit qu’il y avait des supporters qui feraient le salut nazi dans les tribunes de l’USO.

Qu’en est-il vraiment ?

Nous mènerons une autre enquête et nous nous pencherons sur ce sujet lors d’un prochain article.
Nous nous tenons prêts à rencontrer les dirigeants du club pour avoir leurs réponses…

AJ

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Categories: Ma ville

Suite à l’exposé de la municipalité d’Orléans sur la baisse de la délinquance au conseil municipal tous les ans en début d’année et le refus du débat contradictoire que je propose aux élus (………Pour connaitre les chiffres au niveau national, je peux affirmer que la proportion d’affaires dans lesquelles les violences ont donné lieu à des ITT (Incapacité Temporaire de Travail) a baissé et le nombre de jours d’ITT accordés a également baissé.)

2ème partie:

Pourquoi dissimuler ces chiffres?

Parce que nous sommes dans un management de la sécurité et les données recueillies reflètent non pas l’état de la délinquance mais les divers arrangements trouvés par les fonctionnaires pour rendre aux décideurs les chiffres qu’ils attendent.

Voilà comment on finit par répondre à une commande politique.

L’augmentation « des atteintes aux personnes » dans les statistiques provient de la judiciarisation nouvelle de problèmes anciens dont les violences juvéniles et surtout les violences conjugales.

Affirmer que les atteintes de faits de violence ont baissé sur Orléans signifierait que les femmes victimes de violence seraient moins nombreuses sur Orléans ou moins « reçues » dans leur statut de victime et pour le coup ce serait un sacré camouflet pour un élu à la sécurité qui serait incapable d’assurer la sécurité des femmes victimes de violence sur son territoire.

Voilà aussi ce que l’on peut faire dire aux chiffres!

On bombe moins le torse, Monsieur l’élu!

Derrière la manipulation de chiffres destinées à la communication, il faut dénoncer la supercherie d’élus locaux qui officiellement présentent un bilan chiffré et comptable dès le début de leur mandature « municipale en 2001 alors que ces mêmes nouveaux élus n’avaient pas encore déballé leur carton. Champions, les gars!

Le trafic de stupéfiant est un sujet sensible et que je vais aborder de façon très décomplexée. Ma démonstration portera sur la consommation et la vente de Cannabis qui au regard de la loi reste un délit donc un acte délinquant punissable.

Lorsque j’étais éducateur de rue, entre 1988 et 1996, la vente et la consommation de cannabis se déroulaient dans la discrétion et dans la sphère privée. Aujourd’hui, partout à Orléans et pas seulement sur les quartiers que l’on diabolise, la consommation et la vente de cannabis, souvent à « la sauvette » a envahi l’espace public créant pour le coup un vrai sentiment d’insécurité.
Promenez-vous en ville et au coin de la rue, on vous proposera une boulette de shit.

Le débat que je pose, ne portera pas sur la dépénalisation ou non du cannabis. Je ne consomme pas et je ferai don de mon urine pour en attester et en tant qu’éducateur, le rapport à la loi reste malgré tout, une façon de se positionner.
Chaque consommateur d’héro a d’abord commencé par un joint et je connais la réponse que chaque fumeur de joint ne tombe pas dans le produit qui tue!

La vente de cannabis se déroule-t-elle dans l’espace public? OUI et la loi républicaine doit-elle passer ou s’en accommoder ?

Elle fait le choix de s’en accommoder car si l’acte de vendre du cannabis et d’en consommer pour soi est un acte délinquant et retenu comme tel par ceux-là même qui nous agitent des chiffres et des courbes sous le nez, on devrait assister à une multiplication au carré du carré du carré du chiffre de cette délinquance.

Si demain Messieurs Montillot puis Geffroy à Orléans et Hortefeux, Valls, Colomb pour actualiser mon propos sur le plan national décident comme ils savent le dire lorsqu’ils sont en campagne, à engager une lutte sans merci, sur chaque centimètre du territoire de la république……. aux vendeurs de Cannabis les désignant comme délinquants…..vous imaginez aisément que les tribunaux seraient engorgés et le taux d’élucidation, le flagrant délit du petit revendeur de Shit (seulement sur les quartiers car ailleurs c’est « autorisé ») viendraient grossir les statistiques de Messieurs Montillot/Geffroy sur Orléans alors que les gros dealers, les voyous en col blanc continuent à prospérer en toute impunité.

D’ailleurs, qui porte plainte contre cette dernière catégorie de délinquants ? Personne.
Participent ils au sentiment d’insécurité qui pourrit le quotidien, envahissent-ils l’espace public ? Non et pourtant ils empoisonnent notre existence et nos enfants, non?

Qui sont les vrais invisibles?

Alors Monsieur Geffroy, un petit arrêté anti-joint ? Chiche

Yves Bodard

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Categories: Ma ville

Quand on parle de naufrages de bateaux, 90% des personnes pensent au Titanic.

L’histoire de ce grand et luxueux paquebot a marqué les mémoires par son destin tragique car il avait coulé pendant son voyage inaugural emportant avec lui environ 1500 personnes.

Ce désastre est un choc pour la communauté internationale entrainant la rédaction de nombreux ouvrages, documentaires, films, pièces de théâtre et même une comédie musicale !

Pour ce qui est des films, nous avons tous en mémoire celui réalisé par James Cameron.

Sorti en 1997, ce film qui a obtenu 11 oscars, a coûté 200 000 000 de dollars et en a rapporté 2 186 772 302. (Source Wikipédia).

Les retombées médiatiques de ce film ont suscité un intérêt pour tout ce qui attrait aux bateaux.
Il faut savoir que le Titanic n’est pas le seul bateau à avoir subi malheureusement un destin tragique.

En effet, certains, dont on se souvient peu ou pas ont causé plus de victimes que le Titanic.
Faisons une petite distinction ; on parle de naufrages en « temps de paix ou en temps de guerre » ou de catastrophes maritimes « en temps de paix ou en temps de guerre ».

Malheureusement dans les deux cas, les pertes sont considérables et quasi systématiquement causées par la bêtise humaine.
Commençons par les naufrages en « temps de paix » :

Prenons comme exemple le JOOLA.

Ce ferry qui reliait la capitale sénégalaise et la région de Casamance sombra au large de la Gambie le 26 septembre 2002. Il y a seulement 15 ans…

La cause est due au mauvais temps et surtout à une surcharge de passagers. A bord, il y en avait environ 2000. 1864 décèderont. Ce qui est déplorable, c’est de savoir que ce bateau ne pouvait contenir que 550 personnes !

D’après les familles il y aurait en fait 2113 morts mais le nombre exact de victimes est tabou car la gravité de cet accident est due aussi à l’absence de secours.

En effet des pêcheurs sont intervenus 12 heures après et les secours officiels plus de 24 heures après. Dans ce malheur, il n’y eu que 64 survivants.

Cette affaire a vite été classée par les autorités.

Seul un livre écrit par un rescapé « Souviens-toi du Joola » paru aux éditions Globophile fait état de cette histoire triste.
Continuons avec le DONA-PAZ.

Ce ferry a coulé aux Philippines le 21 février 1987 (il y a seulement 30 ans) après une collision avec un pétrolier.
Les deux bateaux s’enflammèrent et 2h après le Dona-Paz sombra.

Seulement 21 personnes survécurent sur les 1568 enregistrées. Des rapports affirment qu’il était aussi surchargé et avait à son bord plus de 4000 personnes.

Aucune embarcation de sauvetage n’a pu être mise à la mer en raison du pétrole enflammé autour du ferry. Une enquête montre que le personnel était peu ou pas qualifié et la licence du bateau avait expiré.

Le AL-SALAAM-BONACCACIO 98, ferry saoudien, coule en mer rouge le 3 février 2006 (il y a seulement 11 ans) à cause d’un incendie dans les salles des machines.

Ce jour là, il y avait 1505 passagers à son bord. Le feu commença dès le départ du Port de Douba en Arabie Saoudite. Les membres d’équipage et les passagers avaient supplié le commandant de faire demi-tour… En vain.

7 heures plus tard, le feu provoqua la mort de 1028 personnes.
Les 10 embarcations de sauvetage n’avaient pas pu être utilisées à cause de la propagation du feu. Les passagers avaient dû se jeter à l’eau.

Le mauvais temps n’a permis le sauvetage des rescapés plus de 10 h après la catastrophe.
Maintenant, abordons les naufrages « en temps de guerre » :

Le Paquebot allemand WILHEM GUSTLOFF transportant plus d’un millier de soldats et d’officiers et plusieurs milliers de réfugiés de Prusse-Orientale est torpillé le 30 janvier 1945 en mer baltique par un sous-marin soviétique.

Son naufrage provoqua la mort d’environ 9343 personnes selon une étude récente faisant de lui la plus grande catastrophe de tous les temps. Il y eu 996 rescapés.

Le STEUBEN était un paquebot allemand de luxe transformé en transport de troupes. Il fut coulé le 10 février 1945 par un sous-marin soviétique également en mer Baltique emportant avec lui entre 3000 et 4000 hommes. Seul 630 survécurent. Le comble de l’horreur c’est que le commandant du sous-marin Alexandre Marinesko coula aussi le Wilhem Gustloff pendant la même mission 11 jours plus tôt.

Cet homme fut couronné héros de guerre pour avoir lui et son équipage tué environ 14 000 hommes. Héros de guerre pour les uns, assassin pour les autres…

Le GOYA est un paquebot torpillé le 16 avril 1945 par les soviétiques toujours en mer Baltique. Le nombre exact de passagers n’est pas déterminé car la liste s’arrête à 6100 personnes. Il n’y eu que 165 rescapés.

Quant au CAP ARCONA, son histoire est tout aussi tragique…

En effet, à la fin de la guerre, le 3 mai 1945 des milliers de déportés sortis de camps de concentration de Nerremgamme montent à bord.

Le bateau surchargé, a à son bord 7300 déportés et 600 SS (une des principales organisations du régime nazi). Cet embarquement a été faite à la hâte afin d’effacer la trace des abominations commises dans les camps.

Le paquebot et deux autres navires sont encore dans la baie de Lubeck quand ils sont bombardés par erreur par les britanniques ne savant pas qu’il y avait à son bord des déportés.

Les survivants de l’attaque sautèrent dans la mer Baltique à 7 °c tentant de rejoindre la plage. Mais ces derniers furent abattus dans l’eau par les canons des avions volant en rase-motte autour d’eux.

Ceux qui arrivèrent à gagner la plage se sont fait tirer dessus par les SS.
En tout, environ 8000 hommes moururent dans cette folie.

Seulement 314 déportés et 2 membres d’équipage furent sauvés.

Cette catastrophe est quasiment ignorée aujourd’hui et elle le fut aussi à l’époque car 2 actualités faisaient la « UNE » : le suicide d’Hitler le 30 avril 1945 et la fin de la guerre le 8 mai 1945.

Pourtant elle a causé 5 fois plus de morts que le Titanic.

Lors d’une commémoration en 1996 le chef des pilotes de la Royal Air Force Derek Leyland Stevenson, est venu rencontrer les rescapés dont un français Rauland Beaute. Celui-ci apprit 50 ans plus tard, qu’un contre ordre avait était envoyé pour l’attaque soit disant par les services anglais mais que Mr Stevenson ne l’avait jamais reçu…

Bien qu’un film avec Nicolas Cage soit sorti en 2016, je vais vous parler de l’USS Indianapolis.

Les circonstances de ce drame ont sans doute poussé les studios américains à mettre en lumière cette tragédie. l’USS Indianapolis était parti en « mission secrète ». Il acheminait des composants de la bombe atomique tombée sur Hiroshima le 6 août 1945.

Au retour, dans la nuit du 29 au 30 juillet 1945, le navire comptant 1197 hommes à bord navigue lorsque 2 torpilles japonaises le frappèrent.

Il coule en seulement 12 minutes ne laissant pas le temps de déployer tous les équipements de sauvetage.

Les systèmes de communication sont détruits. 900 hommes survivent et tombent dans l’océan pacifique avec quelques radeaux de fortune et des gilets de sauvetage en kapok. Malheureusement pour eux la mer est infestée de requins qui arrivent en masse, attirés par l’odeur du sang.

Ils seront livrés à eux-mêmes pendant 5 jours, mourant de faim, de déshydratation, d’insolation, de brûlures, de fatigue et d’épuisement.

Il n’y aura que 317 marins sauvés des eaux dont le commandant Charles Mc Vay.

Apres la guerre, le 3 décembre 1945, le commandant passe en cour martiale. Il en fut informé seulement 4 jours avant, ce qui est très court pour préparer sa défense… mais il fallait trouver un responsable et surtout un coupable pour les autorités.
De nombreux marins et des officiers décorés témoignèrent en sa faveur.

Même le capitaine du sous-marin Hashimoto est venu à la barre ce qui avait beaucoup embarrassée la Navy. Ce dernier, qui avait été son ennemi, qui avait coulé son navire étant présent pour le défendre…

Le commandant Mc Vay fut quand même condamné pour « mise en danger de son navire en omettant de zigzaguer ».

Ce verdict le rongea toute sa vie. Il se suicida en 1968.

Les survivants se lancèrent dans une campagne de réhabilitation en octobre 2000 et aujourd’hui il est lavé de tout soupçon.

Au moment où je fais mes recherches et que j’écris cet article une nouvelle parait dans les médias : Le USS Indianapolis a été retrouvé ce 19 août 2017 dans les profondeurs de la mer des Philippines.
75 ans après, il reste 22 survivants.

Ses catastrophes prouvent que tous les hommes et les réussites technologiques peuvent être dépassés par la puissance de la nature et surtout par leurs défaillances.

L’ego, la richesse, la puissance ont eu raison de milliers de victimes engloutis par les eaux.

Pour finir, je vous ferai part de ce proverbe italien :

«Une fois que le bateau a coulé, tout le monde sait comment on aurait pu les sauver. »

Source : Internet

Nathalie.

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