Face à ma différence, écoute avec tes yeux et parle avec tes mains
Car face à toi Sourd je suis…
Pose le décor et articule ton corps
Mon monde est le silence, alors ce soir
Je t’invite sans trop t’égarer à t’initier à signer

Ce doux moment j’en ai rêvé,
De ton monde, seules les vibrations des sons t’ont donnés raison,
Mais si avec passion tes mains signent pour moi alors n’ais crainte de t’exprimer sans crier
Peut être faudra t’il t’égarer pour que ton corps s’articule sans être ridicule
Face à ta différence mes yeux t’écouteront, mes mains te parleront
Et de notre union on clamera sans gloire notre silencieuse victoire.

Ce petit texte est un clin d’œil face à la différence et parfois à l’indifférence que l’on peut porter à un être.
Je me présente je m’appelle Emélie.

J’ai découvert la LSF (Langue des Signes Française) en 2003 par le biais de mon travail au sein d’une structure qui accueillait des personnes atteintes de surdi-cécité.
Depuis cette expérience, j’ai décidé en arrivant sur la région Centre de me former et de créer en 2010 l’association « fais nous signe ».

Cette passion m’a donné envie de créer mon entreprise pour faire connaitre cette langue riche et sa culture.

Depuis le 18 Avril 2017 j’ai crée mon entreprise « Du bout des doigts ».

En qualité d’animatrice en Langue Des Signes je propose des ateliers « Jeux Signe ».

Les objectifs :

Découvrir la LSF
Permettre à chacun de découvrir l’histoire et la culture Sourde

« Du bout des doigts » a pour devise de « cultiver la différence pour combattre l’indifférence ».

Les ateliers que je propose sont ludiques et adaptés à tous les âges.

J’ai crée un blog : emelielsf45.canalblog.com.

Vous y trouverez des informations sur la LSF et sa culture. Nous pourrons aussi échanger.

Si vous êtes curieux et avez envie d’en savoir plus j’ai aussi crée une page facebook : @duboutdesdoigtslsf.

Mimosas

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Categories: Société

Le NOMA, de son nom scientifique Cancrus Oris est communément appelé « gangrène de la bouche ». Il touche les enfants de 0 à 6 ans.

Il est du à une bactérie, le Pseudomas Aeruginosa chez les nouveaux nés et le Fusospirochætose chez les enfants plus âgés.

Il est surtout localisé dans la région du Sahel mais aussi en Asie et en Amérique du Sud. On dénombre actuellement 500 000 cas de Noma et 100 000 cas supplémentaires sont répertoriés chaque année.

Il atteint les enfants en situation de grande précarité (manque d’eau potable, malnutrition, absence d’hygiène…).

Ses victimes ont un état de santé déjà altéré (dénutrition, diarrhées sévères, maladies infectieuses, gingivites, rougeole, etc…).

Les enfants les plus sujets à cette maladie sont les aînés de la famille.
Après une seconde grossesse, les mères n’ont plus suffisamment de lait pour nourrir le premier enfant ce qui engendre malheureusement une dénutrition de celui-ci.

Le Noma n’a jamais été décrit sur des enfants bien nourris.

Les premiers signes de la maladie sont de petites lésions ou des ulcérations douloureuses avec possibilité de saignements de l’intérieur de la joue ou des gencives avec une éventuelle perte d’appétit et de la fièvre.

Ensuite, les tissus mous se nécrosent, se décomposent et deviennent une escarre. Une croûte noire se forme, tombe, laissant place à un trou béant.

Les lésions étant invasives, elles peuvent atteindre le nez jusqu’à destruction de l’os ainsi que les paupières en quelques jours, et détruisent le visage du malade.

Le Noma est mortel dans 80℅ des cas. Les 20℅ de victimes survivantes restent mutilées à jamais et sont rejetées par la société. Elles gardent malheureusement de grosses difficultés à respirer et à se nourrir.

Le Noma doit être pris en charge dès le premier signe et être traité immédiatement par :

Des soins locaux antiseptiques (lésions et ulcérations).
Des antibiotiques à larges spectres durant une dizaine de jours.
De la réhydratation.
Un apport nutritionnel.
De la rééducation

Cette dernière est nécessaire lors de la cicatrisation pour éviter les problèmes d’ouverture de bouche.

Cependant, il existe des moyens simples de prévention :

Accès à l’eau potable.
Soins prénataux optimaux.
Bonne alimentation de la mère pendant la grossesse et l’allaitement.
Allaitement maternel exclusif pendant les 6 premiers mois de l’enfant.
Vaccination contre les maladies infantiles courantes.
Pratique d’une bonne hygiène buccale.

En Europe, il existe des cas extrêmement rares de Noma.
Ce sont essentiellement des adultes immuno-déprimés (hémopathies malignes, sida, etc…).

Sources : Fédération internationale No-Noma, et Fondation Sentinelle.

JEF

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A ceux qui veulent nous faire croire comme à Orléans que la délinquance a diminué de façon spectaculaire ou à ceux qui veulent nous faire croire que la délinquance juvénile à explosé, je les renverrai dos à dos et je leur dirai:

« Vous êtes des usurpateurs, des manipulateurs car vous instrumentalisez les peurs, les émotions, les faits divers à seule fin de renouveler vos mandats ou d’y avoir accès.

« De l’insulte au meurtre  » écrit Laurent Muchielli, sociologue et directeur de recherche au CNRS « tout est appelé « violence ».
Nous sommes des amnésiques et le « c’était mieux avant » n’est pas une réalité!

Des chiffres, des chiffres, des chiffres!!!

Notre société et nos politiques raffolent de chiffres, tant sur la sécurité que sur le chômage. Comme il est difficile de faire croire à une situation de plein emploi quand on constate les effets dévastateurs du manque de travail, les élus-technocrates et les élus locaux amènent de la confusion sur l’espace publique en « manipulant » avec un surprenant amateurisme les chiffres de la délinquance toujours flatteurs pour leur action.

Les statistiques que l’on nous produit, de source policière et de la police municipale dans le cas présent ne peuvent constituer « les statistiques de la délinquance » car elles ne résultent que du comptage des procès verbaux dressés par les policiers qui ne connaissent que les actes délinquants portées à leur connaissance.

Poussons le raisonnement par l’absurde S’il n’y avait pas de policier, il n’y aurait pas de chiffres de la délinquance donc pas de délinquance!

Dans ce jeu de remplissage de l’espace médiatique, l’ancien adjoint à la sécurité de l’équipe municipale d’Orléans fait dire aux chiffres ce que lui veut leur faire dire.
Par exemple il expliquait en 2013 que la délinquance avait diminué de 87% à Orléans mais il n’existe aucune statistique au niveau des communes et il n’existait aucun chiffre de référence en 2002, date du début de son action.
Si ces chiffres existent que l’on cite les sources et qu’on nous les donne. Je vous défie de les trouver.

Puis dans un courrier qu’il m’a adressé pour me convaincre et me disqualifier en début d’année 2013, il écrit que c’est le nombre de plaintes qui a diminué de 87% …. de combien??

Et là, c’est plus pareil, puisque, par exemple les mains courantes ne sont pas comptabilisées comme plaintes et les attentes trop longues finissent par décourager les victimes etc.

La délinquance est ce que le droit pénal définit comme tel:
« Est délinquant celui qui commet une infraction au code pénal »

Or le droit pénal n’a cessé d’évoluer depuis 2002, et plus à Orléans qu’ailleurs où on pénalise la mendicité, la misère, le regroupement des jeunes sur certains espaces (anti-bivouac), l’oisiveté, l’ennui, le désespoir et j’en passe…
Dès lors mécaniquement, la délinquance ne peut qu’augmenter.
Des comportements d’incivilité des bagarres dans les enceintes scolaires, des faits de violence notamment verbales dans les institutions médico-sociales ou encore les violences faites aux femmes qui étaient passées sous silence autrefois sont aujourd’hui judiciarisés.

Pour les mêmes faits c’est plus le comportement des plaignants qui a changé que celui des auteurs (conflits de voisinage, incivilités, chahut dans l’espace publique).

Affirmer, chiffres à l’appui que la délinquance a baissé pour toutes ces raisons est mensonger et impossible. Et pourtant… On nous les assène comme des vérités!

Les jeunes et notamment ceux des quartiers sont les cœurs de cible.
Et pourtant, savez- vous que sociologiquement et sur le plan statistique, on n’a pas constaté d’augmentation de la délinquance juvénile ces dernières années mais il y a bien une augmentation de la pénalisation des comportements des jeunes ce qui est une nuance importante.

Pour résumer, l’augmentation de la délinquance des mineurs traitée par les institutions policières et judiciaires ne correspond pas à une aggravation du comportement des jeunes mais bien à une judiciarisation croissante de comportements peu graves qui préexistaient manifestement.

Je demande donc à Monsieur Geffroy, le statisticien de la délinquance locale de m’extraire l’existence et la durée de l’ITT (Interruption temporaire de travail) qui donnent la vraie indication des violences subies chez les jeunes.

Si on expose des chiffres Monsieur l’adjoint à la sécurité, qu’on les expose tous!

Yves Bodard

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La porphyrie érythropoïétique (PEC) est une maladie génétique et héréditaire rare.
Elle est aussi appelée maladie de Günther et plus familièrement « maladie des vampires ».

Elle touche environ 1 individu sur 2 à 3 millions mais le nombre exact de malades n’est pas connu.

La PEC est dû à une hyperproduction d’une enzyme, l’Uroporphyrinogène Synthase 3 qui infeste tout l’organisme, notamment les globules rouges.

La maladie apparaît en général peu après la naissance ou durant la petite enfance.

Il a été relevé certains cas particuliers où elle s’est développée à l’âge adulte.

Le premier symptôme constaté est chez les nouveau-nés avec une couleur rouge des urines car ces dernières sont très concentrées en porphyrines.

Il y a aussi une extrême sensibilité à la lumière naturelle ou artificielle qui fragilise les yeux favorisant des irritations oculaires, accentuées parfois par une perte des cils.

Quant à la peau, elle se couvre de lésions œdémateuses (bulles).

La cicatrisation cutanée étant difficile, toute plaie est source d’infection.

En raison des porphyrines qui endommagent les globules rouges, les malades sont anémiés provoquant ainsi une grande fatigue, un essoufflement lors des efforts et une pâleur prononcée du teint.

La rate peut progressivement augmenter de volume et aggraver l’anémie. Cela entraine une diminution des plaquettes du sang, responsables de la coagulation sanguine. Les patients sont sujets à des saignements à répétitions (dents, nez, etc…).

Le taux de globules blancs (défenseurs de l’organisme) s’amenuise laissant place aux infections.

Les dents se colorent souvent en brun rougeâtre, se déforment et s’abaissent. Dans certains cas, les canines deviennent proéminentes.

Une perte graduelle de la masse osseuse apparaît et occasionne de nombreuses fractures.

Une pilosité excessive du visage et du dos des mains peut être constatée.

Le malade peut développer des troubles neuropsychiatriques.

Il n’existe pas pour l’instant de traitement curatif de la porphyrie érythropoïétique. Chaque symptôme est soigné indépendamment des autres.

La recherche sur thérapie génétique semble très prometteuse.

Il est réaliste de croire que d’ici une dizaine d’années, la médecine sera apte à corriger l’anomalie du gène des patients.

La PEC est une maladie très ancienne car Marie Stuart, reine d’Écosse et de France (1542-1587) en fut atteinte. Il y a des rapports médicaux et des tests pratiqués sur ses descendants qui en font foi.

Jadis, on soignait ce type de malades en pratiquant des saignées veineuses et en leur faisant ingérer du sang animal pour compenser.

Aujourd’hui, les saignées sont toujours d’actualité et le complément sanguin est administré par transfusions.

Il est très probable que les symptômes de la maladie de Günther, associés à l’ingestion de sang animal aient fortement inspirés les auteurs du 18ème et du 19ème siècle, donnant naissance aux mythiques vampires, affublant au passage la porphyrie erythropoïétique du surnom de « maladie des vampires.

Sources : Pr David Dolphin et Centre Français Des Porphyries.

JEF.

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L’aide à domicile, que l’on appelle aussi aide à la personne ou auxiliaire de vie sociale assure l’accompagnement de personnes âgées, handicapées ou en situation de maladie dans son environnement.

Il permet à ces personnes de rester chez elles grâce à une assistance quotidienne, aussi bien physique que morale.

En tant qu’aide à domicile, je définis une organisation pour les personnes que j’accompagne pour qu’elles continuent à mener leurs projets et à vivre leurs vies normalement.
Nous veillons à ce qu’elles ne soient pas assistées et qu’elles entretiennent des liens sociaux avec leurs voisins, leurs amis…
Vous ne le savez peut-être pas, mais nous avons plusieurs rôles :

 Entretenir la maison de la personne accompagnée en faisant le ménage,
 Faire les courses
 Cuisiner les repas
 Faire la lessive
 Faire le repassage
 Assurer l’hygiène personnelle par la toilette, l’habillage, l’accompagnement aux toilettes
 S’occuper des démarches administratives
 Etre à l’écoute et échanger
 Animer des activités
 Accompagner lors de sorties
 Soutenir moralement

Malgré toutes ces tâches que nous effectuons, nous veillons tout de même à ce qu’elles essaient de se « débrouiller » seules en les « formant » à l’autonomie sur le plan hygiénique.

Ne croyez surtout pas que nous infantilisons les personnes que nous accompagnons. Ça n’est pas du tout le cas.

Beaucoup pensent que ces personnes sont seules, sans amis et sans familles, heureusement ça n’est pas le cas pour toutes.
Une de nos missions est de maintenir le lien social par le suivi des relations amicales et familiales.

De nombreuses personnes nous appellent encore des « aides ménagère ».
Les aides à domicile étaient appelés comme ça il y a cinquante ans car les infirmières faisaient encore les toilettes.

Le manque de personnel soignant, notamment à domicile avaient fait des aides à domicile des hommes et des femmes à tout faire.

Depuis quelques années, on s’aperçoit d’une dégradation des conditions de travail.

Nous avons seulement 45 minutes la semaine et 30 minutes le week-end pour réveiller la personne, la laver, la faire déjeuner, faire son lit, la vaisselle et le ménage.

Dites-vous que nous nous occupons souvent de personnes à mobilité réduites et que par conséquent nous devons souvent les porter…

Essayez donc d’effectuer pour vous-mêmes toutes ces tâches avec le peu de temps dont nous disposons et vous verrez que c’est quasiment impossible.

Avec peu de moyen, toujours moins de temps et plus de choses à faire, nous sommes par moment à la limite de la maltraitance!

Sans compter que nous sommes à peine payés au-dessus du smic

Et encore, ça c’est pour celles et ceux qui ont un diplôme tels que : CAP assistant technique en milieu familial et collectif, BEP carrières sanitaires et sociales mention complémentaire aide à domicile, diplôme d’Etat auxiliaire de vie sociale, BAC Pro de proximité et de vie locale, BAC pro accompagnement, soins et services à la personne, option à domicile.

Les personnes qui se lancent dans ce métier sont peu, voir pas préparées à toutes les difficultés auxquelles nous sommes confrontés et auxquels nous devons faire face.

Malgré ça, les Pôles Emploi ou les Maisons de l’Emploi continuent d’orienter les chômeurs/euses peu, voir pas qualifiés.

Pour effectuer ce métier il faut être motivé car nous sommes amenés à travailler les dimanches et les jours fériés, nous avons des horaires morcelés, il faut être patient et prendre sur soi car il nous arrive parfois de nous faire insulter…

La motivation ne suffit pas car en plus il faut avoir le cœur bien accroché pour supporter la détresse des gens.
Il faut être fort mentalement pour côtoyer la fin de vie ou encore découvrir des personnes décédées.

Nous sommes malheureusement seuls pour faire face à cela.
Aider les personnes à « partir » avec dignité et soutenir les familles demande du courage.

Concernant la prise de traitement médicamenteux, notre rôle consiste en une « aide à la prise de médicaments ». A la base nous devons seulement présenter les médicaments préparés à l’avance aux personnes que nous accompagnons avec un verre d’eau.

Les médicaments doivent êtres préparés dans un pilulier par un docteur ou une infirmière.

Nous n’avons pas à assurer la préparation des produits prescrits par le médecin ni les administrer aux personnes.
Il convient de distinguer l’aide à la prise de médicaments de la distribution.

La distribution de médicaments relève de la compétence de l’infirmier, du médecin, du pharmacien ou de la famille.
Nous sommes pourtant malheureusement trop souvent amenés à le faire.

Comme vous l’aurez constaté, nous effectuons un métier très difficile.

On commence à voir apparaitre des cellules d’écoute et des groupes de parole afin d’aider les salariés à faire face et partager les expériences et les difficultés rencontrées.

Notre métier n’est pas valorisé à sa juste valeur mais il est pourtant indispensable.
Tout le monde n’est pas capable de le faire.

Ca n’est pas le salaire, encore moins le remboursement des frais kilométriques (0.35€ du km) qui nous motive à rester.
Au cas où vous ne le sauriez pas, les gants pour effectuer les toilettes ne sont pas fournis…

Comme vous avez pu le lire, il faut être polyvalent pour effectuer cette profession, se donner à fond et mettre parfois sa vie de famille entre parenthèse.
Pour celles et ceux qui le font, c’est une vocation.

Vous pensez sûrement qu’il n’y a que des côtés négatifs dans mon métier…, ça n’est pas du tout le cas.
Maintenir le lien humain, instaurer la convivialité, créer le bonheur et la bonne humeur font partie des côtés positifs de la profession.
Un « merci », un sourire, ça fait tellement plaisir.

Travailler dans le social, aider les personnes sont des choses magnifiques. Voilà pourquoi j’aime mon métier.

J’ai demandé à deux de mes collègues de me dire pourquoi elles avaient choisi cette profession et voilà ce qu’elles m’ont répondu :

« Je fais ce métier car j’aimerai si je ne suis plus là qu’on aide mes parents et que l’on soit gentil avec eux» Evelyne aide à domicile à Gien depuis 18 ans.

« Je m’occupe d’eux comme si c’était ma propre mère ou mon frère… ». Sophie aide à domicile à Orléans depuis 3 ans.

Comme le disait Françoise DOLTO :

« Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant à un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences »

Nathalie

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Parmi les nombreux métiers que j’ai exercés, figure celui d’animateur socioculturel.

On le réduit souvent à animateur ce qui crée chez de nombreuses personnes une vision réductrice de la profession.

En effet, quand il n’est pas considéré comme un clown, pour beaucoup, l’animateur sert de « nounou » aux parents qui travaillent.

Ces parents en question sont à mille lieux de se douter qu’un animateur socioculturel est avant tout un travailleur social dont le champ d’intervention est l’animation sociale, culturelle et éducative.

Certains jeunes que nous accueillons me disent à mes collègues et moi que nous avons de la chance de pratiquer ce métier qui n’est pas dur physiquement. Certains vont même jusqu’à dire que c’est « un taf pépère » et que nous sommes payés à ne rien faire.

Si beaucoup le disent en rigolant, malheureusement certains le pensent sincèrement…

Afin de rétablir la vérité pour toutes ces personnes qui « dénigrent » cette profession, sachez que l’animateur socioculturel est :

 Autonome, il accueille et se rend disponible
 A l’écoute des demandes et des propositions du public accueilli
 Force de propositions
 Responsable des activités, des actions et des projets qu’il entreprend et s’engage à les faire aboutir

Sachez aussi qu’il participe à la réflexion, l’évaluation et l’adaptation du projet pédagogique et qu’il planifie, organise, évalue et rend compte de son travail par des bilans écrits.

Parfois, nous sommes amenés à accueillir des stagiaires au sein de nos structures et ces derniers, une fois de « l’autre côté » s’aperçoivent et se rendent comptent que nous avons énormément de préparation et de responsabilités dans le cadre de notre profession.

L’animateur socioculturel est un caméléon ; c’est un généraliste et de ce fait il est polyvalent.

Il peut aussi bien animé des activités manuelles, culturelles, sportives que monter des projets… les missions que nous sommes amenés à mener sont plurielles.

Un de nos objectifs est de sortir les jeunes de leur environnement pour leur permettre de découvrir d’autres endroits comme la mer, la montagne, …, des endroits dans lesquels ils ne peuvent malheureusement pas aller avec leurs familles à cause du coût.

Au-delà de ces missions d’animation, l’animateur socioculturel est aussi amené à encadrer l’accompagnement à la scolarité. Bien entendu il ne s’agit en aucun cas de nous substituer aux rôles des parents ou à celui de l’éducation nationale mais force est de constater que de nombreux jeunes ne disposent pas chez eux de lieux calmes où faire leurs devoirs et pour certains, leurs parents ne peuvent pas les aider.

Nous les accueillons, d’une part pour leur apporter un endroit propice où ils pourront se concentrer et travailler, et d’autre part pour « donner un coup de main » à ceux qui n’ont personne pour les aider.

C’est avec un grand plaisir que les parents nous « confient » leurs enfants pour ces différentes tâches que nous effectuons au quotidien.

Ainsi, parents et enfants nous vouent une confiance aveugle et nous devenons malgré nous des confidents.

Bien que nous ne soyons pas des éducateurs, nous encadrons tout type de jeunes: des jeunes placés dans des foyers, des jeunes sortis de CEF (Centre Educatif fermé) ou de prison.

Nous accueillons tous les publics avec plaisir et sans discrimination.

Pour en revenir à ceux qui pensent que l’animation est un domaine « pépère », certes ça n’est pas « la pelle et la pioche » mais comme dans toutes les professions il y a des avantages et des inconvénients et le métier d’animateur ne déroge pas à cette règle.

Prenons la fatigue. Quand on en parle, on pense automatiquement à la fatigue physique. Mais que faites-vous de la fatigue morale ?

Pour avoir aussi travaillé en usine, et pour avoir connu ces deux types de fatigue, je peux vous dire que la fatigue morale est plus « dure » que la fatigue physique.

Lorsque nous sommes fatigués physiquement, on prend une bonne douche, un bon repas, on va au lit et après une bonne nuit de sommeil ça va beaucoup mieux.
On a beau faire la même chose, mais lorsque nous sommes fatigués moralement, ça ne marche pas.

En disant cela je ne cherche pas du tout à hiérarchiser les différentes fatigues. Loin de là… Je cherche simplement à rétablir une vérité. Les personnes qui ont côtoyé ces deux domaines savent de quoi je parle…

Si le 1er inconvénient peut s’estomper avec le temps, pour le 2ème, plus le temps passe et plus c’est dur…

Dans mon cas, je travaille du mardi au samedi. Les mardis et vendredis je finis à 22h.
Pendant les vacances scolaires l’activité est plus dense et par conséquent poser des congés sur ces périodes est vivement déconseillé.

Travailler avec ces conditions ne me posait pas de problème lorsque j’étais célibataire, mais lorsqu’on est marié, en couple avec ou sans enfants c’est une autre paire de manches…

On ne profite pas de nos familles, de nos enfants comme on le voudrait et quoi qu’en pensent certains, c’est une grosse pénibilité !

Pour finir je dirai que si de nombreuses personnes arrivent dans l’animation par hasard, mais rares sont celles qui y restent car pour travailler dans ce domaine, il faut être passionné et motivé.

Et cela se vérifie tous les jours sur le terrain car un animateur motivé est motivant.

AJ

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Un(e) boulimique est une personne qui a un rapport difficile avec la nourriture, capable de manger de grandes quantités d’aliments en très peu de temps, en ne prenant pas ou très peu de plaisir.

Cette pulsion est souvent liée à un état émotionnel qu’elle ne gère pas, qu’elle ne supporte pas. L’absorption de cette nourriture permet de cacher ses émotions, d’apaiser ses souffrances morales le plus souvent, parfois de combler un vide intérieur.

On se sent différent des autres, on ne sait pas comment manger sans grossir, le regard d’autrui nous met parfois mal à l’aise et on se réfugie dans la nourriture pour assumer.
Le cercle infernal reprend le dessus.

La boulimie est une addiction, comme le sont la drogue, l’alcool. C’est un cauchemar dont il faut sortir sans tarder !
Pour cela, il faut vite se reprendre en mains, réapprendre à s’alimenter afin de ne pas devenir obèse ou anorexique.

Ce sont malheureusement ces deux principales issues qui prennent le dessus très vite, alors même si c’est dur, il faut changer les mauvaises habitudes, ne pas hésiter à demander de l’aide à un ami, à un professionnel.

Il faut se bouger ! Que ce soit mentalement ou physiquement il faut se bouger !
Des tas de possibilités existent et le plus souvent ça ne coûte rien : le sport, le grand ménage, le jardinage et pourquoi pas le bénévolat !

Oui le bénévolat. Aider les autres est valorisant et permet de voir les choses autrement…Il nous permet de réaliser qu’après tout nous avons tout pour être heureux; que notre situation est grave mais pas désespérée. Le bénévolat nous ouvre les yeux et nous permet de relativiser en nous disant qu’il y a toujours pire que nous !

Pour cela il faut:

Prendre son courage à deux mains et faire une auto critique en se disant les 4 vérités une bonne foi pour toute.
Lister honnêtement les côtés positifs et négatifs.
Ne pas rejeter systématiquement la faute sur les autres.
Etre capable de reconnaitre que c’est peut-être aussi un peu de notre faute, si on en est là en se posant les questions : comment ? Pourquoi ? Quel a été le déclencheur ?
Ne plus avoir ce sentiment de ne pas pouvoir contrôler certaines choses comme les soucis ou les situations imprévisibles.
Se faire confiance, s’aimer, bouger, rire, vivre car la vie vaut la peine d’être vécue avec le moins de souffrances possibles.

L’incapacité de contrôler crée en nous des émotions négatives qui nous poussent à chercher le réconfort en mangeant.

Il faut cesser de regarder autour de soit et se dire que notre vie est imparfaite. En regardant bien on n’est pas si malheureux. Il ne faut être trop exigeant: La personne boulimique à tendance à vouloir toujours tout contrôler dans sa vie : ses émotions, positives ou négatives, son corps, son alimentation, ses réussites, ses échecs, l’image que l’on a d’elle…

Inconsciemment c’est un besoin fort qui demande beaucoup d’énergie au quotidien, et qui conduit à se nourrir de manière compulsive comme d’autres se droguent ou se jettent sur l’alcool. Généralement, les boulimiques sont des perfectionnistes.

Mais on ne peut pas tout contrôler !!

Quand on a compris et accepter cela, on commence à lâcher prise et on peut parfois s’en sortir.
Oui il faut lâcher prise, apprendre et prendre la vie comme elle vient.

Personnellement, je trouve que c’est encore mieux de laisser venir les choses sans s’y attendre, ça pimente la vie.

Il est important de toujours voir le positif dans chaque situation et ne pas s’attarder sur le négatif.
Lorsque l’on agit de la sorte, on entre dans un état de bien-être qui nous valorise, on voit la vie plus douce et ça nous donne du peps.

Malheureusement les personnes boulimiques ont une image très négative d’elles-mêmes. Ce qu’elles voient dans le miroir ne reflète pas la réalité.

Il faut oser modifier son mode de vie afin d’avancer et ne plus souffrir.

Aller à son rythme, prendre du temps pour soi, ne pas s’occuper du regard des autres, exprimer ses émotions et augmenter sa confiance en soi, s’accepter tel que l’on est, voilà la recette pour améliorer son rapport à la nourriture.

La perfection n’existe pas! A partir de ce là, dites-vous que même si vous êtes en surpoids, ce n’est pas une raison pour maltraiter votre corps.

Pour de nombreuses personnes, le regard des autres est important. Faites comme moi: Je me fous du regard des autres!

Il ne faut pas avoir honte de demander de l’aide que ce soit à un diététicien ou à un psychologue.

Certains se sont fait hypnotiser et ça a marché pour eux. Pourquoi ne pas tenter?

Il faut garder en tête que manger est un plaisir à condition de savoir gérer notre appétit. Il faut manger de tout à faible quantité.
Donc vous ne grossirez pas plus en mangeant une tartelette aux fraises ou une grosse salade avec des noix et du poulet et une délicieuse sauce, si le niveau calorique est le même….

En résumé : aimez-vous, faites-vous confiance et faites-vous plaisir.
Il y aura des échecs mais beaucoup de victoires, VIVEZ !!!!!!!!!

Courage et plein de joie aux concernés.

Missu NIVERS

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… Telle fut la réaction d’un délégué/représentant syndical à la fin de sa conférence, après une prise de parole de ma part.

Je venais de réagir à sa déception : celle du constat du fort taux d’abstention aux dernières élections dans les banlieues pauvres de sa ville, et de l’absence de mobilisation de leurs habitant.es contre la casse du code du travail.

La réponse qu’il aurait souvent reçue lorsqu’il s’est renseigné « sur le terrain », pourrait se résumer en une phrase : « Ouaich, on s’en fout, nous, du code du travail ! On est au chômage ! ».

J’ai alors profité de la circulation d’un micro pour répondre qu’on n’avait pas attendu le FN en France pour souffrir du racisme et du sexisme au sein de la société.
Donc je ne voyais pas en quoi les partis d’extrême gauche et les syndicats en seraient exemptés. Ceci expliquait peut-être la désaffection de certaines personnes pour ces modes de lutte collective contre le capitalisme.

Et là, je reçois la désormais fameuse phrase en 3 temps :

« Faut pas exagérer non plus, y en a quand même moins qu’ailleurs, tu peux pas dire ça ! ».

Analyse :

1.Une tentative de discréditer un propos, celui d’une femme (qui est potentiellement hystérique, puisqu’elle a une fâcheuse tendance à « exagérer »), et en faisant soigneusement l’économie d’arguments.

2.Une volonté de rendre anecdotique, voire d’invisibiliser un phénomène existant au sein du milieu révolutionnaire dans lequel mon interlocuteur évolue.

3.Une tentative de m’interdire de ramener ma fraise, cocotte.

Mais évidemment, tout cela avec le sourire, la chaleur, l’accent, la poignée de main, l’accolade… camarade !

Cet homme a été rejoint par une femme qui soutenait son discours.
Elle aussi est syndicaliste.
Ces deux personnes sont plus âgées que moi.
J’ai eu l’impression d’être sermonnée gentiment par papa et maman.

J’ai beau participer régulièrement aux trucs des anticapitalistes (conférences, réunions, manif, etc.…) je me sens souvent mal à l’aise…

Et ce matin, sur le parking d’un festival gaucho, j’ai un léger frémissement. Une déco sur le coffre d’un véhicule m’interpelle (voir ci dessous)

Ça s’appelle du sexisme ordinaire.

Ou quand certaines personnes y voient de l’humour, et d’autres ne remarquent rien…

Alors que si la déco du coffre avait consisté en un dessin de Noir.e souriant devant un pot de chocolat en poudre, toutes ces personnes conscientisées se seraient accordées à minima pour reconnaître que « c’est de très mauvais goût « .

Et il faudrait que j’admette qu’il y a « moins » de racisme et de sexisme en Extrême Gauchie ?… Mais sur quelle(s) base(s) exactement ?

JH

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Categories: Société

Contrairement aux croyances populaires qui voudraient que Charlemagne ait inventé l’école, dès la plus haute antiquité, il y a eu des écoles publiques annexées aux sanctuaires.

Néanmoins, Charlemagne a permis de « mettre ensemble » les enfants des pauvres et des riches.

Du Moyen Age au milieu du 19ème siècle, l’Eglise joue un rôle primordial et l’instruction religieuse est adjointe à la scolarité.
Ce n’est qu’en 1870, que Jules Ferry alors ministre de l’instruction publique transforme l’instruction en éducation.

Il veut que l’école soit accessible et imposée à tous les enfants et propose des lois fondamentales.

L’école sera gratuite et obligatoire (6-13 ans), mais aussi laïque.

La loi du 28 Mars 1882 retire aux autorités religieuses le droit de contrôle et l’enseignement religieux sera dispensé en dehors des classes.

Aujourd’hui, nous pourrions évoquer deux missions administrées à l’école :

La première, de transmettre à tous les enfants du pays, quelles que soient leurs différences, un patrimoine culturel, linguistique et les « clés » de la construction d’un savoir qui permet de parvenir à un socle de connaissance dans différents domaines.

La seconde, est de dégager une catégorie d’élite amenée à contribuer au bon développement de la société(*)
*Accompagner la scolarité des enfants, Actes Sud Junior Education p 21, Castellani Gérard

L’école se doit d’assurer la transmission d’une certaine culture, de préparer la vie professionnelle et citoyenne des jeunes.

Le système d’enseignement français est fondé sur de grands principes, certains inspirés de la Révolution de 1789, de lois votées entre 1881 et 1889 et sous les IVe et Ve Républiques ainsi que de la Constitution du 4 octobre 1958 : « l’organisation de l’enseignement public obligatoire gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État « .

Jules Ferry

À l’origine, la scolarisation était obligatoire jusqu’à l’âge de 13 ans, puis 14 ans à partir de la loi du 9 août 1936. Depuis l’ordonnance n°59-45 du 6 janvier 1959, elle a été prolongée jusqu’à l’âge de 16 ans révolus.

Au-delà de cette obligation scolaire, les grands principes sur lesquels l’école repose : liberté de l’enseignement, gratuité, neutralité, laïcité.

L’école représente un lieu de socialisation. Elle est censée inculquer d’autres valeurs, d’autres normes, non pas en opposition avec celles de la famille mais en complément. On y apprend les règles du savoir-vivre, les savoirs de base (lire, écrire, compter) et des savoirs plus « savants ».

L’école transmet ce que les familles ne peuvent pas toujours transmettre mais ne la remplace en termes de valeurs morales.

Par le savoir et la connaissance, l’individu pourra penser par lui-même, devenir rationnel et acquérir un esprit critique.

L’école a pour but de former des citoyens autonomes. Telle est l’utopie recherchée de l’Ecole Républicaine.

Dans les faits, les constats permettent de dégager l’hypothèse que l’école ne joue plus son rôle intégrateur.

Chez les enfants de milieu favorisé, la culture transmise par la famille est en totale complémentarité avec la culture transmise par l’école. Il y a un effet de synergie, les parents étant investis dans les instances de représentations par exemple.

Le discours entendu à l’école rejoint le discours familial, les valeurs étant les mêmes.

Chez les enfants de milieu défavorisé, les normes et les valeurs véhiculées par l’école sont parfois différentes de celles inculquées par la famille et l’enfant est confronté à un phénomène d’acculturation.

Certains parents méconnaissent le fonctionnement du système scolaire et connaissent des difficultés à mettre en place une stratégie de réussite pour leurs enfants.

L’échec scolaire devient plus fréquent. Chaque année, des dizaines de milliers de jeunes quittent l’école sans diplômes, ni formation.

Le rôle intégrateur de l’école s’est donc effrité, et elle devient alors un facteur d’exclusion.

Dans une société de compétition où les acteurs sont inégaux au départ, comment parler d’égalité des chances ?

Tous les enfants n’ont pas accès à la « même » école en fonction du contexte sociale dans lequel ils grandissent.

Baptiste Bodard (dans le cadre de sa formation éducateur spécialisé juin 2017)

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Comme vous le savez, nul n’est à l’abri de commettre des erreurs. D’ailleurs il y a le proverbe « l’erreur est humaine » qui nous le rappelle.

Mais il y a erreur et bourde !

Pour celles et ceux qui ont l’habitude d’écouter les « GG » sur RMC, vous savez que Madame Claire O Petit y a officié durant de nombreuses années et qu’elle a eu dans le passé des paroles plus que déplacées à l’encontre de certaines catégories de la population… En effet ses propos sont souvent polémiques, dérangeants et stigmatisant.

En 2011, lors d’une émission elle avait parlait des Roms d’une manière très insultante :

« Moi j’angoisse parce que je sais que je vais être envahie par cinq ou six femmes avec des bébés qui vont m’agresser devant ma glace, taper devant la glace. (…) Pourquoi ils dégueulassent systématiquement les trottoirs ? Pourquoi ils nous agressent systématiquement à cinq ou six autour d’une voiture ? Merde ! » (Source Internet).

Aujourd’hui Madame O Petit est députée de la 5ème circonscription de l’Eure du mouvement la République en Marche et le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle continue avec ces propos nauséabonds à l’égard de ces concitoyens.

Nous avons tous entendu parler de la baisse des APL (Allocation Personnalisée au Logement) que le gouvernement souhaite instaurer à la rentrée et chacun y va de son petit commentaire… Madame O Petit, voulant sûrement faire le buzz a fait réagir de nombreuses personnes avec ses différents commentaires.

En effet, interrogée en début de semaine par le Huffpost dans les couloirs de l’Assemblée nationale sur cette mesure, voilà un florilège des réponses qu’elle avait apporté :

« Ça va messieurs, dames. Arrêtez. Si à 18, 19 ans, 20 ans, 24 ans vous commencez à pleurer parce qu’on vous enlève cinq euros, qu’est-ce que vous allez faire de votre vie? »
« Faites bien le calcul quand vous êtes étudiant. C’est quand même aussi avec nos impôts, faut pas l’oublier. Donc, il y a les transports moins chers, il y a la carte étudiant, il y a l’APL, il y a les bourses ».
« Vous avez beaucoup d’étudiants qui sont obligés de travailler encore, c’est vrai. Mais bon sang, regardez un petit peu ailleurs! Whouuu! Ça va! ».

Vous aviez déjà un ton hautain lorsque vous participiez aux GG Madame la députée.
Qu’Est-ce que ça va être maintenant que vous avez un mandat…?!

Madame O Petit a beaucoup fait allusion aux étudiants mais pas aux foyers modestes.
5€ par mois est une somme qui peut lui paraitre dérisoire, mais dans la « vraie vie », pour beaucoup de nos concitoyens, c’est énorme !

Sachez Madame la députée qu’il y a de nombreuses familles qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, beaucoup d’entre elles sont à découvert en début de mois.
Les APL sont une aide indispensable pour tous les foyers qui y ont droit. L’amputer de 5€ ou même moins est une offense.

Pourquoi sont-ce les familles modestes qui paient le prix fort des décisions injustes des différents gouvernements en place ?!

Pourquoi faire des cadeaux aux riches et mener la vie dure aux plus modestes ?

Madame la députée, sachez que beaucoup de personnes ne vivent pas mais survivent. Ne soyez pas déconnectée de la « vraie vie »!

Vos phrases resteront dans les annales comme celles de bon nombre de personnes pensant être supérieurs aux autres…:

« Si à 50 ans, on n’a pas une Rolex, on a quand même raté sa vie ».
« Même si on est clochard, on peut arriver à mettre 1500 euros de côté ». Jacques Séguela

N’oublions pas non plus celles de Monsieur Macron … :

« La meilleure façon de se payer un costard, c’est de travailler ».
« Les salariés français sont trop payés… Les salariés doivent pouvoir travailler plus, sans être payés plus si les syndicats majoritaires sont d’accord. »
« Le chômage de masse en France c’est parce que les travailleurs sont trop protégés »
« Je compte sur vous pour engager plus d’apprentis. C’est désormais gratuit quand ils sont mineurs »
« 35 heures pour un jeune, ce n’est pas assez »

Ou encore celle qui avait beaucoup choqué, particulièrement les étudiants :

« J’ai vécu, à un moment donné, quand j’étais adolescent, avec environ 1000 euros par mois », et comme si ça ne suffisait pas, il termine en disant : « savoir ce que c’est de boucler une fin de mois difficile ».

« L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) « considère que l’adolescence est la période de croissance et de développement humain qui se situe entre l’enfance et l’âge adulte, entre les âges de 10 et 19 ans ». (Source Internet).

De 10 à 19 ans il y a une grande marge… Nous sommes en droit de penser que Monsieur Macron avait eu le privilège de bénéficier pendant longtemps des 1000€ par mois avant de devenir étudiant.

Malheureusement la liste des personnes ayant tenu des propos irrespectueux n’est pas exhaustive.

La pauvreté est un fléau qui croît de plus en plus. Pourquoi ne pas s’y attaquer ?!

Robin des Bois est un personnage de fiction qui volait aux riches pour donner aux pauvres, le monde politique est composé de personnages « réels » qui font l’inverse !

En effet, pour beaucoup d’entre eux, ils prennent aux pauvres pour donner aux riches.

C’est honteux !

AJ

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